Archives pour la catégorie École de la prière

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Responsable de la chronique : Christine Husson, l.o.p.

Hymne de Noël

08 novembre 2013 : Crèche d'Ulrich PERATHONER. La Colomberie, Paris (75), France.<br /> November 8, 2013: Crib of Ulrich PERATHONER. La Colomberie, Paris (75), France.

 

Noël ! Noël!
C’est Jésus Rédempteur!
Que pouvons-nous contempler de plus beau !
Que pouvons-nous admirer de plus sublime,
Que pouvons-nous adorer de plus merveilleux
Que la naissance du Fils de Dieu,
Jésus venu apporter et allumer le feu (son Feu)
Sur la terre.
Quand une étincelle de cet amour a jailli dans son coeur,
il incendie l’âme du désir de connaître et d’aimer
Ce Dieu toujours plus…de l’aimer sans partage,
Comme il veut qu’on l’aime.
Dieu s’abaissant jusqu’à la créature
Pour lui permettre d’aller jusqu’à lui…

Marthe Robin (1902-1981)

 

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Je suis la cithare

Isaac d’Antioche est l’auteur traditionnellement assigné à un grand nombre d’homélies versifiées et de quelques hymnes en langue syriaque datant de l’Antiquité tardive, illustrant un genre de la littérature religieuse chrétienne créé au IVᵉ siècle par Éphrem de Nisibe. Le nom recouvre certainement au moins deux ou trois auteurs différents, très mal identifiés.

Il est beau de chanter le Seigneur,
et c’est le plus grand bien qu’il nous soit donné
que de chanter ton nom, ô Très-Haut;
Tu nous a jugé dignes de célébrer ta bonté.
Tu as créé l’univers, Seigneur, par une simple parole,
mais l’homme est l’oeuvre de tes propres mains.
De cela je me glorifie:
je suis la cithare, doué de parole et de raison,
pour chanter la louange et la reconnaissance
de l’univers créé par ta bonté.
Grandes sont tes oeuvre, Seigneur,
plus grand moi qui les découvre;
aussi je veux avec tous mes sens te chanter
et célébrer ta majesté.
Tu me combles de joie par tes oeuvres, Seigneur,
je chante avec allégresse ce que tes mains ont fait.

Isaac d’Antioche (mort en 460)

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Prière pour aller au paradis avec les ânes

Francis Jammes, né à Tournay le 2 décembre 1868 et mort à Hasparren le 1ᵉʳ novembre 1938, est un poète, romancier, dramaturge et critique français. Il passa la majeure partie de son existence dans le Béarn et le Pays basque, principales sources de son inspiration.

Lorsqu’il faudra aller vers vous, ô mon Dieu, faites
que ce soit par un jour où la campagne en fête
poudroiera. Je désire, ainsi que je fis ici-bas,
choisir un chemin pour aller, comme il me plaira,
au Paradis, où sont en plein jour les étoiles.
Je prendrai mon bâton et sur la grande route
j’irai, et je dirai aux ânes, mes amis :
Je suis Francis Jammes et je vais au Paradis,
car il n’y a pas d’enfer au pays du Bon Dieu.
Je leur dirai :  » Venez, doux amis du ciel bleu,
pauvres bêtes chéries qui, d’un brusque mouvement d’oreille,
chassez les mouches plates, les coups et les abeilles. »
Que je Vous apparaisse au milieu de ces bêtes
que j’aime tant parce qu’elles baissent la tête
doucement, et s’arrêtent en joignant leurs petits pieds
d’une façon bien douce et qui vous fait pitié.
J’arriverai suivi de leurs milliers d’oreilles,
suivi de ceux qui portent au flanc des corbeilles,
de ceux traînant des voitures de saltimbanques
ou des voitures de plumeaux et de fer-blanc,
de ceux qui ont au dos des bidons bossués,
des ânesses pleines comme des outres, aux pas cassés,
de ceux à qui l’on met de petits pantalons
à cause des plaies bleues et suintantes que font
les mouches entêtées qui s’y groupent en ronds.
Mon Dieu, faites qu’avec ces ânes je Vous vienne.
Faites que, dans la paix, des anges nous conduisent
vers des ruisseaux touffus où tremblent des cerises
lisses comme la chair qui rit des jeunes filles,
et faites que, penché dans ce séjour des âmes,
sur vos divines eaux, je sois pareil aux ânes
qui mireront leur humble et douce pauvreté
à la limpidité de l’amour éternel.

