Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Francine Paquin
Le rosaire dans la ville

L’enfance de Dieu

Imprimer Par Francine Paquin

N’étouffez pas le cri de l’enfant,

Ne retenez pas le souffle de son cœur,

Laissez-le gambader dans le soleil levant

Respirer la rosée du matin.

Montrez-lui la fourmi laborieuse,

Les étoiles floconneuses,

Cueillez avec lui la beauté d’un arbre fleuri,

Découvrez-lui le papillon à l’état de chenille,

Glissez entre ses mains le sable fin des eaux caressantes !

À la hauteur de ses années,

Construisez de vos mains les châteaux qui l’habitent,

Parsemez ses pas des teintes de l’arc-en-ciel

Protégez-le du paravent de votre amour

Et tracez sa route de votre présence.

Laissez-le boire au vase de son éternité

Alors que ses pas basculent dans l’herbe haute,

Laissez-le humer l’odeur d’un bouton de rose

Et s’agripper à la fragilité d’une tige ;

Qu’il ne tombe pas du vertige de son effort et de ses espérances !

Du babillage de son enfance,

Laissez-le murmurer à votre oreille le chant du ruisseau,

Gazouillez à votre cœur les timides tentatives de sa jeune vie.

Ouvrez ses pétales dans la brise printanière d’une promesse réalisée,

Reconnaissez le mystère des anges

Quand sur votre front il dépose son plus doux baiser,

Clamez sur vos cithares la bénédiction que le Ciel vous envoie !

Entamez avec lui votre cantique inachevé,

Effleurez vos rêves contre sa joue

Et souriez au regard qui vous cherche.

Séchez l’eau qui vacille dans ses yeux,

Réchauffez-le du feu d’une caresse

Et laissez-le trouver son ciel dans le firmament de votre sourire !

Laissez-le vous toucher jusqu’à vous fendre l’âme !

Qu’éclatent les années refoulées couvrant en vous

L’enfant retenu au sein de vos entrailles !

Laissez-vous étreindre de la douceur de sa tendresse

Jusqu’à baigner l’éclat de son rire de vos larmes,

Dégustez l’eau vive de sa poésie

À en désaltérer en vous l’enfant égaré.

Agenouillez les fardeaux que vos épaules ont portés

Et recueillez du sel de la terre la petite main posée sur vos lèvres.

Ne feignez pas de ne pas comprendre le don que sa vie à peine éclose

Ouvre à votre espérance inavouée !

Buvez au cœur de sa joie votre désir d’éternité !

Communiez à la beauté de sa lumière,

Entrez dans les jardins de son enfance,

Laissez-le panser vos blessures à la clarté de son innocence,

Vous éclairer de l’intelligence de son audace,

Laissez-le vous soigner de la foi qui l’anime.

Alors qu’il vous abandonne sa vie,

Pénétrez avec lui au cœur de l’offrande.

Quand l’enfant aura lavé les écorchures de ses mains

Et glorifié la joie de sa tendresse à l’écho de votre âme,

Alors, vous reconnaîtrez le Cœur de Dieu au seuil de votre cœur :

Discret, amoureux, passionné de vous.

À votre visage s’ouvrira celui de l’Amour,

Fragile, brûlant du désir de vous rencontrer !

Vous entendrez enfin,

Provenant d’un lointain murmure,

Traversant les années,

La Prière de l’enfant parvenir à votre cœur,

Limpide comme une eau de source,

Glisser en vous ses prodiges de douceur ;

Des sons mélodieux, plus suaves que tout accord humain

Vous révéleront l’enfance de Dieu pour vous enivrer de délices

Jusqu’ici encore insoupçonnés !

Du désir passionné de votre bonheur,

L’Amour se tiendra là,

À la porte de votre cœur,

Fragile et confiant comme un tout petit,

Espérant que vous le laissiez entrer dans son ciel préféré :

N’étouffez pas le cri de l’enfant,

Ne retenez pas le souffle de son cœur,

Laissez-le gambader dans le soleil levant

Respirer la rosée du matin.

Montrez-lui la fourmi laborieuse,

Les étoiles floconneuses,

Cueillez avec lui la beauté d’un arbre fleuri,

Découvrez-lui le papillon à l’état de chenille,

Glissez entre ses mains le sable fin des eaux caressantes !

À la hauteur de ses années,

Construisez de vos mains les châteaux qui l’habitent,

Parsemez ses pas des teintes de l’arc-en-ciel

Protégez-le du paravent de votre amour

Et tracez sa route de votre présence.

Laissez-le boire au vase de son éternité

Alors que ses pas basculent dans l’herbe haute,

Laissez-le humer l’odeur d’un bouton de rose

Et s’agripper à la fragilité d’une tige ;

Qu’il ne tombe pas du vertige de son effort et de ses espérances !

Du babillage de son enfance,

Laissez-le murmurer à votre oreille le chant du ruisseau,

Gazouillez à votre cœur les timides tentatives de sa jeune vie.

Ouvrez ses pétales dans la brise printanière d’une promesse réalisée,

Reconnaissez le mystère des anges

Quand sur votre front il dépose son plus doux baiser,

Clamez sur vos cithares la bénédiction que le Ciel vous envoie !

Entamez avec lui votre cantique inachevé,

Effleurez vos rêves contre sa joue

Et souriez au regard qui vous cherche.

Séchez l’eau qui vacille dans ses yeux,

Réchauffez-le du feu d’une caresse

Et laissez-le trouver son ciel dans le firmament de votre sourire !

Laissez-le vous toucher jusqu’à vous fendre l’âme !

Qu’éclatent les années refoulées couvrant en vous

L’enfant retenu au sein de vos entrailles !

Laissez-vous étreindre de la douceur de sa tendresse

Jusqu’à baigner l’éclat de son rire de vos larmes,

Dégustez l’eau vive de sa poésie

À en désaltérer en vous l’enfant égaré.

Agenouillez les fardeaux que vos épaules ont portés

Et recueillez du sel de la terre la petite main posée sur vos lèvres.

Ne feignez pas de ne pas comprendre le don que sa vie à peine éclose

Ouvre à votre espérance inavouée !

Buvez au cœur de sa joie votre désir d’éternité !

Communiez à la beauté de sa lumière,

Entrez dans les jardins de son enfance,

Laissez-le panser vos blessures à la clarté de son innocence,

Vous éclairer de l’intelligence de son audace,

Laissez-le vous soigner de la foi qui l’anime.

Alors qu’il vous abandonne sa vie,

Pénétrez avec lui au cœur de l’offrande.

Quand l’enfant aura lavé les écorchures de ses mains

Et glorifié la joie de sa tendresse à l’écho de votre âme,

Alors, vous reconnaîtrez le Cœur de Dieu au seuil de votre cœur :

Discret, amoureux, passionné de vous.

À votre visage s’ouvrira celui de l’Amour,

Fragile, brûlant du désir de vous rencontrer !

Vous entendrez enfin,

Provenant d’un lointain murmure,

Traversant les années,

La Prière de l’enfant parvenir à votre cœur,

Limpide comme une eau de source,

Glisser en vous ses prodiges de douceur ;

Des sons mélodieux, plus suaves que tout accord humain

Vous révéleront l’enfance de Dieu pour vous enivrer de délices

Jusqu’ici encore insoupçonnés !

Du désir passionné de votre bonheur,

L’Amour se tiendra là,

À la porte de votre cœur,

Fragile et confiant comme un tout petit,

Espérant que vous le laissiez entrer dans son ciel préféré :

Le cœur de son enfant.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le rosaire dans la ville

Les autres chroniques du mois