Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Francine Paquin
Le rosaire dans la ville

Le couronnement de Marie au ciel 

Imprimer Par Francine Paquin

Cinquième mystère glorieux

 Les hommes réalisent des exploits en différents domaines, ils obtiennent la gloire, la reconnaissance des autres, ils sont rétribués pour leurs mérites, ils reçoivent des médailles, des trophées. Ils mettent à profit leurs talents par des découvertes, médicales et autres.

Qu’est-ce qui t’a valu, ô Marie, humble fille de Nazareth, d’être couronnée Reine du ciel! Lors de ta vie sur terre, tu n’as réalisé aucun exploit, tu n’étais pas reconnue de tes contemporains, tu as même été considérée comme la mère d’un malfaiteur alors que l’on conduisait ton Fils Jésus à la croix. Qu’est-ce qui t’a valu de recevoir un tel honneur, Vierge Marie! Tu ne reçois pas ta couronne pour avoir triomphé de défis humains ni pour avoir remporté une victoire sur d’autres participants ni pour avoir été l’héroïne d’une découverte. Non. Ta royauté, Vierge Marie est teintée de la gloire de Dieu. La cour céleste s’émerveille devant le rayonnement de la Mère du Christ, elle honore l’humble Servante du Seigneur; alors que tu es couronnée dans les Cieux,, les bienheureux et les anges te célèbrent.

Ta gloire ô Marie, est intimement liée à celle de Jésus, ta victoire est d’avoir embrassé la croix de ton divin Fils, ta disponibilité au projet du Père. Sous la mouvance de l’Esprit-Saint, tu as accueilli en ta chair et âme, Jésus, le Fils de Dieu, tout en demeurant Vierge. Tu connaissais les prophéties au sujet de ton Enfant, sans tout comprendre, tu les as accueillies, ton cœur de maman, avec Jésus, ira jusqu’au consummatum est de l’amour. Du jour de l’annonciation jusqu’à ton assomption, ta vie fut intimement liée à celle de ton Enfant. Le vieillard Simon te l’avait prédit : «Un glaive te transpercera l’âme.» (Lc, 2, 35) Tout au long de ta vie, Marie, tu as communié aux souffrances physiques et morales de Jésus en vivant chaque étape : la fuite en Égypte, la perte de ton Enfant à Jérusalem, le refus de ton peuple à reconnaître en Jésus le Messie, le chemin de croix, la mort de Jésus en croix, sa mise au tombeau. Tu as toujours été là, conservant en ton cœur immaculé les richesses du salut, richesses inconnues des hommes. Le glaive de l’amour, de l’amour non compris, non partagé, a percé ton âme. Comme Jésus, tu as tout donné, ce qui t’a valu Vierge Marie, la couronne du martyre et Dieu t’a glorifiée.

Aujourd’hui, la cour céleste tout entière te célèbre. Ta couronne est tissée du don de ta vie, de tes prières, de tes offrandes, de tes intercessions pour nous, des grâces accordées par ton Fils. Les saints et les anges te vénèrent, tes enfants de la terre te prient et t’aiment, ils sont les joyaux de ta couronne. Tu règnes auprès de Jésus, tu es Mère et Reine auprès du Christ-Roi, tu intercèdes pour tes enfants afin que chacun d’eux te rejoigne un jour au Paradis. Bienheureuse au cœur de la Trinité Sainte, tu jouis du bonheur de Dieu. Ta fidélité à ta mission de Mère du Christ et notre Mère te couronne Vierge Mère.

De ton amour pour nous rejaillit ta gloire, ton rayonnement s’étend de par toute la terre, tes enfants chantent tes louanges, nos cœurs proclament ta glorieuse sainteté, ta céleste beauté fait la joie de Dieu et la nôtre. Marie, le saint Berceau du Christ, tu continues à collaborer à l’oeuvre de Dieu en tant que Mère du Christ et de l’Église.

Aujourd’hui, Vierge Marie, tu rayonnes dans les Cieux tout en demeurant présente à tes enfants; les fruits de ta mission sur terre prolongent ton couronnement dans les cieux et tes enfants en bénéficient; ils reconnaissent en toi leur Souveraine bien aimée. Servante du Seigneur. tu fais la gloire de Dieu en nous conduisant à la plénitude de l’Amour. Ton couronnement trouve son apogée dans celui du Christ Roi; en toi, Vierge Mère, l’oeuvre de Dieu atteint sa perfection.

 

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