 

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Il y a toujours une foi

 

À la fine pointe de solides convictions
Au creux de profondes libérations
Au-delà de longues hésitations
À la source de courageuses réalisations.
Il y a toujours une foi

Quand tu vas au fond des choses
Quand tu poursuis ta route dans la nuit
Quand tu aimes avec un goût d’infini
Quand tu décides de donner la vie.
Il y a toujours une foi

Chez ceux qui voient avec le coeur
Chez ceux qui ne jouent pas leur conscience
Chez ceux qui se reconnaissent une âme
Chez ceux qui parient la liberté contre la peur.
Il y a toujours une foi

Derrière et en avant des peuples courageux
Dans la foulée des justes révolutions
À l’origine des projets collectifs audacieux
Au sein des plus humaines civilisations.
Il y a toujours une foi

Si ton amour l’emporte sur tes haines et préjugés
Si ton esprit croit à la victoire de la vie sur la mort
Si ton espérance vient à bout de tes espoirs trompés
Si tu sais être libre, juste, vrai et fort.
Il y a toujours une foi

Pour ne te laisser arrêter par aucun mur
Pour aller au bout de ton humaine aventure
Pour nouer des solidarités infrangibles
Pour créer des nouveaux possibles.
Quelle est la tienne?

A-t-elle un nom, un visage, une histoire?
Est-elle enracinée dans ton terroir?
Sais-tu la dire, la célébrer, la partager?
Anime-t-elle ta vie, tes amours et tes pensées?
La mienne?

Je l’ai reçue, contestée, enfouie, retrouvée,
toujours en revenant à cet inconnu de Galilée.
Il habite le fond et l’horizon de mon être.
Une folle passion qui me fait renaître.

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Aie pitié de ma faiblesse

 

Ô Dieu, que je voudrais pourtant aimer sans réserve,
voici que je ne puis plus avancer.
Je t’avais bien promis que ce serait de tout moi-même,
et voici que chaque jour, après avoir gagné
sur quelque point je perds sur quelque autre.
Où donc est le temps où j’avançais à grands pas,
où toi même, parfois,
me portait en me comblant de ta tendresse?
J’avais, c’est sûr, bien des combats à livrer
contre moi-même et contre les pressions du monde.
Par mon effort volontaire, mais pressé par ta grâce,
je triomphais.
Je croyais avoir extirpé mon attachement aux bien,
je me croyais guéri des désirs de volupté,
je pensais avoir acquis l’humilité.
Tout me semblait facile à ton service.
Mais j’étais alors dans l’illusion;
je me donnais sans me connaître vraiment…
Je n’ai pas repris mon don
mais je n’avais pas deviné toutes ses exigences.
Maintenant, c’est dans la profondeur de ma faiblesse
que je crie vers toi.
Il n’est pas possible que je me délivre de moi-même,
de la lourdeur de chair qui m’accable,
de mon égoïsme toujours renaissant,
de la complaisance en moi-même.
Seigneur, aie pitié de ma faiblesse.

Louis-Joseph Lebret, o.p.

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La prière parapluie

Ferme ton parapluie, mon frère,
la prière n’est pas un parapluie;
Dieu ne vend pas de parapluie, ma soeur,
il aime trop le vent!

J’avais peur de me mouiller
je me croyais à l’abri
sous ma prière parapluie;
mais tu m’as éclaboussé
par dessous, Seigneur;
la rafale est venue de côté,
et le parapluie troussé!

J’avais cru, sous le parapluie
que tu te tenais toi aussi,
toi le maître de l’Esprit…
Un p’tit coin d’parapluie
un p’tit coin de paradis
c’était ma chance…

J’ai ouvert les yeux,
personne sous le parapluie.
Personne que moi,
un homme au sec,
un homme sec,
doigts crispés sur le manche
de la prière parapluie.

Viens!
maître du vent et de l’Esprit,
emporte aux quatre coins du vent
mon ridicule parapluie
et ma prière paravent!

