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Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Francine Paquin

L’institution de l’eucharistie

  La fête de l’Eucharistie, fête du Très Saint Sacrement est la fête de l’Amour par excellence, la fête de Celui qui se fait pauvre, de la charité suprême, fête du Don de Dieu pour la vie du monde dans sa plus parfaite oblation. Pouvait-il y avoir une manière plus intime à Dieu, en Jésus-Christ, de demeurer parmi nous en nous livrant lui-même son corps, son sang, son humanité et sa divinité que nous recevons en notre cœur lorsque nous communions à sa Vie!

  Plus le désir de communier à la vie du Christ est profond, plus le Seigneur comble l’âme de ses grâces, de sa Présence. Pendant la célébration de la messe, le prêtre prononce les paroles de Jésus laissées aux apôtres lors de la dernière scène avant d’entrer librement dans sa passion. «Ceci est mon corps, ceci est mon sang, faites cela en mémoire de moi.» (Mc. 14, 22-24) Aux paroles de Jésus prononcées par le prêtre, l’Esprit de Dieu transforme le pain et le vin au corps et au sang de Jésus. L’Église tout entière célèbre le mystère de notre rédemption.

  l’Eucharistie perpétue l’Alliance nouvelle et éternelle entre Dieu et l’humanité. Que le prêtre célèbre la  messe seul ou avec plusieurs personnes, cela ne change en rien au mystère de la foi. L’Église tout entière y est présente, l’Église triomphante composée des bienheureux du ciel, l’Église souffrante des âmes du purgatoire ainsi que l’Église militante dont nous faisons partie demeure présente en Jésus-Christ par sa mort et sa résurrection célébrées dans l’Eucharistie.

 Avant de prononcer les paroles de la consécration, le prêtre verse une goutte d’eau dans le vin. Cette petite goutte d’eau en elle-même n’est rien mais mêlée à ce qui deviendra le sang de Jésus, elle reçoit sa valeur d’éternité dans le Christ Sauveur, participe au mystère de la croix. Cette goutte d’eau représente chacun de nous qui adhérons à la vie divine. La vie de Jésus qui se donne et se reçoit dans une âme aimante à laquelle Jésus veut se donner pleinement. «Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui » (Jn, 6, 56)

   L’Eucharistie est le signe de l’unité du Corps du Christ, elle rassemble en un seul Corps l’Église du Christ mort et ressuscité pour nous. Jésus prie son Père : «Comme toi Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous afin que le monde croie que tu m’as envoyé.» ( Jn, 17, 21) En son corps et son sang, Jésus rassemble tous les peuples de la terre, de tous les temps, ce qui est divisé est unifié en Lui pour une seule foi, une seule espérance, un seul Pasteur.

   L’adoration du Très Saint Sacrement est un acte d’amour gratuit. Demeurer devant Dieu, accepter de perdre du temps devant le Seigneur sans rien faire, sans rien dire parfois, simplement être présent à Celui que nous contemplons afin de devenir ce que nous contemplons. Contempler le Visage du Seigneur caché dans l’Hostie sainte est un acte de foi, Adorer son Seigneur et son Dieu tout en lui présentant l’humanité. Perdre du temps à se laisser regarder par Jésus présent dans la sainte Hostie, apprendre à aimer, à se laisser aimer dans l’intimité du cœur à cœur. Saint Paul ne nous invite t-il pas à devenir une hostie de louange à la gloire de Dieu! Lors de la fête de l’Eucharistie, la prière du temps présent nous invite à prendre conscience de la grâce inestimable que Dieu nous fait en devenant ce que nous mangeons : « Prenez son corps dès maintenant, Il vous convie à devenir Eucharistie; et vous verrez que Dieu vous prend, qu’il vous héberge dans sa vie et vous fait hommes de son sang. »

    À cause de la maladie, des inconvénients de l’âge, des personnes ne peuvent se rendre à la messe ou à l’adoration. Lorsque cela nous est impossible, le Seigneur Jésus nous a donné une parole de réconfort et d’espérance : «Les vraies adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Ils seront les adorateurs du Père comme lui-même le désire. » (Jn, 4, 23) Dans l’Esprit de Jésus, tous sans exception peuvent adorer le Père dans la vérité et la sincérité de leur cœur. Dieu se donne à qui veut le recevoir, il ne fait aucune différence entre les peuples; l’important est le désir sincère de rencontrer Dieu dans un un cœur à cœur.

  L’Eucharistie est la Parole faite chair, le Christ vivant parmi nous. Dans le don de sa Personne, Jésus nous invite à la charité envers nos frères et sœurs en Jésus-Christ. Lors du dernier repas de Jésus avant d’entrer dans sa passion, le lavement des pieds est un enseignement de l’amour de Dieu et du prochain. En se faisant le serviteur de tous, Jésus nous invite à faire de même pour les autres et nous rend participants à sa vie divine : « Si je ne te lave pas les pieds dit Jésus à Pierre, tu n’auras pas de part avec moi. » (Jn, 13, 8) Dans le mot Eucharistie, n’y a t-il pas le mot Charité. eu CHARI s T i E

   Le prêtre est le ministre de l’Eucharistie, sans le prêtre, nous ne pourrions manger le corps et le sang de Jésus. Ce n’est que dans le Royaume des Cieux que nous comprendrons la grandeur et la beauté du sacerdoce, le privilège indélébile que Dieu a donné à ces hommes qu’il a appelés. Personne ne devient prêtre par lui-même, il le devient par un appel personnel de Dieu qui lui offre sa grâce. Par le prêtre, Dieu se manifeste dans les sacrements; aux paroles de la consécration, Jésus est présent dans le pain et le vin devenus son corps et son sang, il pardonne et distribue avec largesse ses grâces aux fidèles par le sacerdoce de ses prêtres. Par sa consécration et son union au Christ, le prêtre doit être sur terre un autre Jésus qui, indépendamment des faiblesses de sa nature humaine, poursuit la mission du Christ, le Prêtre par excellence. Saint  François d’Assise disait: «si je rencontre un prêtre et un ange, je m’inclinerai d’abord devant le prêtre.»

