Archives pour la catégorie Le rosaire dans la ville

Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Francine Paquin

Aux couleurs de Marie

Méditation dédiée à Notre Dame du Cap. Photo : la chapelle au Cap-de-la-Madeleine

Aux couleurs de Marie, au cœur de sa brise, je me repose.

Comme une envolée d’oiseaux aux ailes grandes ouvertes, un tourbillon de feuilles multicolores dansent sous le soleil, légères, elles battent l’air, multiplient leurs ébats, miroitantes sous les larges caresses du vent pour enfin étaler leurs teintes sur les gazons verdoyants.

Le grand tapis coloré dans les lueurs du soleil contraste étrangement avec l’écorce grise, allongée, des érables squelettiques; l’oeil charmé devant la course folle des feuilles déboulant les talus gazonnés; le tortillement des branches d’arbres et le rebondissement des feuilles balaient la terre dans un tourbillon de teintes. L’étreinte du zéphyr berce les eaux du fleuve aux ondes grisonnantes  et bleutées, elles chahutent sous les nuages pressés qui étirent leur veste cotonneuse dans la limpidité de la voie céleste.

Du fond du décor, de gros paquebots traversent le paysage, s’éloignent doucement vers d’autres rives, et je suis là, Vierge Marie, debout devant l’immensité de tes jardins, accordant à mon âme blessée le repos de tes couleurs.

La Reine-Mère ouvre l’étendue de ses espaces aux petits de son Royaume; tu règnes, Marie, silencieuse, discrète, apaisant mon âme de ton ineffable douceur. Je te reçois, ô Vierge, trônant au milieu du petit lac d’où l’humble blancheur couronnée émerge du tableau automnal : de la cendre colorée de la terre jusqu’à ton Coeur d’or immaculé, reçois les abîmes de mon âme, ô Vierge des douleurs, remplis-les de tes couleurs transparentes, à la source guérissante de ta pureté.

Purifiée sous le souffle de l’Esprit, je t’appartiens ô ma Mère, ô tendresse infinie, ô souffle bien-aimé de mon âme, parfait chef d’oeuvre de l’Amour.

Aux couleurs de Marie, au cœur de sa brise, je me repose.

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L’Assomption de la Vierge Marie

Quatrième mystère glorieux

Vierge Immaculée, ton corps qui a porté Dieu ne pouvait connaître la corruption! Tu as reçu l’étreinte nuptiale de l’Esprit de Dieu! En ton corps virginal, le Père a formé un corps à son divin Fils, en toi, il a pris chair. Jésus s’est développé au temple saint que lui offrait une Vierge Mère. Ton sein très chaste l’as allaité, tu as nourri, soigné le Fils de Dieu. Alors que tu vivais sur la terre, les Cieux chantaient déjà ta gloire à venir. Mais avant d’y parvenir, tu devais, en étroite union avec ton Fils Jésus, marcher dans ses pas, connaître l’indifférence, le rejet, monter avec Lui jusqu’au Calvaire. Tu as entendu sa Parole, tu l’as méditée en ton cœur. Toute ta vie a été orientée vers ton divin Fils pour l’aimer, le servir jusqu’à la croix.Toi, l’humble Mère de ton Créateur, attentive à ses paroles et à ses actions, tu as été son plus fidèle disciple.

Avant même la naissance de Jésus, l’Esprit-Saint avait embrasé tout ton être. Le Ciel était déjà entré en ton âme, tu as connu les délices de l’amour divin. Toi l’Épousée de l’Esprit-Saint. il fallait que l’Esprit de Dieu fasse en toi sa sainte demeure pour t’accompagner sur les chemins épineux que tu devais connaître lors de ton pèlerinage terrestre. Ta présence sur terre ne pouvait être temporelle! Ta mission était trop grande, trop belle, ton amour trop pur pour que   la Mère de Dieu soit limitée dans le temps. 

Dans un sommeil mystérieux, ton corps et ton âme s’élevèrent jusqu’au trône de Dieu. Auprès de ton divin Fils, tu demeures ô Mère très aimante, toujours parmi nous. Jésus nous a dit : «Je serai avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps.» (Mt, 28, 20) il ne pouvait en être autrement pour toi. Comme tu nous aimes du même amour que tu aimes Jésus, tu es toujours là à nos côtés pour entendre nos prières, nos louanges. Par ta constante intercession auprès du Père, ta gloire rejaillit sur nous, de multiples grâces nous sont accordées. Désirant notre bonheur, tu continues à nous appeler à vivre le message évangélique de ton Fils. Tu partages nos peines et nos joies, souffrant avec nous et te réjouissant de nos efforts. Tu fais tiennes nos demandes, les offrant à Jésus qui ne peut rien te refuser. De la Patrie céleste, tu nous instruis des volontés du Père et nous aides à les vivre fidèlement, tu ne cesses de prier pour nous, tes enfants. Un jour, de sa croix, ton Fils nous a donnés sa mère, devenue notre mère, aussi, ton amour maternel est toujours présent, tu nous visites sur la terre. De ta béatitude, apprends-nous Marie la beauté de ta prière. Que ta prière soit sur nous comme notre espérance est en toi.

