Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

Mystère douloureux. La flagellation de Jésus

Imprimer Par Marcel Dumont, o.p.

Flagellation de Jésus

« Pilate prit alors Jésus et le fit flageller ». (Jn 19, 1). Quelle surprenante méditation pour nous, de contempler les douleurs de la flagellation! Comprenons-nous vraiment la dimension spirituelle de Ses souffrances en Sa chair et de cette humiliation à l’extrême. Il y a en nous, devons-nous le confesser, comme une part de notre humanité pécheresse qui est de complaisance avec ce que les soldats du temps firent subir à Jésus, lui, le créateur du corps humain, un corps fait pour aimer en vérité!

Dieu le Père en communion avec le Verbe créateur fit d’Adam et Ève le joyau de la création. Le corps, ultime touche de l’œuvre créatrice, appelé à révéler l’Amour même du Dieu trois fois Saint : le corps aime à la manière de Dieu, i.e. en se donnant. L’homme et la femme en leur amour conjugal sont appelés à livrer aux yeux du monde ce que la Trinité exprime de son Être intime : Je suis Don!
Et voilà que Jésus est là, attaché à ce gibet, subissant les foudres de la chair blessée par le péché, de la chair qui ne comprend plus le chemin du don, du don de sa personne pour aimer.

Paradoxalement, en acceptant ce supplice pour toute vie humaine, le Fils de Dieu est en train de nous ouvrir à l’amour vrai : aimer, c’est le don de soi. La sexualité humaine prend alors tout son sens, le don qu’est alors chaque existence humaine, en toute circonstance de la vie, revêt ainsi une valeur méconnue : je suis fait pour aimer à la manière de Dieu.

Ô Jésus, comme il t’en a coûté d’ouvrir notre âme à l’intelligence du mystère, du mystère de l’amour trinitaire en chacun de nos corps. Pour cela, il fallait que ton corps livré aux blessures de nos péchés ouvre les sillons de la grâce pour que chacune de nos humanités puisse s’y abreuver. Ton sang versé à la colonne de la dérision n’a qu’un cri de gloire : contemplez ce corps que le Père m’a donné pour vous aimer! « C’est pourquoi en entrant dans le monde le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni oblation; mais tu m’as façonné un corps… Alors j’ai dit : Voici, je viens… pour faire, ô Dieu ta volonté. » (Hé 10, 5-7).

Ô Vierge immaculée, ce corps glorieux du Fils de l’homme, du Fils du Père qui allait se livrer au mystère de la Croix, tu le contemples dès ton Fiat. Tu accompagnes son cri de gloire en la chair depuis les commencements de son incarnation en ton sein virginal. À sa naissance, tu le livre au monde afin que Sa lumière éclaire toute humanité. Ô mère de l’humanité glorieuse de Notre Seigneur, que la contemplation de ce mystère douloureux ouvre notre intelligence à la grandeur de son corps déchiré en flagellation. Le corps obtient toute sa beauté lorsqu’il est don!

Une réflexion au sujet de « Mystère douloureux. La flagellation de Jésus »

  1. Père Marcel MARCOLINO

    avec votre site j’apprends tous les jours à mieux connaitre la Vierge Marie afin de la faire connaitre autour de moi. Merci pour tout.

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