 Jésus est le Prêtre par excellence. Durant toute sa vie sur terre et sur la croix, Jésus a consommé son Sacerdoce royal que le Père lui avait confié en accomplissant jusqu’au bout sa mission. Le Christ, premier Prêtre est à la fois Celui qui célèbre et Celui qui est célébré, il est en même temps le Prêtre et l’Hostie; le don total de sa vie pour la rédemption du monde fait de Lui le Célébrant et la Victime parfaite, Celui qui donne et Celui qui est donné dans l’accomplissant de la volonté du Père. Aussi, le Père glorifie son divin Fils; Jésus poursuit dans le monde sa mission sacerdotale par le sacerdoce des hommes qu’il appelle à commémorer et à perpétuer, particulièrement par l’Eucharistie, la mission que le Père lui a confiée.   

  Par leur baptême, les baptisés sont reliés au Sacerdoce royal du Christ et par le fait même, aux âmes sacerdotales qui perpétuent l’Alliance de Dieu avec son peuple. Par notre baptême, notre adhésion au Christ, nous sommes un peuple de prêtres, de prophètes et de rois intimement associés au sacerdoce du Christ-Roi et à ses ministres. Nous avons une responsabilité envers toute âme consacrée dans le sacerdoce; dans le monde où il y a de nombreuses tentations, ils ont besoin de nos prières et de notre appui dans leur sublime vocation. Prions chaque jour pour les prêtres. Jésus n’a t-il pas dit : « À qui on aura donné beaucoup, on réclamera davantage» (Lc, 12, 48) Le prêtre ne se sauve pas seul et ne se perd pas seul, nous y sommes associés dans le Christ.

  Lorsque Jésus a quitté la terre, ses apôtres ont poursuivi sa mission dans l’annonce du Royaume et la célébration de l’Eucharistie. « Faites ceci en mémoire de moi» (Lc, 22,19)La Vierge Marie a été le premier tabernacle de Dieu, le premier ostensoir à porter la vie de  son Fils, elle l’a reçu en elle, elle l’a chéri en ses entrailles et a participé intimement à sa mission sur terre. Nous ne pouvons concevoir avec quel amour et quel bonheur la Mère de Dieu recevait de la main des apôtres le corps et le sang de son divin Fils ressuscité! Marie, Mère du bel Amour, donne-nous faim de l’Eucharistie.

Le rosaire dans la ville

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Responsable de la chronique : Francine Paquin

Marie, Femme de foi

 

Sommes-nous vraiment conscients des réalités que la Mère de Jésus a vécues tout au long de sa vie sur la terre? Les Évangiles nous disent peu à son sujet; nous savons qu’elle méditait tout en son cœur. Mais ce coeur, comment le scruter avec nos pauvres limites humaines! Posons un regard sur Marie, à la lumière de la Parole de Dieu. Dans un acte de foi et d’amour, laissons-nous saisir par le feu de l’Esprit. L’Époux divin nous fait entrer dans l’intimité de Marie, Sanctuaire privilégié de Dieu.

  L’Annonciation. Lors de l’Annonciation, Marie accueille la volonté de Dieu dans un fiat irrévocable. «Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole,» (Lc, 1, 38)répondit-elle à l’ange. Pourtant, Marie ne connaissait pas les implications de ce consentement dans sa vie mais elle a foi en Dieu et en son projet d’amour. Marie se rend disponible à vivre selon les désirs de Dieu.

Avec l’ange du Seigneur, je te salue Marie
Ouvre mon cœur à la Parole de Dieu

La Nativité. Viendra le temps de la naissance du Fils de Dieu : la sainte Famille est refusée, il n’y a pas de place pour eux dans la salle commune. «Marie enfantera son fils, elle l’emmaillotera dans une mangeoire, réchauffé par un bœuf et un âne.»(Lc, 2, 7) Notre Dieu est un Dieu qui se fait pauvre et mendiant de notre amour. C’est ce même Dieu pauvre et démunie que nous mangeons dans l’Hostie sainte. Saurons-nous le réchauffer de notre amour?

Vierge Marie, avec toi, je veux adorer ton divin Enfant
pour qu’il naisse dans tous les cœurs des enfants de Dieu.

 La fuite en Égypte.Hérode veut tuer l’Enfant. Le projet d’Hérode est révélé en songe à Joseph : «Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et va te réfugier au pays d’Égypte. Tu y resteras jusqu’à ce que je te le dise, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » (Mt, 2, 13) La sainte Famille doit s’exiler en Égypte pour sauver l’Enfant-Jésus. Marie et Joseph connaissent la fatigue, le dépaysement, les difficultés rencontrées lors de ce long voyage dans un pays étranger. Marie sait par sa foi que la  Providence veille sur eux, elle actualise les projets de Dieu dans l’abandon et la confiance.

Vierge Marie, nous te confions tous les enfants de la terre
 Nous te confions ceux qui blessent et ceux qui sont blessés

  Marie visite Élisabeth.La foi de Marie est vivante, concrète, elle est charitable. « Marie se rend auprès de sa cousine Élisabeth vers une ville de Juda, dans la région montagneuse. »(Lc 1, 39) Élisabeth est âgée et enceinte, Dieu lui a prodigué sa miséricorde. À la salutation de Marie, Élisabeth remplie de l’Esprit-Saint reconnaît en Marie la Mère de Dieu, bénie entre toutes les femmes. La grandeur du projet de Dieu sur Marie ouvre l’âme d’Élisabeth à la beauté du mystère mariale.

Du cœur de Marie jaillit son Magnificat
« Le Seigneur a fait pour moi des merveilles »

 Présentation de Jésus au temple.Jésus, premier né masculin est présenté au temple. Marie est fidèle aux coutumes de son temps. « Au temple se tenait un homme pieux appelé Siméon. L’Esprit-Saint était sur lui, l’Esprit lui avait révélé qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie du Seigneur. Siméon dit à Marie : » (Lc,2, 25-26) « Cet enfant sera un signe de division et de relèvement en Israël, toi-même, un glaive te transpercera l’âme. » (Lc, 2, 34-35)  Que sera l’avenir pour toi Marie! L’amour de ton Dieu est si grand pour toi qu’il t’a intimement unie à la rédemption de l’humanité, il ne pouvait en être autrement, tu es indissociable de ton Enfant.Tu es la Mère de ton Seigneur et des enfants de Dieu. Devant l’Enfant-Jésus et l’Homme des douleurs, jamais ton fiat n’a défaillit.