Extraits du Canon de Saint André de Crète

Tes entrailles nous ont enfanté Dieu

avec sa Forme selon la nôtre.

Prie-le comme le Créateur de toutes choses

Mère de Dieu afin que nous soyons purifiés par tes prières.

Nous te chantons, nous te bénissons, nous te vénérons

Mère de Dieu car c’est toi qui enfantas

l’Un de la Trinité indivisible- le Christ Dieu-

ton Dieu et ton Fils,

nous ouvrant ainsi à nous, les habitants de la terre,

l’entrée des célestes demeures.

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En ces temps difficiles, apprends-nous Marie

 

Dans nos demeures, apprends-nous à prier
Marie, Maman de Jésus et la nôtre
Veille sur nous et nos enfants
Apprends-nous à prier de tout notre cœur
Apprends-nous Marie la prière de ton Coeur

Comme tu l’as appris à Jésus
Alors qu’il était tout petit
Assis sur tes genoux
Écoutant de ta bouche
Les mots les plus doux
Apprends-nous Marie à prier avec notre cœur
Apprends-nous Marie la prière de ton Coeur


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La première Messe : Le Pain vivant de Dieu

 

Entre ciel et terre, le Christ célèbre la première Messe. Son corps élevé en croix psalmodie la volonté du Père ; ses lèvres brûlantes ont trempé au sol rougi, le firmament fermé le prive de tous secours divins : ciel et terre immobilisent en croix ses deux bras grands ouverts. L’étendue du geste rassemble en son Cœur transpercé les immondices des hommes. Entre ciel et terre, Dieu célèbre la Messe sur le monde. Les genoux fléchissent, les poitrines sanglotent, le sol poussiéreux du Golgotha tremble de fièvre, les cratères terreux défigurent la création, les obscurités célestes couvrent leurs voûtes, l’air vicieux empoisonne les hommes pour que le Fils de l’Homme, quelques instants encore, puisse respirer. De terre, ils ont élevé leur Créateur, du vide béant où ils l’ont érigé, l’Amour les a sanctifiés.

………………………….

Au dôme céleste, archanges, chérubins et séraphins ont tu leur hymne. Le silence adorateur des anges emplit l’espace azuré… muette contemplation : la douleur de Dieu traverse le Corps et le Cœur de son Enfant, les anges recueillent l’agonie du Père, l’Esprit a désormais épousé la terre. Dans le sein de Dieu germe la Résurrection.

Les écluses du Ciel s’ouvrent à nouveau ; l’homme guéri s’achemine vers la Patrie ; sur lui, les anges caressent le regard de Dieu. Témoins du don suprême de leur Seigneur, anges et hommes, sur terre comme au Ciel, s’unissent à la première Messe de Dieu.

L’Eucharistie, une apparence humble, ordinaire
qui cache l’extraordinaire Présence

Après chaque messe, je remercie le Seigneur
de m’avoir accueillie une fois encore
dans son eucharistie

Seigneur Jésus, je viens dorer mon cœur
Sous tes rayons eucharistiques
Recevoir les touches du Soleil divin
Afin que brûlé au feu de ton Esprit-Saint
Mon cœur se consume au Brasier divin.

Devenir eucharistie avec Jésus-Hostie
pour s’offrir au Père

Le silence n’est pas une absence de parole
mais la plénitude de la sainte Présence
que l’âme expérimente dans la communion
au coeur de Jésus-Eucharistie

La vraie louange appelle l’offrande de soi,
hostie vivante à la gloire de Dieu

L’Eucharistie est la faim de Dieu
qui rassasie la nôtre

Chaque banquet eucharistique auquel nous participons
nous approche des Noces éternelles.

«Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu,
à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu.
C’est là le culte spirituel que vous avez à rendre.» (Ro, 12, 1)

 

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Les noces de Cana – Deuxième mystère lumineux

