Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Francine Paquin
Le rosaire dans la ville

Saint-Joseph, l’époux de la Vierge Marie

Imprimer Par Francine Paquin

Saint Joseph, je veux apprendre à te connaître pour mieux t’aimer, pour mieux servir notre Père céleste en regardant tes vertus. Tu as dit oui au projet du Père, renonçant à tes projets personnels pour répondre à celui de Dieu et l’accomplir de tout ton cœur. Tu aimais Marie, ton épouse, tu désirais fonder une famille avec elle. Mais Dieu en avait décidé autrement, il avait pour toi un projet de vie immensément plus grand. Il te voulait père non d’une famille humaine, ce qui aurait été très bien mais d’une famille céleste. Il voulait te confier son Enfant, son divin Fils, il comptait sur toi, il croyait en toi, tu es un homme juste et humble, ouvert au projet de Dieu. 

Devant la grossesse inattendue de ton épouse, ton projet d’amour avec elle s’effondrait. Tu aimais Marie pour la beauté de son âme, comment pouvait t-elle t’avoir trompé! Quelle douleur profonde a envahi ton âme! Que de doutes ont blessé ton cœur aimant lorsque tu as constaté que Marie était enceinte alors que vous n’aviez pas encore habité ensemble. Tu avais formulé de beaux projets, une vie heureuse et familiale avec elle et voilà que ta bien aimée est enceinte. Tu te retrouvais devant l’inconcevable, l’impensable. Comme tu es un homme juste, tu n’as pas voulu la dénoncer publiquement, tu as préféré la renvoyer en secret, ne voulant pas nuire à sa réputation. Mais voici que l’ange t’avertit dans ton sommeil : «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit-Saint; elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : le Seigneur sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.» (Mt, 1, 20-21) Ainsi la parole du prophète s’accomplit : «Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : «Dieu avec nous» (Mt, 1, 23)  Aux paroles de l’ange, tu as pris Marie chez toi. Sans tout comprendre, tu accueillais le plan de Dieu.

Marie n’a rien dit, confiante, elle s’en est remise à Dieu, elle a laissé à Dieu le soin de rétablir la vérité si tel était son désir, s’abandonnant à sa sainte volonté. Mais Dieu ne pouvait aller à l’encontre de son plan de vie et d’amour qu’il avait formulé de toute éternité pour sa sainte Mère et pour toi. Tu étais son élu, le choix de son cœur. Alors, il t’a révélé ce qu’il attendait de toi et tu as obéi à sa volonté. Tu es devenu à l’instant même le saint protecteur du fils de Dieu et de la Vierge Marie, celui qui a pu contempler Jésus dans le sein très chaste de la Vierge Marie.  

 Le jour de la naissance approchait. Tu voulais offrir à ton épouse un endroit décent pour la naissance de l’Enfant mais les hommes de ton temps vous ont fermé leur porte, aucun endroit n’était disponible pour vous. Mais le projet de Dieu était tout autre. Son divin Fils venait pour servir et sauver l’humanité. Il ne voulait pas entrer dans le monde avec les honneurs qui lui revenaient en tant que roi, aussi, il a choisi la pauvreté d’une étable, une mangeoire pour naître afin de nous approcher avec la fragilité d’un Enfant. Et toi, bon saint Joseph, tu as été témoin des merveilles de Dieu. Tu as accueilli les bergers et les mages venus adorer l’Enfant-Dieu. Un Dieu qui épouse notre terre au creux d’une mangeoire pour que nous devenions nous aussi, nourriture de vie les uns pour les autres. Un Dieu qui veut guérir le genre humain non par la force mais par la vulnérabilité d’un Enfant qui a aimé le premier en se faisant mendiant du cœur humain, du cœur des siens. Avec Marie, tu fus sur cette terre le premier à adoré Jésus, tu t’es prosterné devant cet Enfant que le Père céleste te confiait. Quelle contemplation devait être la tienne, unie à celle de la Mère de Dieu! Que de louanges ont jailli de ton cœur!

Durant ta vie terrestre, bon saint-Joseph, tu as pris soin de Jésus et de sa sainte Mère et je veux te remercier pour ton dévouement auprès d’eux. Aux paroles de l’ange envoyé pour t’avertir de ce que tu devais faire devant les menaces d’Hérode qui voulait tuer l’Enfant, tu n’as pas crains de  prendre avec toi la Mère et l’Enfant pour fuir en Égypte, un pays étranger. Dans ta foi, tu savais que le Père veillait sur vous, qu’il te guidait chaque jour dans ta mission de protecteur auprès de ceux qu’il te confiait.

Le Ciel te révélait la beauté du mystère de la sainte Famille. Que de moments d’intimité tu as connus avec l’Enfant Jésus alors que tu remplissais ton rôle de père auprès de lui; tu l’éduquais à sa vie d’enfant et d’adulte, lui enseignant le métier de charpentier. Lorsqu’il était petit, tu l’as certainement pris dans tes bras, lui prodiguant tous les soins et l’amour de ton cœur de père nourricier. Et lorsque Jésus épanchait son cœur dans le tien, combien ces temps privilégiés ont dû être un baume de douceur et de tendresse à ton cœur de père. Jésus t’aimait, il te respectait et te vénérait pour ton amour filial à la volonté de son Père céleste. En Jésus, tu voyais l’Envoyé de Dieu. Tu ne comprenais pas tout mais tu demeurais disponible à la réalisation du projet de Dieu en son Fils Jésus qui venait sur terre prendre notre humanité pour nous révéler l’amour de son Père, nous réconcilier avec Lui, faisant de nous ses enfants bien aimés.

Bon saint-Joseph, maintenant, tu contemples la Trinité sainte, tu vénères la sainteté de la Vierge Marie dans toute sa splendeur de Mère du Christ et notre Mère, tu reçois la récompense de ton amour filial pour avoir accompli ta mission auprès de ceux que le Père t’avait confiés, alors que tu baignes dans la béatitude céleste, jette un regard sur notre terre. Il me semble que Jésus a pour toi un regard de tendresse particulier, tu as pris soin de lui sur terre alors qu’il n’était qu’un enfant, tu as veillé sur la Vierge Marie, sa Mère, tu as renoncé à tes projets pour accomplir celui de Dieu. J’entrevois une douce complicité, de l’émerveillement dans ce regard que Jésus pose sur toi aujourd’hui alors que tu l’as rejoint auprès de son Père, de notre Père. 

Bon saint-Joseph, tu as collaboré à la réalisation du salut de l’humanité en accomplissant la volonté de Dieu dans ta vie. Auprès de la Vierge Marie, tu reçois la couronne de gloire, tu prends la place qui te revient et tu continues d’intercéder pour nous auprès de Dieu. Comme en ces jours passés, alors que tu bénissais l’Enfant et sa Mère, laisse descendre sur nous ta bénédiction, sur les enfants de Marie, les enfants du Père.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le rosaire dans la ville

Les autres chroniques du mois