  Marie, à ta suite, je veux dire oui à la volonté de Dieu sur ma vie
Si je tombe, Marie, relève-moi dans tes bras.

  Recouvrement de Jésus au temple.Suite à trois jours de recherche et d’angoisse, Marie et Joseph retrouve le jeune « Jésus au temple, assis au milieu des maîtres de la loi; il les écoutait et les interrogeait. » (Lc, 2, 46) En le voyant, Marie lui dit : «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela; ton père et moi, nous te cherchions, très inquiets? »Jésus leur répond : «Pourquoi me cherchiez-vous? Ne savez-vous pas que je dois être chez mon Père.» (Lc,2,48-49) Terrible réponse pour des parents qui ont cherché leur enfant pendant trois jours. Marie est une maman, une maman avec un cœur humain dotée de grâces célestes. Il est dit que Marie méditait tout en son cœur. Marie ne compris pas les paroles de Jésus mais dans sa foi, elle les accueillait, les intégrait et les priait.

  Marie, lorsque je ne comprends pas les paroles de Jésus
Apprends-moi à les accueillir, à les prier avec ta foi et ta confiance.

   Les noces de Cana.«Ils n’ont plus de vin.»(Jn, 2, 3) Marie est sensible aux besoins des jeunes mariés. Aussi, s’adresse t-elle à son Fils mais l’heure de Jésus n’est pas arrivée. Au-delà des règles, Marie croit, elle connaît le cœur de son Enfant, elle lui fait confiance. « Tout ce qu’il vous dira, faites-le, »(Jn, 2,  5) dit-elle aux  serviteurs. Que se passe t-il? L’eau est changé en vin et ce vin est supérieur à tout ce qui a été servi jusqu’alors. Étonnement du maître du repas… Il est ainsi Jésus, il donne toujours plus que ce que l’on espère et en surabondance. Mais le voyons-nous? Sommes-nous attentifs à ce qu’il fait pour nous?

Marie, femme de foi, apprends-moi à croire au Dieu de l’impossible
 Présente nos demandes à ton Fils Jésus.

   Qui est ma mère, ma sœur… « Ta mère et tes frères sont là dehors, ils voudraient te parler »      Jésus répondit : « Qui est ma mère, qui sont mes frères. Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux Cieux est pour moi un frère, une sœur, une mère »(Mt, 12, 46 à 50)Comme nous sommes importants pour toi Jésus malgré nos pauvretés et nos ingratitudes. Alors que ta Mère et tes frères te demandent, tu dis que nous sommes ta famille lorsque nous te suivons. Nous sommes les enfants du Père, la famille de Dieu qui nous appelle à vivre de sa vie divine pour nous partager son bonheur.

Nous avons le même Père que Jésus, incroyable mais vrai
Merci Jésus pour la grande famille de Dieu

     Marie rencontre Jésus sur le chemin de croix. Il avait perdu toute apparence humaine. «C’est par ses blessures que nous sommes guéris »(1 P, 2, 24) Cet enfant devenu un homme, Marie l’a pris dans ses bras, elle l’a regardé, leur cœur battait à l’unisson. Sous les traits défigurés de son Enfant, Marie reconnaît la beauté de Dieu défigurée par nos péchés. Quelle douleur devait être la tienne Marie en voyant ton Fils! L’épée a traversé ton âme! Tu reconnais Celui que tes entrailles ont porté, ces mêmes entrailles portent la souffrance du Fils adoré. Ton amour reconnaît chaque trait du Visage défiguré de ton Fils, ce Visage qui nous a tant aimés et qui nous regarde toujours avec le même amour. Tu iras jusqu’à la croix Marie, en ton âme, tu l’as portera avec Lui. Le silence de l’Agneau de Dieu crie sa soif d’amour de l’homme, une soif d’amour que Marie veut étancher.

Jésus, j’adore ton Visage défiguré, j’y vois la beauté de ton amour pour moi
Marie, donne-moi soif des âmes pour les offrir à Jésus.

   Marie à la croix. Qui peut sonder la douleur du Coeur de Marie! Cette douleur nous échappe, elle dépasse les limites de nos compréhensions humaines. Si nous la percevons quelque peu, alors, elle nous est révélée par la grâce de Dieu. Seul le Père pouvait soutenir Marie dans une si violente blessure. Les grandes douleurs sont silencieuses, elles sont sans mot, seule une force de vie mystérieuse nous projette vers un amour indicible pour l’Aimé. Marie se tient debout à la croix, pas de cri, de lamentation, seule une douleur silencieuse baignée dans les larmes. Marie prie la croix avec Jésus, tout est accompli.

Vierge Marie, lorsque la douleur étreint tout mon être
Montre-moi Jésus sur la croix qui a tout donné pour moi

  Marie prie avec les apôtres.«D’un seul cœur, les Apôtres participaient fidèlement à la prière avec Marie, la mère de Jésus »(Ac, 1, 14) Jésus est ressuscité, il est le Vivant. Dans la prière, avec les Apôtres, Marie attendait la venue de l’Esprit-Saint promis par Jésus. Les Apôtres réunis en prière avec Marie est le modèle de l’Église en prière pour le salut de tous les hommes. La foi de Marie rayonne au cœur des Apôtres, la louange monte vers Dieu. Marie mère de l’Église la conduit jusqu’au retour glorieux du Christ.

Marie, donne-moi ton amour de l’Église du Christ
née de la mort et de la résurrection de ton divin Fils.

Du Ciel, la Vierge Marie continue de prier pour nous, d’intercéder auprès de son divin Fils. Comme une Maman voulant le bonheur de ses enfants, elle vient sur terre nous visiter, elle nous appelle avec insistance à la conversion du cœur, nous invite à nous ouvrir à l’amour de Dieu.

Vierge Marie, Femme de foi, nous voulons répondre à tes appels
 montre-nous ton Fils Jésus, conduis-nous à la plénitude de l’Amour.  

Le rosaire dans la ville

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Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.

Pâques! Le Christ est ressuscité!

 

Pâques! Le Christ est vivant! Les chaînes de l’esclavage sont tombées. Il a vaincu la mort et le péché. Jusqu’à la fin de son existence terrestre, le Christ accompli la volonté de son Père pour nous montrer le chemin. Dans sa mort et sa résurrection, avec Lui, nous entrons dans la Vie. Dans la résurrection de l’Homme-Dieu, notre chair est sanctifiée, appelée à la vie éternelle, sa résurrection appelle notre propre résurrection.