Le banquet eucharistique

Jésus et Marie sont invités à des noces. Le vin vint à manquer. Marie s’adresse à Jésus : «ils n’ont plus de vin.» Marie ne cherche pas à convaincre Jésus, elle lui fait confiance, elle sait en qui elle a mis sa foi. Jésus répond : «femme que me veux-tu, mon heure n’est pas encore venue.» Que veux dire Jésus, son heure n’est pas encore venue? Il veut fortifier notre foi. Marie sait que la bonté de Jésus n’est pas emmurée dans le temps, elle connaît le coeur de son Fils, elle l’a mis au monde, elle est la Mère immaculée, son cœur bat au rythme de celui de Jésus. «Faites tout ce qu’il vous dira dit Marie aux serviteurs.» Il y avait là six bacs de pierre, Jésus dit aux serviteurs : «remplissez ces bacs avec de l’eau,» ils les remplirent jusqu’au bord. Jésus leur dit : «Prenez maintenant et portez-en au responsable de la fête.» Le responsable de la fête goûta l’eau changée en vin mais il ne savait pas d’où venait le vin, seuls les servants qui avaient puisé l’eau le savaient. Le maître du repas appelle le marié et lui dit : «Tout le monde sert d’abord le bon vin, et quand les gens ont bien bu, on donne le moins bon.» C’est ainsi que Jésus fit son premier miracle, à Cana en Galilée. (Jn, 2, 1-11) Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

Que nous apprend la demande de la Mère de Jésus, la réponse et les gestes posés par Jésus? Voyant la situation embarrassante des mariés, Marie intercède auprès de son Fils. Marie est aussi notre Mère, elle intercède pour nous auprès de Jésus comme elle l’a fait aux noces de Cana. Jésus ne peut rien refuser à sa Mère. Comme une bonne maman, Marie est sensible aux besoins de ses enfants. Devant l’embarras des époux, Marie s’adresse à Jésus avec son cœur de Mère : «faites tout ce qu’il vous dira.» Marie nous montre le chemin de la confiance inconditionnel pour nous garder dans l’espérance et nous faire entrer dans la joie de Dieu. Le récit des noces de Cana nous invite à une prospective intérieure. Ces noces pendant lesquelles Jésus manifeste sa miséricorde et sa bonté nous amène à regarder comment nous réagissons devant le désarroi des personnes rencontrées. Sommes-nous prêts à leur tendre la main ? Que pouvons-nous faire pour eux?

«Femme, que me veux-tu, mon heure n’est pas encore venue.» Ce n’est pas encore l’heure de Jésus pour manifester sa gloire. Mais le temps presse, les enfants des hommes ont besoin d’être secourus, la miséricorde ne peut se faire attendre, Jésus est sensible aux besoins de ses frères et sœurs. À la demande de sa Mère, Jésus ne peut que satisfaire le désir de son cœur, un même désir les unit : se mettre au service des enfants de Dieu. «Faites tout ce qu’il vous dira.» Marie sait que la parole de son Fils est féconde, elle produit de bons fruits, elle donne ses bienfaits. Jésus ne s’attarde pas à savoir si les mariés méritent ou non ce qu’il s’apprête à faire, le don de Dieu est gratuit, il donne parce qu’il aime.

Les noces de Cana préfigurent le don de l’eucharistie. À l’eucharistie, aux paroles de la consécration, sous la mouvance de l’Esprit-Saint, le vin est changé au sang de Jésus. Le vin de la noce a abreuvé les mariés et leurs invités, le sang de Jésus, sous l’apparence du vin, abreuve, nourrit et sanctifie tous les communiants en état de grâce. Jésus présent dans l’eucharistie se donne tout entier à tous, prodiguant ses grâces et ses bénédictions, il redonne force et vigueur à nos âmes et à nos corps. Le vin devenu le sang de Jésus est celui de l’amour. Un vin nouveau, une Alliance nouvelle se prépare. Jésus est l’Époux de la Nouvelle Alliance, il veut s’unir à chaque personne, la faire pénétrer de plus en plus en son mystère divin. Jésus se plaît à la combler, à lui faire découvrir les délices de l’amour divin. Unie à Jésus, elle expérimente la croix, un chemin douloureux et amoureux tout à la fois. Jésus veut se donner totalement jusqu’à devenir Un avec elle dans l’amour de son Père : «Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous afin que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jn, 17, 21)

Le miracle des noces de Cana préfigure les noces de l’âme avec l’Époux, l’union parfaite scellée par le Christ, Époux de l’Église. En chemin vers les épousailles, Jésus creuse l’âme de la faim de Dieu, une faim et une soif que rien ne peut étancher ici-bas, la soif même de Jésus sur la croix. «J’ai soif.» Sur ce chemin, à la rencontre de l’Époux, l’âme tendra sans cesse vers Dieu, elle réclamera son Bien Aimé qui lui semblera parfois inaccessible : dans la foi et l’amour, la souffrance et la contemplation, l’Époux l’introduira peu à peu aux noces éternelles. Les invités aux noces de Cana représentent l’Église; nous sommes l’Église. À l’eucharistie, Jésus se donne corps et âme pour nous revêtir de l’habit de noces.

