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Responsable de la chronique : Raphaël Pinet
Dieu en famille

Se priver de privations

Imprimer Par Raphaël Pinet

Ça y est ! C’est le temps du Carême. Il va falloir se creuser les méninges pour savoir de quoi se priver pendant quarante jours ! Après tout, on peut supposer que les quarante jours de Jésus dans le désert n’ont pas été une sinécure. La faim, la soif, l’isolement et pour finir, le Malin. Alors, nous autres, peut-être pouvons-nous faire un petit effort.

Ce sera quoi pour moi cette année ? Moins de chocolat, moins de jeu sur l’ordi’, moins defessebouque, moins de choucroute, moins de touitteur, moins d’heure au bureau, moins de ci, moins de ça. Toujours moins de quelque chose. Pour espérer quoi ? « Avoir » plus de Dieu dans nos vies ?

Mais Dieu ne nous demande pas de nous priver mais de nous augmenter, de nous dilater afin de vivre la vie qu’il nous offre dans la plénitude immédiate de la promesse du Royaume de Dieu.

Alors ? Ne couper sur rien ?

Si couper nos distractions et notre divertissement ne nous apporte pas un supplément de vie sous le regard de Dieu, alors l’effort ascétique n’apportera que sa propre récompense : un vague sentiment d’héroïsme au mieux, ou un diffus sentiment de culpabilité en cas d’échec. La vie en famille représente déjà assez le défi du vivre ensemble. L’amour et la bienveillance dont sont en droit d’attendre de nous, nos enfants et notre conjoint sont au quotidien une forme d’exercice _ d’ascèse _ qui nous rapproche de la manière divine d’aimer.

Alors, ce dont nous nous « priverons » ne sera pas un but mais le moyen de vivre et d’aimer davantage.

Une réflexion au sujet de « Se priver de privations »

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