Avant de monter vers son Père et notre Père, Jésus ressuscité se fait voir à plusieurs de ses contemporains. Ses disciples n’en croient pas leurs yeux, alors qu’ils croyaient que tout était fini, le voici vivant au milieu d’eux en chair et en os. Sa victoire n’est pas à la mesure des hommes mais à la mesure de l’amour de Dieu, du don de soi. Jésus a tout donné, dans l’Esprit-Saint, le Père l’a glorifié.

Les siens s’ouvrent à une vie nouvelle. Du doute renaît la foi, la peur laisse la place à la joie : Celui qu’ils ont suivi et aimé est vivant, il prendra place auprès de son Père et l’Esprit du Père et du Fils leur sera envoyés. Jésus leur avait promis : «Je ne vous laisserai pas orphelins. (Jn, 14,18) Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps.» (Mt, 28,20) L’Esprit-Saint les assistera, ils témoigneront de la résurrection du Christ par le don de leur vie, jusqu’au martyre.

Au Ciel, Jésus ressuscité a conservé sur son corps glorifié les marques des clous de sa crucifixion; ses mains et ses pieds en témoignent ainsi que son côté transpercé d’une lance. Jésus nous montre les preuves de son amour. La Parole de Dieu ne nous dit-elle pas! «Dans ses blessures, nous trouvons la guérison.» (Esa, 53,5) Par ses marques d’amour éternellement visibles, Jésus se fait solidaire de ses frères et sœurs souffrants portant dans leur chair, leur cœur et leur esprit, les signes de leurs souffrances. Entrons avec Lui au cœur du mystère divin. Les détachements du monde, de soi, de notre volonté, toutes ces morts, petites et grandes que nous rencontrons tout au long de notre existence terrestre nous amènent jusqu’à notre mort corporelle; à la suite de Jésus, il faut mourir pour ressusciter et goûter au bonheur de la Vie éternelle. Dans la résurrection du Christ est inscrite notre propre résurrection. Baignés dans la mort de l’Homme-Dieu crucifié et ressuscité, avec Lui, nous entrons dans la gloire et la joie de Pâques.

Pâques est le cœur de la vie chrétienne. Si le Christ n’était pas ressuscité, nous serions encore esclaves du péché, laissés à nous-mêmes, condamnés à une mort sans issue. Mais le Christ est vivant, avec Lui, nous le sommes aussi, nous sommes appelés à partager sa vie et à témoigner de sa résurrection. Les marques de la crucifixion du Christ perpétuent au Ciel et sur terre le don de Dieu, ils sont les signes tangibles du triomphe de son amour, le triomphe de Pâques.

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Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.

Marie au pied de la croix

 

Une lance s’enfonce dans la chair du Bien Aimé
Du sang et de l’eau jaillissent de son côté
Du Coeur de l’Amour transpercé
Naît l’Église pour l’humanité

Au pied de la croix
L’Immaculée recueille la rosé immortelle
Au vase virginal de son âme.
Les mains qui ont caressé l’Enfant-Dieu
Ouvertes comme des pétales éclos
Reçoivent la sève rougie
D’un Dieu engendrant dans la mort la Vie.

L’expiration de l’Agneau immolé
A fait éclater la mort
Une sève nouvelle coule maintenant
Sur la terre des vivants
Son divin sang a tracé nos sillons d’éternité
Sur nos routes empoussiérées du péché.
Sa Mère boit à même la douleur
Son baiser trempé aux plaies du Bien Aimé.

Se tissent entre ciel et terre les filaments de sang
Qui élèvent le pécheur jusqu’au trône céleste.
Tout près d’Elle, le disciple entend la promesse de vie :
«Femme, voici ton fils, Jean, voici ta Mère»
L’offrande fait éclater la tendresse
D’un Dieu offrant l’ultime amour
Alors que la mort perce les ténèbres déchaînées
La Lumière traverse les abîmes
S’allume le grand brasier du «consummatum est»

Marie, au pied de la Vie
Reçoit le glaive de l’Amour
Un même sang glorifie le Père
L’Esprit est venu jusqu’à nous
La mort agenouillée
Contemple, vaincue,
L’Amour immolé.

Sur l’autel de l’Eucharistie
Lit nuptial d’un Dieu en croix
Dans la chair et le sang du Fils glorifié
L’humanité épousée reçoit l’Esprit.

Le rosaire dans la ville

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Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.

Notre-Dame des Neiges

 

Les jardins isolés récoltent de leur silence les grâces multiples des jours animés. Venus de tous les horizons, nos frères et sœurs ont enraciné en ta terre bénie, ô Vierge, la prière incessante d’une Église en marche. Aujourd’hui, le paysage silencieux retient en ses éléments naturels, le mouvement sacré de l’âme humaine tournée vers son Dieu et sa tendre Mère.

Les teintes automnales ont livré le froid aux jardins découverts pour enfin laisser place peu à peu aux premiers flocons qui nous entraînent avec eux dans leur ascension hivernale. Le silence envahissant apparaît plus pénétrant, plus bleuté; le froid transit tout décor créant enfin une nouvelle unification de solitude bienheureuse. En quelques jours, quelques nuits, la vie a joué son interminable mémorial à perpétuer la fidélité des saisons. Alors que nos visions temporelles se transforment, notre appartenance à la Vierge traverse les saisons sous le cachet invisible d’une floraison mariale ininterrompue. Du dehors, la nature joue de ses ébats, du dedans, la présence de Marie illumine paisiblement notre joie.

Les premières neiges étalent leur beauté. Mille et un diamants brillent sous le soleil nourricier, sur les vastes étendues de croûtons de neige vierge où le pas humain n’a pas encore enfoncé son empreinte. Puis, quelques passants imprégneront au sol des traces nouvelles jusqu’au jour où des rafales blanchies, soulevées sous le soleil emporteront dans un tourbillon d’étincelles, leur caresse blanche, jusqu’à ton trône, ô Vierge Mère!