Dès ici-bas, nous commençons à vivre et à bénéficier des noces éternelles préparées pour nous de toute éternité. Au banquet eucharistique, nous sommes à la table de Dieu mangeant et buvant son corps et son sang. Comme aux noces de Cana, sa Parole nous sanctifie, elle porte des fruits. Le vin nouveau de la nouvelle Alliance nous invite aux noces de l’Agneau. Du don de sa vie, il vient nous fortifier et soigner nos blessures, nous donner son Esprit, établir une Alliance d’amour et de fidélité avec chacun de nous. L’Époux nous donne un avant-goût du banquet céleste. Chaque banquet eucharistique auquel nous participons nous approche des Noces éternelles. Aujourd’hui, nous vivons de foi mais viendra le jour où le voile tombera, nous le verrons tel qu’il est. Dans un éternel ravissement, nous nous délecterons de sa Présence.

Lève ton regard vers l’Époux
Avance à sa rencontre
Laisse-toi saisir par sa joie
Laisse sa tendresse te prendre par la main
L’aube éclairer ton visage
Laisse monter de ton cœur le flot de tes espérances
Et l’aurore te baigner de sa rosée
Laisse-toi aimer dans la beauté de ta Lumière.
L’Époux émerveillé de sa toute belle
Ouvrira la Noce pour toi
Il traversera l’océan de tes peurs
Pour te prendre dans sa joie.

Vierge Marie, par ton Cœur maternel,
nous présentons à Jésus tous les couples de la terre.
Dans les peines comme dans les joies,
qu’ils puisent force, générosité et sérénité
à la source du sacrement de leur mariage.

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La Pâques de nos vies

-Le «je» représente chacun de nous-

La Pâques de nos vies

(premier mystère glorieux)

Au milieu des réalités de ce monde

Sur les chemins au parcours épineux

Alors que nous cheminons sans comprendre

Nous poursuivons notre marche vers toi Seigneur

À la recherche de ta sainte volonté

Quand l’ombre s’épaissit sous nos pas

Cherchant un signe de ta présence

Nous marchons vers toi Seigneur

Au tournant de la route

Quand la prière allège nos peines

Une lueur allume notre espérance

Sur un monde qui se meure de froid

À l’intime de l’âme jaillit une flamme 

S’allume de nouveau le brasier

D’un feu qui ne voulait s’éteindre

Le regard de Jésus pénètre mon coeur

Le temps s’arrête

C’est l’instant sublime

L’Amour me prend

Il m’offre son bonheur

Les alléluia retentissent de par toute la terre

Chante mon cœur, chante avec le choeur des anges

La gloire du Seigneur a mis la mort au pied de la croix

Le Ressuscité relève la Vie en son divin Corps

L’âme des justes magnifie le Christ ressuscité

Sa Vie circule dans les entrailles de la terre

Les ténèbres bannies s’agenouillent devant la Lumière

L’univers contemple la gloire de Dieu.

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Le portement de la croix

Tiziano Vecellio dit Titien
portement de la croix

Le portement de la croix

Quatrième mystère douloureux

-Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix-

 «Comme les soldats emmenèrent Jésus, ils arrêtèrent un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs et lui firent porter la croix derrière Jésus.»  (Luc, 23,26) Jésus est en chemin vers le Calvaire où il sera crucifié.  La croix blesse ses épaules meurtris, par trois fois, il tombe en chemin sous le poids de la lourde croix qui nous donne le salut. Les soldats qui accompagnent Jésus vers le lieu du supplice craignent qu’il meurt avant d’atteindre le Golgotha. Lorsqu’ils voient Simon de Cyrène revenir des champs, les soldats l’obligent à porter la croix derrière Jésus. Des paroles dont Simon de Cyrène aurait préféré ne pas entendre. Il revient des champs, il a travaillé toute la journée, nous pouvons imaginer qu’il est fatigué, cet homme aspire certainement au repos, à se retrouver chez lui au milieu des siens. Mais quelque chose d’inattendu l’attend, sous le regard de Jésus, sa vie va être transformée. Aujourd’hui, il porte un fardeau derrière Jésus mais désormais, Jésus portera en lui les fardeaux de Simon de Cyrène.

L’homme sait que s’il refuse de se soumettre aux soldats, il peut être violenté. Simon de Cyrène va s’exécuter, derrière Jésus, il porte la lourde croix. Le fait-il pour l’aider ou par crainte des soldats, on ne sait pas vraiment. L’homme est fort, il aide Jésus. Que se passe t-il dans son cœur! Lui aussi a entendu parler de Jésus, de ses miracles, de ses œuvres, de ce qu’il a fait par bonté pour les autres. Et pourtant, celui que le peuple Juif attendait pour les délivrer de l’empire romain est là, sans apparence humaine, un homme châtié, prisonnier des romains. 