Toi, le Dieu des sans-parapluie
pousse-moi dehors,
dans le vent,
mouille-moi, Seigneur!

Mais donne-moi, en même temps
le joie et la force
de ceux que tu trempes
de l’Esprit!

 

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Nous sommes débordés

 

Nous voici devant Toi, Seigneur,
à bout de souffle, à bout de courage,
à bout d’espoir.
Perpétuellement écartelés
entre l’infini de nos désirs
et les limites de nos moyens
bousculés, tiraillés,
énervée, épuisés.
Nous voici devant Toi, Seigneur,
enfin immobiles, enfin disponibles.
Voici la souffrance de notre insatisfaction.
Voici la crainte de nous tromper
dans le choix de nos engagements.
Voici la peur de n’en pas faire assez.
Voici la croix de nos limites.
Donne-nous de faire ce que nous devons faire,
sans vouloir trop faire,
sans vouloir tout faire,
calmement,
simplement,
humbles dans nos recherche et notre volonté de servir.
Aide-nous surtout à te retrouver
au coeur de nos engagements,
car l’unité de notre action, c’est Toi, Seigneur,
un seul amour
à travers tous nos amours,
à travers tous nos efforts.
Toi qui es la source.
Toi vers qui tout converge.
Nous voici devant Toi, Seigneur,
pour nous recueillir.

 

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Mourir et ressusciter avec toi !

 

Seigneur crucifié et ressuscité,
Apprends-nous à affronter
Les luttes de la vie quotidienne,
Afin que nous vivions dans une plus grande plénitude.
Tu as humblement et patiemment accueilli
Les échecs de la vie humaine,
Comme la souffrance de ta crucifixion.
Alors les peines et les luttes
que nous apporte chaque journée,
aide-nous à les vivre
comme des occasions de grandir
et de mieux te ressembler.
Rends-nous capables de les affronter
Patiemment et bravement,
Pleins de confiance dans ton soutien.
Fais-nous comprendre
Que nous n’arrivons à la plénitude de la vie
Qu’en mourant sans cesse à nous-mêmes
Et à nos désirs égoïstes.
Car c’est seulement en mourant avec toi
Que nous pouvons ressusciter avec toi.
Que rien, désormais,
Ne nous fasse souffrir ou pleurer
Au point d’en oublier la joie de ta résurrection !
Tu es le soleil éclaté de l’Amour du Père,
Tu es l’espérance du bonheur éternisé,
Tu es le feu de l’amour embrasé.
Que la joie de Jésus soit force en nous
Et qu’elle soit, entre nous, lien de paix,
D’unité et d’amour.
Amen.

 

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Prière du matin

Voici la Prière du Matin « Un jour de plus commence, Jésus en moi veut le vivre » de Madeleine Delbrêl (1904-1964), Mystique chrétienne française qui par son travail d’assistante sociale a fondé les « Equipes Madeleine Delbrêl » où il s’agit « d’y être le Christ » et non « d’y travailler pour le Christ » en rencontrant les gens où ils vivent, en devenant leur ami, en les recevant chez soi et en s’entraidant.


 

« Un jour de plus commence, Jésus en moi veut le vivre. Il ne s’est pas enfermé, Il a marché parmi les hommes. Avec moi il est parmi les hommes d’aujourd’hui. Il va rencontrer chacun de ceux qui entreront dans la maison, chacun de ceux que je croiserai dans la rue, d’autres riches que ceux de son temps, d’autres pauvres, d’autres savants et d’autres ignorants, d’autres petits et d’autres vieillards, d’autres saints et d’autres pécheurs, d’autres valides et d’autres infirmes. Tous seront ceux qu’il est venu chercher. Chacun, celui qu’il est venu sauver.

A ceux qui me parleront, il aura quelque chose à répondre ; A ceux qui manqueront, il aura quelque chose à donner. Chacun existera pour lui comme s’il était seul. Dans le bruit il aura son silence à vivre. Dans le tumulte, sa paix à mouvoir. Jésus en tout n’a pas cessé d’être le Fils. En moi il veut rester lié au Père. Doucement lié, dans chaque seconde, balancé sur chaque seconde comme un liège sur l’eau. Doux comme un agneau devant chaque volonté de son Père. Tout sera permis dans le jour qui va venir, tout sera permis et demandera que je dise « oui ».