Les hauts faîtes des arbres argentés s’élèvent dans l’azur, ouvrant leurs bras à l’immensité qui les recouvre : la terre est baignée de soleil : «Une femme vêtue de soleil, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête.» (Apoc. 12, 1) Ô Vierge, splendeur de Dieu, douce lumière baignant de ta présente beauté la vallée de nos larmes, tu demeures le tremplin de notre espérance. Puissions-nous boire avec toi et en toi au don de la glorieuse création divine! En ce lieu béni où tes yeux se sont ouverts, prodige de ta délicate tendresse maternelle, je te vénère Marie, ma douce Mère. Du dehors, la toiture du petit sanctuaire recouverte d’une épaisse couche blanche demeure uniforme, aucune imperfection ne ternit la beauté de la vision, aucune lésion ne rebute la droiture de ses nappes. Le clocher avec ses croix émergent de la vision, élèvent notre regard vers les blancs nuages se baladant au milieu de l’azur. Dans ce ciel royal au bleu pénétrant, le manteau de la Vierge recouvre la terre.

La pureté du silence envahit. Le décor transfigure les images. Une douce poudrerie a habillé le paysage d’une blancheur irréelle. Aux arbres argentés, de longues aiguilles garnies de filets blancs soyeux émergent dans le bleu du ciel; collés aux branches, les amas de neige entassés amoureusement gardent la douceur d’une caresse prolongée. L’uniformité des arbres givrés d’une blancheur incandescente perce d’éclat sous les rayons solaires; l’irréelle vison du décor s’illumine, le tout semble figé dans le temps. En cette blancheur qui nous projette hors du temps, j’accueille le don de Dieu. Où le décor enveloppe d’un seul repli de blanc, où les horizons semblent s’arrêter aux confins de la neige accumulée, au cœur du silence imposant, j’ai foi en ta présence ô ma Mère, plus belle que toute création. J’aime Celle qui veille dans le silence. La vie de Marie coule comme une sève miraculeuse au cœur de toute immobilité, elle nourrit tout élément naturel de ses jardins, animant de sa fructueuse présence toute vie qui la regarde. L’immaculée blancheur, impassible dans le temps, garde en secret la beauté de son mystère pour ne le révéler qu’aux petits, aux pécheurs retournés aux sources cristallines du Coeur virginal de Marie.

La vie baigne enfin de gel blanchi sous les rigoureux froids de l’hiver. En quelle contemplation silencieuse nous projette les jardins de Marie! Quelle pureté de silence! Au cœur du frimas inédit surgissent les stations du Chemin de Croix et du Rosaire, les personnages élevés dans la solitude des neiges immaculées se voient emmailloter, de toutes parts, de blancheurs inviolées. Alors que l’immobilité des jardins retient le souffle des glaces cristallines, taillées au contour de dame nature, elles sillonnent le fleuve; une descente chevaleresque de mouvements imposants qui pourtant, sous la mutation des saisons, se dissoudront dans le berceau fluvial.

Et lorsque la noirceur descend dans la nuit glaciale, le décor se transforme de nouveau. Il est venu le temps de la nativité de Jésus. Au mur arrière du petit sanctuaire s’élèvent, illuminés, les personnages de la crèche; l’étoile de Bethléem, transparente des feux de la nuit, surplombe les saints de Noël : la Vierge et l’Enfant, Joseph et les mages, le berger et son mouton. Dans la nuit hivernale, une lumière filtrant le fibre de verre blanc et fin des statues perce la nuit d’une douce clarté.

Gloria in excelsis Deo! Le Christ est né. Sous la pleine lune illustrée d’étoiles scintillantes, tout semble demeurer inerte… j’approche des eaux fluviales; les glaces gisant sous le froid polaire craquent à grands crocs dans la brunante où l’étendue d’eau vaporeuse se colore des reflets bleutés d’un phare élevé entre ciel et terre. Rien ne semble résister à la fascination du froid; la vie elle-même en nos corps s’intensifie d’une vigueur nouvelle. Les poumons s’extasient à respirer l’air vivifiant qui soûle l’âme et le corps, suscitant l’ivresse que veut s’approprier ce souffle vertigineux, embrassant à lui seul la présence palpable du Créateur. Dans ce décor désertique, je vous bénis ô mon Dieu et tendre Mère, en ce silence inviolable qui protège ma joie de me sentir vivante en votre Sanctuaire.

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Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.

Je t’ai donné ma Mère

 

Les entrailles de Dieu au cœur de père et mère habitent les entrailles de Marie, Vierge et Mère de qui prend chair le Fils de Dieu. «Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle nourrit, cesse-t-elle de chérir l’enfant de ses entrailles? Même s’il s’en trouvait une pour l’oublier, moi je ne t’oublierai jamais! Vois donc, je t’ai gravé sur les paumes de mes mains, tes remparts sont constamment devant moi.» (Esa, 49, 15-16)  «Je vous salue Marie…et le fruit de vos entrailles est béni.» Par un attouchement divin, Marie reçoit le baiser créateur du Père par lequel l’Esprit-Saint manifeste la toute-puissance de Dieu : l’incarnation du Fils de Dieu conçue en une Vierge Mère préparée de toute éternité pour recevoir le Don de Dieu donné au monde.

Don du Père aux entrailles d’une Mère, le Fils s’incarne pour accomplir la mission qui lui est confiée. Suivant la volonté de son Père, Jésus proclamera jusqu’à la croix la tendresse de Dieu pour que l’humanité trouve en Lui son bonheur. Sur la croix, du côté transpercé du Sauveur naît l’Église de Jésus-Christ; dans la mort de son Fils, Marie enfante l’humanité, tout a été donné. Les entrailles de la Vierge Mère reçoivent le don de Dieu. «Voyant sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère : Femme, voici ton fils. Puis il dit au disciple : voici ta mère. À partir de cette heure, le disciple la prit chez lui. » (Jn, 19, 26-27) Marie reçoit une mission, elle sera éducatrice auprès de ses enfants tout comme elle le fut pour l’Enfant-Jésus; elle sera l’Étoile qui guide et accompagne les enfants de Dieu devenus ses enfants. Marie, Mère de l’Église la soutiendra dans sa marche vers son Rédempteur. Au pied de la croix, seules les entrailles bénies de l’Immaculée qui avaient porté l’Enfant-Dieu en son sein pouvaient encore accueillir avec un amour divin les enfants rachetés dans le sang de son divin Fils.