Puis, l’inattendu arrive. Jésus regarde Simon, un regard que celui-ci ne pourra jamais oublié. En un instant, la vie de Simon bascule, son cœur s’ouvre, Celui qui est devant lui l’aime d’un amour jamais ressenti auparavant. Le cœur de Simon est touché par les souffrances du Christ, la douleur de Jésus le rejoint dans son cœur d’homme. L’Homme-Dieu souffrant est toute tendresse et compassion alors que ceux qui l’on condamné demeurent indifférents. Dans le regard de Jésus, Simon peut-il entrevoir le don de Dieu! Une percée de ciel et de douleur rejoint son cœur. Avec une clarté indicible, Simon comprend que c’est pour lui que Jésus donne sa vie, qu’il est infiniment aimé. Simon est touché au plus profond de son être, il est tout remué à l’intérieur de lui, blessé et soigné par cet amour qu’il n’avait pas compris. Il comprend que ce n’est pas tellement lui qui aide Jésus mais que c’est Jésus qui le porte dans sa croix, son compagnon de route, Celui qui dans ses plaies soigne son cœur et le guérit. Simon contemple le visage mutilé de son Sauveur, en Jésus, il reconnaît le Messie qui devait venir. Le regard de Jésus a percé toutes ses peurs, il a pardonné tous ses péchés. Celui qui porte la croix derrière Jésus est un homme libre et heureux. Dans sa croix, Jésus lui a rendu sa liberté d’enfant de Dieu. 

Nous ne savons ce que Simon de Cyrène a vécu en portant la croix derrière Jésus. Le regard de Jésus a certainement transformé sa vie. Ce regard aimant qui nous transforme et nous donne des ailes pour continuer le chemin, si difficile qu’il peut être parfois. Ce regard qui nous pousse à aller de l’avant, vers Dieu et vers les autres. Ce regard que nous voudrions avoir sur chaque personne que nous rencontrons pour aider l’autre à porter sa croix comme Simon de Cyrène a aidé Jésus et a bénéficié de son regard de tendresse. Acceptons-nous d’être dérangé, de s’arrêter, comme Simon qui retournait chez lui, pour être à l’écoute de l’autre! Voudrions-nous être ce Simon qui aide Jésus à porter la croix de nos frères et sœurs qui souffrent? Voulons-nous consoler Jésus sur le chemin du Calvaire alors que tous l’abandonnent? Jésus n’exige pas de nous de grandes œuvres mais de donner à l’Amour son vrai visage : nous laisser aimer par le Christ qui réalise en nous et par nous son œuvre rédemptrice en lui redonnant chaque jour notre oui à sa sainte volonté, à l’accueil de son immense amour pour chacun de nous.

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Le baptême de Jésus

Premier mystère lumineux

Au baptême de Jésus, les cieux s’ouvrirent : l’Esprit, comme une colombe, reposa sur lui, la voix du Père se fit entendre : «Celui-ci est mon fils bien-aimé; en lui, j’ai mis tout mon amour.» (Mt, 3, 16-17) Au baptême de Jésus, le ciel s’ouvre pour rejoindre notre humanité dans le Fils bien-aimé du Père. La Trinité Sainte est présente, elle se révèle dans les trois Personnes divines; lors du ministère de Jésus, elles manifesteront leur présence au cœur de l’Évangile, une présence tangible dans notre monde. «Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux habiles et de l’avoir révélé aux tout petits.» (Mt, 11, 25) «Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière Il me glorifiera car c’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part.» (Jn, 16, 13, 14)  

  En soi, Jésus n’a pas besoin d’être baptisé, il est le Saint de Dieu mais il est venu parmi nous, il s’identifie à nous, sauf le péché. À son baptême jusqu’à sa mort sur la croix et dans sa résurrection,  Jésus accomplit sa mission de Sauveur, le Messie envoyé pour nous sauver de la mort éternelle. Lorsque nous recevons l’eau baptismale, nous sommes plongés dans la mort et la résurrection du Christ pour renaître à la vie divine de la sainte Trinité. À chaque personne baptisée, le Père redit comme à son divin Fils : tu es mon fils, ma fille bien-aimée en qui j’ai mis tout mon amour. L’enfant de Dieu entre dans la grande famille chrétienne, frère et sœur de Jésus, ayant le même Père dans les cieux.

    Lorsque Jésus se fit baptiser, il n’avait pas encore commencé son ministère. Le ministère de Jésus débute par son baptême; il reçoit du Père son envoie en mission. Son Père l’accompagne de son amour. Jésus l’affirme : «Je suis dans le Père et le Père est en moi. Tout l’enseignement que je vous ai donné ne vient pas de moi, mais le Père demeure en moi, pour accomplir ses propres œuvres » (Jn, 14, 10) L’Esprit-Saint repose sur Jésus, il l’accompagne et le soutient dans sa mission de Rédempteur. La manifestation du Père et de l’Esprit lors du baptême de Jésus est significative. À son baptême, Jésus identifie sa nature humaine : il est le Fils de Marie et de Joseph le charpentier, il se fait baptiser comme ses contemporains. Mais il y a beaucoup plus : de son Père et de l’Esprit-Saint, Jésus reçoit le témoignage dû à sa nature divine : il est l’Envoyé de Dieu pour répandre la Bonne Nouvelle, faire connaître au monde l’amour de son Père.  

