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Responsable de la chronique : Raphaël Pinet
Dieu en famille

Du brouillard sans la nuit…

Imprimer Par Raphaël Pinet

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Nous habitons une région où le brouillard étend son voile pendant plusieurs mois. Je vous passe les allures fantomatiques des paysages familiers que cette brume quotidienne révèle. Le froid qui s’installe et l’absence de lumière pendant de longs jours affectent l’amoureux du soleil que je suis. C’est dans ces moments-là que l’on pense avec nostalgie aux champs de lavande éclatants de la Drôme provençale. A la longue, le moral s’en ressent et l’âme languit après les beaux jours.

Pourtant, ces régions humides offrent également un spectacle unique et grandiose, celui de levers et de couchers de soleil comme on en voit nulle part ailleurs. Le brouillard, en effet, diffuse comme jamais la lumière incidente en une myriade de couleurs intenses. Le ciel s’enflamme alors comme un immense prisme à la grandeur de tout un panorama.

Ces couleurs donc ne nous émerveilleraient pas si l’humidité brumeuse ne nous cachait pas souvent la lumière du soleil tant désirée.

Souvent, les enfants quand ce ne sont pas les adultes, ne voient que les vicissitudes de la vie sans voir les couleurs que le gris de ces situations désagréables fait apparaître par le fait même. Les récents attentats dont a été victime la France à travers ses enfants ne relèvent certes pas du gris mais du noir le plus complet. Pourtant, j’ai été étonné d’entendre de sources diverses et indépendantes que la peur et les ténèbres que véhiculent ces évènements pouvaient bien entendu enfoncer davantage les personnes dans la dépression au quotidien. Mais elles rappelaient également que l’on peut faire le choix de se rapprocher des siens et leur dire combien on les aime. Cela ne change évidemment rien à la situation mais cela a le mérite de mettre plus de vie dans nos relations interpersonnelles en les replaçant à leur juste place : la plus importante.

Nos enfants apprennent de nous la confiance en l’avenir ou la désespérance d’un monde qui semble plus fou que jamais. Or, nous n’avons que nos pauvres moyens pour deviner ce que sera le monde. Qui peut dire l’avenir avec certitude ? Comme croyants, nous avons l’impérieux devoir d’être plus lumineux au milieu des ténèbres environnantes. Non par nous-mêmes mais en laissant passer la lumière de l’Espérance. De même que Jérémie a posé un geste prophétique dans Jérusalem assiégée en achetant un champ, gage d’avenir et d’enracinement, de même nous devons nous montrer prophète dans nos familles pour annoncer la force de l’Esprit et la Lumière du monde.

« On achètera des champs, dans ce pays que vous présentez comme une ruine sans hommes ni bêtes, livrée entre les mains des Babyloniens. »
Jérémie 32 : 44.

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