Marie nous aime du même amour qu’elle aime Jésus. Les entrailles maternelles qui ont porté Jésus nous portent, nous conduisent sur le chemin de la foi et de l’amour, à la rencontre du Dieu vivant. Avec Marie, nous sommes entrés dans la Nouvelle Alliance, marchant dans ses pas pour accomplir le projet de Dieu tout comme Marie est entrée dans le projet du Père. Comme elle l’a fait pour son Enfant Jésus, Marie se met au service de chacun et chacune de nous afin de rendre ses enfants le plus conformes à l’Enfant né de l’Esprit en elle afin que nous devenions, sous son regard maternel et dans la fidélité de son fiat, des enfants nés de l’Esprit de Dieu. Contemplons le regard émerveillé de Dieu sur la beauté virginale de Marie. Laissons-nous enfanter dans le sein virginal de notre Mère. Par son intercession auprès de son divin Fils, Marie prie pour nous, elle intercède pour nous, elle nous éduque à la vie de Jésus.

Si je prends Marie chez moi, j’accueille avec reconnaissance le don du Père qui me gratifie d’une Mère aimante penchée sur son enfant. J’entre dans l’intimité de Marue pour entendre les battements de son Cœur uni au Cœur de Jésus. Je prends Marie chez moi, je regarde et contemple sa vie auprès de son divin Fils; j’aime ma Mère, je la vénère dans sa fidélité à la volonté de Dieu. Prendre Marie chez soi, c’est vouloir marcher avec elle dans les pas de Jésus et demeurer dans l’action de grâce et la louange, c’est vouloir chanter avec Marie son Magnificat. Prendre Marie chez soi signifie aussi d’accueillir avec amour mes frères et sœurs, comme Marie m’accueille, être pour eux, à l’image de ma Mère, une présence aimante.

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Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.

Avec Marie, prendre soin de Jésus

 

Dans la grâce de Noël

Prendre soin de Jésus avec les bras de Marie et le Coeur du Père. Prendre soin de Jésus, sachant ce que le ciel ne peut contenir veut habiter en moi son enfant, son frère, sa sœur, sa mère, son père. Le Fils de Dieu veut habiter mon âme, mon âme plus précieuse que tout berceau orné de rubis, plus précieuse que toute couche satinée d’or, que tout royaume étincelant sous les feux des richesses de ce monde.

Prendre soin de Jésus dans la contemplation de sa beauté cachée au cœur de ma fragilité, de son humilité au cœur de mes suffisances, de sa toute-puissance livrée à ma liberté de l’aimer ou de le refuser.

Prendre soin de Jésus en me laissant chérir au feu de sa tendresse, en le laissant me prendre par la main, ma main dans la sienne, mes pas épousant ses pas et mon cœur reposant sur son Coeur, faisant mien chacun des battements qui soulève sa poitrine où j’entends sa Vie ne faire plus qu’une avec la mienne.

Prendre soin de Jésus en pardonnant à ceux qui m’offensent, en accueillant ceux qui souffrent, en souriant au visage sans sourire, en aimant celui qui n’aime plus, en ouvrant mon cœur et mes bras à celui qui a refermé son cœur et ses bras, en donnant ma vie à ceux dont la vie se meurt de ne pas aimer ou d’être mal aimé. Prendre soin de Jésus lorsque, dans la tendresse de mon regard, le plus petit devient le plus grand, le plus misérable devient le plus beau, le plus triste devient le plus joyeux.

Prendre soin de Jésus lorsque la Vierge Marie, ouvrant ses bras maternels, me remets, confiante, son Petit. Prendre soin de Jésus lorsque les yeux émerveillés de Marie, transparents de la beauté de Dieu, me confient son Enfant-Dieu. Prendre soin de Jésus lorsque le Coeur immaculé de Marie, du baiser créateur de l’Esprit, enlace d’une seule et même étreinte le Fils de Dieu, Fils de Marie et l’enfant de Dieu, l’enfant de Marie que je suis.

Dans le Coeur de Marie, dans l’intimité de son amour, prendre soin de Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, comme Marie prend soin de moi.

 

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L’Esprit et Marie

 

L’Esprit et Marie
Couple virginal
Attouchement d’un Dieu
L’Époux embrasse la Vierge

L’Esprit et Marie
Transcendant baiser donné à l’Immaculée
La nature humaine est divinisée
Du corps d’une Vierge naît la Vie incarnée

L’Esprit et Marie
Le Ciel s’est ouvert aux hommes
Le Feu céleste rejoint la terre
Descendu en une Mère virginale

L’Esprit et Marie
L’onction divine
Touche l’incandescente Vierge
Éclate silencieuse la Beauté incréée

L’Esprit et Marie
Fleuve de fécondité spirituelle
Au Coeur de Marie bat le Coeur de Dieu
L’humble Servante enfante le Roi

L’Esprit et Marie
S’illumine le mystère
Le don de Dieu engendre
Le Feu est donné à la terre

L’Esprit et Marie
Une même louange chante l’Éternel
Sur terre et au Ciel
La Grâce brille dans les yeux de Marie

Miracle d’amour inédit
Seul le cœur des petits
Communie à l’heureuse offrande
Révélée pour la joie de l’Amour

L’Esprit et Marie
L’Amour exulte
De l’onction de l’Esprit
Se répand le parfum de Marie

Le cœur des petits
Goûte le Fruit de la Vie
De l’Esprit et de Marie

Le mouvement de l’Éternel
Donne son Verbe
De l’Esprit à Marie

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Magnificat

 

La Vierge Marie a reçu la visite de l’ange Gabriel, il lui annonce qu’elle mettra au monde le Fils de Dieu car le Seigneur s’est penché sur l’humble Marie. Le fiat de Marie est total, un oui inconditionnel qui devient Magnificat. Apprenant que sa cousine Élisabeth attend un enfant dans sa vieillesse, Marie, modèle de gratuité et de générosité se rend chez sa cousine pour lui apporter son aide.