   Jean le Baptiste envoyé pour préparer le chemin du Seigneur dira : «moi, je baptise dans l’eau en vue de la conversion. » (Mt, 3, 11)  Jean le Baptiste proclame la conversion du cœur, le renoncement au péché, le retour des enfants d’Israël vers Dieu. L’ouverture du cœur envers le prochain, l’attachement  aux commandements de Dieu. «Convertissez-vous car le Royaume de Dieu est proche. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.»  Jean connaissait les Écritures, les prophètes, mais il ne savait pas encore qui était ce Messie envoyé par le Père. Jean avait beaucoup entendu parler des œuvres réalisées par le Christ. De sa prison, il envoya ses disciples demander à Jésus : «Es-tu  celui  qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre? » (Mt,11, 3) La réponse de Jésus annonce l’accomplissement du Royaume de Dieu parmi son peuple : «Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui pour qui je ne suis pas une occasion de chute! » (Mt, 11, 4-5-6) 

  Jean rend témoignage à Jésus : «C’est lui le Fils de Dieu » lorsqu’il affirme : «Celui qui m’a envoyé baptisé dans l’eau m’a dit : Celui sur qui tu verras descendre l’Esprit et demeurer, Celui-là baptise dans l’Esprit-Saint.» (Jn, 1, 33)   Aussi, Jean le Baptiste dira en voyant Jésus : «Voici l’agneau de Dieu, celui qui enlève les péchés du monde.» (Jn, 1, 29) Jean Baptiste prophétise : l’Agneau de Dieu, Celui qui ira jusqu’à la mort sur la croix comme un agneau que l’on conduit à l’abattoir. Mais ce n’est pas la fin. Sur la croix, Jésus vit un baptême de sang, il a tout donné : de son côté transpercé sortiront du sang et de l’eau. Si Jésus a porté dans sa croix l’humanité pécheresse, c’est lui aussi qui la relèvera dans sa croix et sa résurrection pour la guérir de son péché.  La victoire de Jésus sur la mort est déjà annoncée : «L’Esprit du Père et du Fils conduit le peuple de Dieu. «Je vais vous envoyer d’auprès du Père le Protecteur, et quand il sera là, l’Esprit de Vérité, qui vient du Père, il me rendra témoignage.» (Jn, 15, 26) «Jésus baptise dans l’Esprit-Saint et dans le feu,» (Mt, 3, 11) Ce même Esprit-Saint qui guide l’Église de Jésus-Christ est ce feu qui purifie, illumine, répand l’amour dans les âmes, ce feu qui enflamme les cœurs du désir brûlant de travailler pour le Royaume de Dieu. Aussi, Jésus dira à Nicodème : «En vérité, en vérité, je te le dis : si l’on n’est pas né de l’eau et de l’Esprit, on ne peut pas entrer dans le Royaume de Dieu.  (Jn, 3, 5)

   Le baptême laisse dans l’âme une marque indélébile qui ne peut être effacée même si la personne renie sa foi, son adhésion à la vie chrétienne. Le baptême ouvre la porte aux autres sacrements dont peut bénéficier l’âme fidèle; ainsi, elle fait fructifier la grâce reçue lors de son baptême et dans les sacrements mis à sa disposition. Ceux qui meurent sans avoir connu le Christ et n’ayant pu être baptisés, si leur vie à été conforme aux valeurs morales inscrites dans leur cœur,  à l’heure de la mort, ils peuvent être sauvés en reconnaissant en Jésus, le Fils de Dieu, leur Sauveur. 

   À plusieurs reprises dans l’Évangile, Jésus redit l’importance de croire en lui comme étant le Fils de Dieu pour être sauvé. «C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il vient à mourir, vivra. Le vivant, celui qui croit en moi ne mourra pas pour toujours. Crois-tu cela? Marthe répondit : «Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde.» (Jn, 11, 25-26-27) Ou encore : «celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné.» (Mc, 16, 16) Les personnes qui meurent martyres en répandant leur sang par fidélité au Christ reçoivent un baptême de sang. Les saints innocents, par exemple, tués par Hérode ont vécu un baptême de sang. Il existe également un baptême de désir. Ceux qui meurent avant d’avoir pu être baptisés alors qu’ils le désiraient sincèrement dans leur cœur auront vécu un baptême de désir. 