Le monde où il me laisse pour y être avec moi ne peut m’empêcher d’être avec Dieu ; comme un enfant porté sur les bras de sa mère n’est pas moins avec elle parce qu’elle marche dans la foule. Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé. Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons, à chaque instant, les envoyés de Dieu au monde. Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé, au long de ce jour qui commence, à toute l’humanité, de notre temps, de tous les temps, de ma ville et du monde entier.

A travers les proches frères qu’il nous fera servir, aimer, sauver, des vagues de sa charité partiront jusqu’au bout du monde, iront jusqu’à la fin des temps. Béni soit ce nouveau jour, qui est Noël pour la terre, puisqu’en moi Jésus veut le vivre encore. Ainsi soit-il. »

Madeleine Delbrêl (1904-1964)

 

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Prière oecuménique pour la paix

 

Dieu unique de toutes les créatures humaines,
tu as créé la terre et le cosmos,
dans toute leur variété, leur beauté et leur fragilité.
Les différents cultures et les diverses religions te cherchent aussi passionnément,
toi l’origine de toutes choses.
Tu veux que tous les êtres ne soient pas une menace
mais une bénédiction réciproque.

Selon ta volonté, le monde doit être
une demeure pacifique et habitable pour tous.
Tu as choisi le Proche Orient pour qu’avec nous il fasse connaître
en de nombreux lieux ton Nom et ta Voie.
Abraham, père dans la foi des Hébreux, des Musulmans et des Chrétiens
a écouté ton appel
dans cette Région qui s’étend entre l’Euphrate et le Tigre, l’Irak actuel.
Tu as promis d’une manière spéciale vie et avenir
à l’ancien et au nouveau peuple d’Israël.
Comme chrétiens et chrétiennes nous te remercions surtout
pour le Seigneur Jésus, notre Frère.
Il est notre PAIX.
Il est venu faire tomber les murs et donner à tous, sans distinction,
vie et avenir.

Nous nous sentons en communion avec les Églises du Proche Orient.
Elles témoignent de l’Évangile de Jésus,
de la force de la liberté sans violence
et de la certitude de la Résurrection.
Nous te supplions aussi
en union avec nos frères et nos sœurs de ces Régions
qui ont leurs sources au Proche Orient.
Tu nous a tous créés à ton image et à ta ressemblance.
Nous sommes tous ton image.
Tu as inspiré à tous ceux qui te cherchent en vérité,
la faim et la soif de la justice
et des désirs de PAIX.
Tous, Musulmans, Chrétiens et membres du Peuple d’Israël,
aspirent ardemment à la réconciliation.

Tous, nous sommes en deuil des victimes de la haine et de la violence.
Tous, nous sommes appelés, selon ton dessein,
à collaborer à la construction d’un monde nouveau.
Nous te demandons:
Prends pitié de toutes les victimes et de tous les coupables.
Nous te prions de mettre fin à cette spirale de violence, d’inimitié,
de haine et de vengeance.

Donne à tous, surtout aux responsables de la politique,
la conviction que le chemin de la PAIX durable
n’est pas la guerre,
mais celui de la PAIX dans la Justice.
Suscite aussi, aujourd’hui, dans toutes les religions abrahamiques,
des personnes qui soient instruments, messagères et messagers
d’un monde différent.
Fais que s’ouvrent les cœurs, et que cesse la guerre
avant même qu’elle commence.
Donne la PAIX durable au Proche Orient.
Fais que partout fleurisse une patrie sûre.

Seigneur, fais que tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté,
de toutes les religions,
du Nord et du Sud, de l’Orient et de l’Occident,
assument leurs responsabilités,
renversent les montagnes des malentendus,
colmatent les crevasses de la haine,
et ouvrent des chemins vers un avenir commun.

Fais taire les armes dans ce monde, qui est notre unique monde,
et fais que résonnent toujours plus fort les clameurs de PAIX.
PAIX pour tous, sans différences.

Seigneur, Dieu unique
Fais de nous tous des instruments de ta PAIX.

Hermann Schalück, ofm

 

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