Deux femmes d’Israël se rencontrent, portant un enfant; toutes deux ont reçu du Ciel une faveur divine; l’une comme l’autre seront mère et l’Esprit du Seigneur les habite. Lorsque Élisabeth voit venir Marie, l’enfant tressaille en elle. L’approche est au-delà du lien de parenté, au souffle de l’Esprit-Saint, la femme âgée reconnaît en Marie Celle qui donnera au monde le Fils de Dieu, Salut de l’humanité. Sa salutation n’est pas une parole humaine, elle est l’action de l’Esprit en elle. «Dès qu’Élisabeth a entendu la salutation de Marie, l’enfant tressaillit dans son sein; Élisabeth remplie de l’Esprit-Saint s’écria : «Salut Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni.» (Lc, 1, 42)

L’exaltation d’Élisabeth retentit par toute la terre, inspirée de l’Esprit du Père et du Fils, elle donne un visage à la Nouvelle Alliance. Élisabeth annonce pour les temps à venir, sur toute la surface de la terre, la prière d’une multitude d’âmes qui vénéreront et béniront leur Mère du Ciel. « Je vous salue Marie… » L’âme de Marie préservée du péché originel contient les grâces, les dons et les fruits donnés par l’Esprit-Saint, son divin Époux. Aussi, Marie est remplie de la Grâce, de Jésus son Enfant porté en ses entrailles, enfanté en son âme et son corps virginals; en Lui, tout lui est donné : Mère de Dieu et des enfants de Dieu rachetés dans la croix de son Fils, Marie peut enfanter et faire renaître dans les âmes l’amour de Jésus.

La Vierge Marie ne retint pas pour elle-même les paroles de sa cousine, ces paroles font jaillir en elle la louange, son Magnificat. L’âme de Marie baigne en Dieu, humblement soumise, elle a mis en Lui toute sa confiance, accueillant le projet de Dieu reçu lors de l’Annonciation. Comment Marie pourrait-elle se regarder alors que l’Esprit de Dieu a engendré en elle le Sauveur de l’humanité! Marie connaît la parole de Dieu donnée aux prophètes, elle l’a méditée, l’Ancien testament lui est familier, elle croit sans tout comprendre. Marie, Femme de silence contemple en elle Celui qu’elle aime. De son union intime mûri au silence de son cœur, Marie laisse échapper son hymne de louange, de son silence contemplatif surgit un chant d’amour : «Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur»

Dans la croix de son divin Fils, Marie est sauvée avant toute créature par une grâce unique faisant d’elle la Mère de son Sauveur; tout son être glorifie Dieu. «Il s’est penché sur son humble Servante, désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son Nom.» Marie accueille la grandeur du mystère, elle célèbre la gloire de Dieu; le Magnificat de Marie résonne à travers les âges : «Toutes les générations me diront bienheureuse.» Marie reconnaît sa petitesse devant l’action amoureuse de Dieu qui a posé sur elle son regard. Son cœur chante le Saint Nom de Dieu, elle est la plus humble de toutes les créatures et aussi la plus donnée à l’amour de son Dieu. Au Saint Nom de Dieu, Marie tressaille de joie, comme une flamme intégrée au feu, Marie est en Dieu comme Dieu est en elle.

«Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles, Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.» La Vierge Marie pose un regard sur les générations à venir, elle rend témoignage à l’amour de Dieu, ceux qui se confieront à lui ne seront pas déçus, elle reconnaît le Juste et le Miséricordieux, sa bonté pour toutes ses créatures.

«Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. » Marie se reconnaît dans la lignée de ceux qui l’ont précédés, elle affirme la fidélité de Dieu, des promesses faites à son peuple, elle évoque sa descendance dans la reconnaissance d’Abraham, notre père dans la foi.

La prière de Marie se fait proche de nous, par notre foi en Dieu, nous sommes de la descendance d’Abraham, elle est une des nôtres. Par Marie, l’Ancienne Alliance fait place à la Nouvelle Alliance, de son Fiat naîtra Jésus, le Nouvel Adam qui rachète l’humanité. À la venue de Jésus, la Miséricorde inonde la terre, Marie est l’Étoile qui conduit ses enfants vers le parfait Amour. Avec elle et par elle, nous pouvons chanter la gloire de Dieu en son Magnificat. Rien n’altère sa virginité et sa maternité divine. Parce que Marie est proche de nous, elle nous approche de Dieu. Parce que Marie a enfanté Jésus en son sein virginal, elle peut l’enfanter en nos âmes, nous le faire connaître et aimer dans la pureté de son Coeur immaculé.

Francine Paquin

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Notre-Dame des Écoles

Septembre annonce la rentrée des classes. N’est-ce pas le temps de faire connaître la Patronne de ces jeunes et des personnes qui sont greffées à l’éducation des ces jeunes!  Il est venu le temps de prier la Vierge Marie sous le vocable de Notre-Dame des Écoles, Notre-Dame de toutes les écoles de la vie et de la foi, Étoile de la Nouvelle Évangélisation!  Sous la plume de Marguerite, présidente de l’association de N.D.É., voyons comment Marie conduit elle-même ses enfants à la réalisation de son œuvre.

En 2011, je me rendais à Rome pour assister à la béatification de Jean-Paul II. Grâce à son Encyclique Redemptoris Mater,j’ai compris la signification profonde et universelle de la dévotion à N.D.É. Sous ce titre, nous honorons la Vierge Marieen action,dans sa mission de Mère Éducatrice,mission reçue au pied de la Croix lorsque Jésus nous la donna comme Mère et qu’elle nous accueillit, nous tous ses enfants nés de son Coeur transpercé.

Dans le but d’assister à la béatification de Jean-Paul II, j’eus la grande joie de rencontrer le pape Benoît XVI, à qui je remis une image de Notre-Dame des Écoles et qui me donna sa bénédiction. Le Saint-Père avait déjà donné sa bénédiction apostolique à tous ceux qui s’étaient réunis le 30 avril 2008 pour célébrer le 50e anniversaire du couronnement de N.D.É. par le Cardinal Léger, au nom du pape Paul XII, un événement marquant dans l’histoire de N.D.É. puisque le couronnement d’une statue est la reconnaissance officielle la plus haute de l’Église envers la dévotion qu’elle représente. (extrait des paroles du pape) «Le Saint-Père demande à la Vierge Marie, Mère de la connaissance et de l’amour, de les aider dans leur charge de participer à la transmission de la foi catholique, auprès des enfants et des jeunes grâce à l’éducation religieuse à l’école, pour assister et soutenir les parents dans leur haute mission éducative.» 