  1. C’est dans sa Pâque que le Christ a ouvert à tous les hommes les sources du baptême. En effet, il avait déjà parlé de sa passion qu’il allait souffrir à Jérusalem comme d’un «baptême » dont il devait être baptisé (Mc, 10, 38) Le sang et l’eau qui ont coulé du côté transpercé de Jésus crucifié (Jn, 19, 34) sont des types du baptême et de l’eucharistie, sacrements de la vie nouvelle : dès lors, il est possible «de naître de l’eau et de l’Esprit » pour entrer dans le Royaume de Dieu. (Jn, 3, 5) 
  1. Réf. : catéchisme catholique, nu. 1225

Le rosaire dans la ville

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Saint-Joseph, l’époux de la Vierge Marie

Saint Joseph, je veux apprendre à te connaître pour mieux t’aimer, pour mieux servir notre Père céleste en regardant tes vertus. Tu as dit oui au projet du Père, renonçant à tes projets personnels pour répondre à celui de Dieu et l’accomplir de tout ton cœur. Tu aimais Marie, ton épouse, tu désirais fonder une famille avec elle. Mais Dieu en avait décidé autrement, il avait pour toi un projet de vie immensément plus grand. Il te voulait père non d’une famille humaine, ce qui aurait été très bien mais d’une famille céleste. Il voulait te confier son Enfant, son divin Fils, il comptait sur toi, il croyait en toi, tu es un homme juste et humble, ouvert au projet de Dieu. 

Devant la grossesse inattendue de ton épouse, ton projet d’amour avec elle s’effondrait. Tu aimais Marie pour la beauté de son âme, comment pouvait t-elle t’avoir trompé! Quelle douleur profonde a envahi ton âme! Que de doutes ont blessé ton cœur aimant lorsque tu as constaté que Marie était enceinte alors que vous n’aviez pas encore habité ensemble. Tu avais formulé de beaux projets, une vie heureuse et familiale avec elle et voilà que ta bien aimée est enceinte. Tu te retrouvais devant l’inconcevable, l’impensable. Comme tu es un homme juste, tu n’as pas voulu la dénoncer publiquement, tu as préféré la renvoyer en secret, ne voulant pas nuire à sa réputation. Mais voici que l’ange t’avertit dans ton sommeil : «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit-Saint; elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : le Seigneur sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.» (Mt, 1, 20-21) Ainsi la parole du prophète s’accomplit : «Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : «Dieu avec nous» (Mt, 1, 23)  Aux paroles de l’ange, tu as pris Marie chez toi. Sans tout comprendre, tu accueillais le plan de Dieu.

Marie n’a rien dit, confiante, elle s’en est remise à Dieu, elle a laissé à Dieu le soin de rétablir la vérité si tel était son désir, s’abandonnant à sa sainte volonté. Mais Dieu ne pouvait aller à l’encontre de son plan de vie et d’amour qu’il avait formulé de toute éternité pour sa sainte Mère et pour toi. Tu étais son élu, le choix de son cœur. Alors, il t’a révélé ce qu’il attendait de toi et tu as obéi à sa volonté. Tu es devenu à l’instant même le saint protecteur du fils de Dieu et de la Vierge Marie, celui qui a pu contempler Jésus dans le sein très chaste de la Vierge Marie.  

 Le jour de la naissance approchait. Tu voulais offrir à ton épouse un endroit décent pour la naissance de l’Enfant mais les hommes de ton temps vous ont fermé leur porte, aucun endroit n’était disponible pour vous. Mais le projet de Dieu était tout autre. Son divin Fils venait pour servir et sauver l’humanité. Il ne voulait pas entrer dans le monde avec les honneurs qui lui revenaient en tant que roi, aussi, il a choisi la pauvreté d’une étable, une mangeoire pour naître afin de nous approcher avec la fragilité d’un Enfant. Et toi, bon saint Joseph, tu as été témoin des merveilles de Dieu. Tu as accueilli les bergers et les mages venus adorer l’Enfant-Dieu. Un Dieu qui épouse notre terre au creux d’une mangeoire pour que nous devenions nous aussi, nourriture de vie les uns pour les autres. Un Dieu qui veut guérir le genre humain non par la force mais par la vulnérabilité d’un Enfant qui a aimé le premier en se faisant mendiant du cœur humain, du cœur des siens. Avec Marie, tu fus sur cette terre le premier à adoré Jésus, tu t’es prosterné devant cet Enfant que le Père céleste te confiait. Quelle contemplation devait être la tienne, unie à celle de la Mère de Dieu! Que de louanges ont jailli de ton cœur!

Durant ta vie terrestre, bon saint-Joseph, tu as pris soin de Jésus et de sa sainte Mère et je veux te remercier pour ton dévouement auprès d’eux. Aux paroles de l’ange envoyé pour t’avertir de ce que tu devais faire devant les menaces d’Hérode qui voulait tuer l’Enfant, tu n’as pas crains de  prendre avec toi la Mère et l’Enfant pour fuir en Égypte, un pays étranger. Dans ta foi, tu savais que le Père veillait sur vous, qu’il te guidait chaque jour dans ta mission de protecteur auprès de ceux qu’il te confiait.

