Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Francine Paquin
Le rosaire dans la ville

Premier mystère joyeux : L’Annonciation

Imprimer Par Francine Paquin

L’ange vint à Marie et lui dit : «Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.» Marie était toute troublée de ces paroles et se demandait ce que voulait dire cette salutation. Mais l’ange lui dit : Ne crains pas Marie! Tu as trouvé grâce auprès de Dieu.Tu vas être enceinte et tu mettras au monde un fils que tu appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé fils du Très-Haut, et c’est à lui que le Seigneur Dieu donnera le trône de David, son père. Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.

Marie dit à l’ange : Comment cela se fera t-il puisque je n’ai pas de relations avec un homme? L’ange lui répondit : L’Esprit-Saint viendra sur toi, la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Rien n’est impossible à Dieu! Marie dit alors : Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’arrive selon ta parole! Et l’ange se retira d’auprès d’elle. (Lc, 1, 28-38)

Une jeune fille juive, vierge, promise en mariage à Joseph. Mais voilà qu’un ange lui apparaît avec un message de la part de Dieu. C’est inattendu comme le sont pour nous les appels qui viennent parfois chambouler notre vie, déranger nos projets. La demande de l’ange vient du Ciel et la réponse de Marie va changer l’histoire de l’humanité. Comment réagissons-nous aux imprévues du Seigneur lorsqu’il nous invite à changer notre regard, nos manières de vivre?

Marie est fidèle à la loi du Seigneur; elle connaît les prophètes et leurs prophéties, ses parents lui ont enseigné les commandements de Dieu, Marie observe les préceptes de la loi juive. Et voilà qu’un ange vient lui parler, à elle, une toute jeune fille. Marie connaissait cette parole prophétique : «Voici que la Vierge est enceinte et met au monde un fils. On l’appellera Emmanuel, ce qui veut dire : Dieu-avec-nous.» (Mt, 1, 23) Marie ne savait pas que Dieu, par l’intermédiaire d’un ange, lui demanderait d’être sa Mère. Dans sa très grande humilité, Marie entrevoyait certainement de servir Dieu dans l’ombre, dans un amour très pur. Et voilà qu’un ange la visite de la part de Dieu!

Une jeune fille simple à qui l’entourage ne prête pas attention, elle n’a rien fait d’extraordinaire mais son cœur est humble, fidèle à son Dieu qu’elle aime et qu’elle prie avec amour, de tout son cœur. «Tu as trouvé grâce auprès de Dieu.» Ce que les hommes ne peuvent percevoir existe de toute éternité, le projet de Dieu sur Marie : il l’a revêtue d’une beauté céleste, la prédestinant à être la Mère de son divin Fils et de l’humanité. Avant même qu’elle soit révélée au monde, Marie portera en son sein très chaste l’Enfant du Père; elle partagera la vie de Jésus, ses souffrances, elle le couvrira de la pureté de son amour. Marie est le premier Tabernacle vivant, Jésus se sait aimer, elle sera son plus fidèle disciple. Il fallait à Jésus une Mère sainte, immaculée, préservée du péché originel et rachetée avant toute créature par le sang de Jésus. Dieu désirait pour son divin Fils une humble et sainte Demeure, une Vierge-Mère infiniment aimante dont toute la vie serait consacrée, donnée à l’amour de Dieu et des êtres humains.

Un jour, à la proclamation de l’Évangile, Jésus dira : «Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume.» (Mt, 11, 25) Dieu a posé son regard sur Marie, la comblant de toutes grâces, l’âme de la Vierge Marie est la bonne terre fertile en qui Dieu s’est plu à se révéler, lui ouvrant les trésors de son divin Coeur. Tout au long de sa vie terrestre, Marie méditait les paroles, les événements qui entouraient la vie de son divin Fils. Dans la souffrance, la joie, l’accueil du quotidien, Marie entrait dans le plan divin, participait à la rédemption de l’humanité. Elle suivit Jésus jusqu’à la croix, son âme meurtrie intimement unie à celle de son Enfant mourant a partagé ses souffrances, son amour de l’humanité dont elle est devenue la Mère.

Marie a répondu oui à la demande de l’ange envoyé par Dieu, son fiat était sans équivoque, sincère et totale. La Parole de Dieu nous invite à être clair et décisif dans nos engagements : que votre oui soit un oui, votre non un non. (Jc, 5,12) Dieu n’a cessé au cours des siècles de nous faire ses demandes, ses invitations à le suivre, à être témoin de l’Évangile. Dieu ne force jamais la porte de notre cœur, il nous a créés libres et il respecte notre liberté comme il a respecté celle de Marie à la demande de l’ange Gabriel. À l’exemple de la Vierge Marie, choisirons-nous de dire oui aux invitations de Dieu, à suivre Jésus dans la joie comme dans la peine, même jusqu’à la croix, au don total de notre vie?

Nous te remercions et te bénissons, ô Vierge Mère pour ton oui à la volonté de Dieu. Tu as consenti à entrer dans le projet de Dieu sans en connaître le prix, seul l’amour, dans une confiance absolue te portait. Ton fiat a précédé les nôtres, ton amour maternel conduit nos pas sur les chemins où l’Amour se fait chair au cœur de notre cœur. Que la réponse de Marie à la demande de l’ange résonne en nous comme au jour de l’Annonciation afin de nous associer à son âme missionnaire, au cœur de nos frères et sœurs. Comme Marie, laisserons-nous l’Esprit de Dieu nous féconder, nous ouvrir aux dons et aux grâces dont il veut nous combler?

Aimons et vénérons notre Sainte Mère, contemplons en Elle les merveilles de Dieu. Comme elle, soyons cette terre fertile où Dieu veut établir son Règne. Laissons-nous aimer à la dimension du Coeur de Dieu. La jeune fille de Nazareth est devenue la Mère de Dieu… À Dieu, rien n’est impossible. Marie, donne-nous tes bras pour accueillir ton Enfant-Dieu. Soyons des phares lumineux dans le monde que nous côtoyons. Avec Marie, nous pourrons dire et chanter son Magnificat : «Le Seigneur a fait pour moi des merveilles, Saint est son Nom.»

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