L’histoire de la redécouverte de N.D.É. et de son histoire, tombée dans l’oubli pendant 40 ans, commence avec une statue abandonnée sur le bord du chemin dans une rue de la ville de Québec. L’ayant aperçue, ma sœur et mon père la ramènent à la maison et lui construisent un abri dans le jardin. Ce n’est que deux ou trois ans plus tard que ma sœur découvre son nom en entrant dans l’école primaire de Baie St-Paul où se trouvait une statue semblable. En apprenant que j’étais impliquée dans la fondation d’une école privée catholique à Halifax où je vivais, elle me fit cadeau de la statue qui donna son nom à l’école Our Lady of Schools.

Le nom de notre école a suscité la curiosité et de nombreuses questions auxquelles personne ne pouvait répondre jusqu’à ce que deux ans plus tard, après de longues recherches, nous découvrions que la dévotion à N.D.É. avait eu son origine en France en 1894, cent ans exactement avant la découverte de la statue par ma sœur, mais qu’elle n’avait pas survécu à la destruction des écoles confessionnelles. Cependant, elle avait eu le temps de passer au Canada et le Cardinal Tachereau, archevêque de Québec, primat de l’Église canadienne, l’avait confiée aux sœurs de la Congrégation Notre-Dame, fondée par sainte Marguerite Bourgeois. De là, elle rayonna au Québec, au Canada, aux États-Unis et alla même sur les cinq continents.

Ramenée en 2005 au Québec, ma province natale, la Providence m’a montré que ses voies n’étaient pas les miennes… Je me suis demandée si je n’étais pas appelée à faire au Québec ce que j’avais fait en Nouvelle Écosse, c.a.d. travailler à la fondation d’une école privée catholique. Après avoir reçu la bénédiction du cardinal Marc Ouellet, alors archevêque de Québec, j’ai considéré la question de savoir par où commencer… La tâche me paraissait bien au-delà de mes forces, je suis arrivée à la conclusion que je devais commencer par me procurer une statue de Notre-Dame des Écoles. Avant l’ouverture de notre école à Halifax, j’avais eu à la maison, la statue donnée par ma sœur, ce qui m’inspirait de prier N.D.É. et m’encourageait dans les difficultés que je rencontrais. Je me suis mise à chercher une statue, mais sans succès.

Je commençais à désespérer lorsque plusieurs mois plus tard, je me rendis à Barry’ Bay, un petit village au nord de l’Ontario, pour donner un cours dans un collège catholique fondé en l’an 2000. Voici qu’en ouvrant la porte du Collège, je me retrouve nez à nez avec une statue de N.D.É.  C’est cette statue que le Cardinal Marc Ouellet est venu bénir au Monastère de la Croix Glorieuse en la fête de l’Assomption, le 15 août 2007, et qui s’y trouve toujours.

Le 20 octobre suivant, troisième samedi du mois d’octobre, fête de N.D.É., le cardinal Marc Ouellet célébrait, à la cathédrale de Québec, une messe solennelle à l’occasion du 60ième anniversaire de la proclamation par le pape Pie XII de N.D.É., patronne des écoles et de la jeunesse étudiante de la province de Québec (55ième anniversaire pour le Canada entier). Cette messe avait lieu après la marche pacifique organisée par la CLÉ devant l’assemblée nationale du Québec afin de dénoncer l’imposition par l’État du cours d’Éthique et de culture religieuse et défendre la liberté des parents de choisir un enseignement religieux à l’école conforme à leurs convictions.

Les responsables de la marche ne savaient pas que ce jour coïncidait avec la fête de N.D.É. À la fin de la messe, le cardinal lança l’Association N.D.É. dont les deux buts sont : faire connaître et prier N.D.É. et de promouvoir l’éducation catholique à tous les niveaux et sous toutes ses formes. J’eus à retourner à plusieurs reprises à Rome, toujours en lien avec N.D.É. Par exemple, à l’automne 2013, je m’y rendais pour représenter l’Association de N.D.É. aux journées mariales des 12 et 13 octobre. J’eus la joie de rencontrer le pape François qui m’encouragea en me disant que ce que je faisais pour l’éducation catholique était très important; il bénit la statue de N.D.É.

En octobre 2015, le jour même de la fête de N.D.É., je découvris le Rosaire vivant, une initiative de Pauline Jaricot pour appuyer l’oeuvre de la propagation de la foi. Jean-Paul II à qui nous devons l’expression désignant Marie comme l’Étoile de la Nouvelle Évangélisation m’avait déjà fait comprendre que non seulement, nous devions prier N.D.É. notre Mère Éducatrice mais qu’il fallait le faire aussi en disant et en méditant le chapelet. En découvrant le Rosaire vivant, j’ai saisi que là se trouvait l’appui dont l’Association de N.D.É. avait besoin pour prendre son essor, en même temps que le moyen de faire prier et méditer le chapelet, mystère par mystère.

En s’engageant à prier et à méditer une dizaine de chapelet par jour, les membres s’engagent à prier les uns pour les autres et à prier pour l’oeuvre de N.D.É., afin que notre Mère Éducatrice soit connue et aimée et qu’elle puisse accomplir sa mission d’éducation auprès de chacun de nous, dans nos familles, nos sociétés et dans l’Église. Bien sûr, il y aurait encore beaucoup à dire. Les rencontres à Rome et plusieurs autres événements ont propagé la mission de N.D.É.  Le 2 février est né le premier Rosaire vivant suivi de plusieurs autres au Québec et ailleurs.

La Vierge Marie nous veut à son écoute, elle interpelle ses enfants, désirant le bonheur pour chacun de nous; elle nous invite à prier le Rosaire en communion avec les autres afin que le Règne de Dieu s’établisse sur la terre. Si tu te sens interpellé(e) à te joindre aux autres pour collaborer aux oeuvres de Marie, je t’invite à visionner ces deux reportages :


 http;//www.ecdq.tv/la-devotion-a-notre-dame-des-ecoles/ reportage fait par ECDQ.TV

   https://WWW.youtube.com/watch?v=XEqiHPsK3aE&feature=youtu.be reportage fait par Sel et Lumière TV

Pour toutes informations : Marguerite Marie Bourbeau, présidente
Association Notre-Dame des Écoles/ Our lady of Schools :
 associationnde@gmail.com

ou téléphoner à : 418 – 457 -3880

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