Le Ciel te révélait la beauté du mystère de la sainte Famille. Que de moments d’intimité tu as connus avec l’Enfant Jésus alors que tu remplissais ton rôle de père auprès de lui; tu l’éduquais à sa vie d’enfant et d’adulte, lui enseignant le métier de charpentier. Lorsqu’il était petit, tu l’as certainement pris dans tes bras, lui prodiguant tous les soins et l’amour de ton cœur de père nourricier. Et lorsque Jésus épanchait son cœur dans le tien, combien ces temps privilégiés ont dû être un baume de douceur et de tendresse à ton cœur de père. Jésus t’aimait, il te respectait et te vénérait pour ton amour filial à la volonté de son Père céleste. En Jésus, tu voyais l’Envoyé de Dieu. Tu ne comprenais pas tout mais tu demeurais disponible à la réalisation du projet de Dieu en son Fils Jésus qui venait sur terre prendre notre humanité pour nous révéler l’amour de son Père, nous réconcilier avec Lui, faisant de nous ses enfants bien aimés.

Bon saint-Joseph, maintenant, tu contemples la Trinité sainte, tu vénères la sainteté de la Vierge Marie dans toute sa splendeur de Mère du Christ et notre Mère, tu reçois la récompense de ton amour filial pour avoir accompli ta mission auprès de ceux que le Père t’avait confiés, alors que tu baignes dans la béatitude céleste, jette un regard sur notre terre. Il me semble que Jésus a pour toi un regard de tendresse particulier, tu as pris soin de lui sur terre alors qu’il n’était qu’un enfant, tu as veillé sur la Vierge Marie, sa Mère, tu as renoncé à tes projets pour accomplir celui de Dieu. J’entrevois une douce complicité, de l’émerveillement dans ce regard que Jésus pose sur toi aujourd’hui alors que tu l’as rejoint auprès de son Père, de notre Père. 

Bon saint-Joseph, tu as collaboré à la réalisation du salut de l’humanité en accomplissant la volonté de Dieu dans ta vie. Auprès de la Vierge Marie, tu reçois la couronne de gloire, tu prends la place qui te revient et tu continues d’intercéder pour nous auprès de Dieu. Comme en ces jours passés, alors que tu bénissais l’Enfant et sa Mère, laisse descendre sur nous ta bénédiction, sur les enfants de Marie, les enfants du Père.

Le rosaire dans la ville

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Responsable de la chronique : Francine Paquin

Hosanna pour l’Emmanuel !

     Seigneur, viens sauver ce qui était perdu, guérir ce qui était blessé, reconstruire ce qui était détruit.

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     En ton souffle de vie, Seigneur Jésus, l’allégresse transperce l’espace brumant, les étoiles se balancent aux carillonnements de la Bonne Nouvelle, les éclairs dansent entre les astres sous l’enchantement de la Promesse réalisée. Ciel et terre, exultez, l’attente fébrile des millénaires voit le Verbe de Dieu, son Nom jubile en toute vie créée de par l’univers, sa gloire vient jusqu’à nous, l’Amour se fait chair. 

     Cymbales retentissantes, nuées débordantes, déversez le trop plein du Cœur de Dieu sur la terre des hommes ; chacune de ses œuvres, chantez d’allégresse, ondées célestes, descendez parcourir mers et monts sur la terre des vivants. L’âme de Dieu habite Marie. Pleurez de joie tous les fauves de la terre, brillez jusqu’à l’extase, astres de toutes galaxies, répandez vos plus suaves fragrances plantes vivaces ; fleurs et arbres fruitiers, chantez l’Éternel. Cimes blanchies sous la caresse de nuages floconneux, agenouillez-vous et adorez ; toutes chairs vivantes, laissez-vous glisser jusqu’à Lui, laissez-vous aimer par l’innocence ; hommes trempés dans les larmes et les sueurs du péché, laissez-vous sauver par les balbutiements d’un Enfant et la beauté d’une Vierge Mère, laissez-vous émerveiller par la tendresse qui vous regarde, laissez-vous saisir par ce Dieu incarné, prendre par l’Amour ; laissez-vous aimer à la dimension du Cœur de Dieu. 

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   Chut… frères et sœurs, recueillons les premiers rêves de l’Enfant Roi. Il dort de son premier sommeil terrestre. Taillons, du cristal de notre cœur, au cœur de notre chair, le marchepied de la terre jusqu’au trône de Dieu. Reviens Seigneur Jésus, reviens Emmanuel, reprendre les enfants de la terre.

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