Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

Notre-Dame des Écoles

Imprimer Par Francine Paquin

Septembre annonce la rentrée des classes. N’est-ce pas le temps de faire connaître la Patronne de ces jeunes et des personnes qui sont greffées à l’éducation des ces jeunes!  Il est venu le temps de prier la Vierge Marie sous le vocable de Notre-Dame des Écoles, Notre-Dame de toutes les écoles de la vie et de la foi, Étoile de la Nouvelle Évangélisation!  Sous la plume de Marguerite, présidente de l’association de N.D.É., voyons comment Marie conduit elle-même ses enfants à la réalisation de son œuvre.

En 2011, je me rendais à Rome pour assister à la béatification de Jean-Paul II. Grâce à son Encyclique Redemptoris Mater,j’ai compris la signification profonde et universelle de la dévotion à N.D.É. Sous ce titre, nous honorons la Vierge Marieen action,dans sa mission de Mère Éducatrice,mission reçue au pied de la Croix lorsque Jésus nous la donna comme Mère et qu’elle nous accueillit, nous tous ses enfants nés de son Coeur transpercé.

Dans le but d’assister à la béatification de Jean-Paul II, j’eus la grande joie de rencontrer le pape Benoît XVI, à qui je remis une image de Notre-Dame des Écoles et qui me donna sa bénédiction. Le Saint-Père avait déjà donné sa bénédiction apostolique à tous ceux qui s’étaient réunis le 30 avril 2008 pour célébrer le 50e anniversaire du couronnement de N.D.É. par le Cardinal Léger, au nom du pape Paul XII, un événement marquant dans l’histoire de N.D.É. puisque le couronnement d’une statue est la reconnaissance officielle la plus haute de l’Église envers la dévotion qu’elle représente. (extrait des paroles du pape) «Le Saint-Père demande à la Vierge Marie, Mère de la connaissance et de l’amour, de les aider dans leur charge de participer à la transmission de la foi catholique, auprès des enfants et des jeunes grâce à l’éducation religieuse à l’école, pour assister et soutenir les parents dans leur haute mission éducative.» 

L’histoire de la redécouverte de N.D.É. et de son histoire, tombée dans l’oubli pendant 40 ans, commence avec une statue abandonnée sur le bord du chemin dans une rue de la ville de Québec. L’ayant aperçue, ma sœur et mon père la ramènent à la maison et lui construisent un abri dans le jardin. Ce n’est que deux ou trois ans plus tard que ma sœur découvre son nom en entrant dans l’école primaire de Baie St-Paul où se trouvait une statue semblable. En apprenant que j’étais impliquée dans la fondation d’une école privée catholique à Halifax où je vivais, elle me fit cadeau de la statue qui donna son nom à l’école Our Lady of Schools.

Le nom de notre école a suscité la curiosité et de nombreuses questions auxquelles personne ne pouvait répondre jusqu’à ce que deux ans plus tard, après de longues recherches, nous découvrions que la dévotion à N.D.É. avait eu son origine en France en 1894, cent ans exactement avant la découverte de la statue par ma sœur, mais qu’elle n’avait pas survécu à la destruction des écoles confessionnelles. Cependant, elle avait eu le temps de passer au Canada et le Cardinal Tachereau, archevêque de Québec, primat de l’Église canadienne, l’avait confiée aux sœurs de la Congrégation Notre-Dame, fondée par sainte Marguerite Bourgeois. De là, elle rayonna au Québec, au Canada, aux États-Unis et alla même sur les cinq continents.

Ramenée en 2005 au Québec, ma province natale, la Providence m’a montré que ses voies n’étaient pas les miennes… Je me suis demandée si je n’étais pas appelée à faire au Québec ce que j’avais fait en Nouvelle Écosse, c.a.d. travailler à la fondation d’une école privée catholique. Après avoir reçu la bénédiction du cardinal Marc Ouellet, alors archevêque de Québec, j’ai considéré la question de savoir par où commencer… La tâche me paraissait bien au-delà de mes forces, je suis arrivée à la conclusion que je devais commencer par me procurer une statue de Notre-Dame des Écoles. Avant l’ouverture de notre école à Halifax, j’avais eu à la maison, la statue donnée par ma sœur, ce qui m’inspirait de prier N.D.É. et m’encourageait dans les difficultés que je rencontrais. Je me suis mise à chercher une statue, mais sans succès.

Je commençais à désespérer lorsque plusieurs mois plus tard, je me rendis à Barry’ Bay, un petit village au nord de l’Ontario, pour donner un cours dans un collège catholique fondé en l’an 2000. Voici qu’en ouvrant la porte du Collège, je me retrouve nez à nez avec une statue de N.D.É.  C’est cette statue que le Cardinal Marc Ouellet est venu bénir au Monastère de la Croix Glorieuse en la fête de l’Assomption, le 15 août 2007, et qui s’y trouve toujours.

Le 20 octobre suivant, troisième samedi du mois d’octobre, fête de N.D.É., le cardinal Marc Ouellet célébrait, à la cathédrale de Québec, une messe solennelle à l’occasion du 60ième anniversaire de la proclamation par le pape Pie XII de N.D.É., patronne des écoles et de la jeunesse étudiante de la province de Québec (55ième anniversaire pour le Canada entier). Cette messe avait lieu après la marche pacifique organisée par la CLÉ devant l’assemblée nationale du Québec afin de dénoncer l’imposition par l’État du cours d’Éthique et de culture religieuse et défendre la liberté des parents de choisir un enseignement religieux à l’école conforme à leurs convictions.

Les responsables de la marche ne savaient pas que ce jour coïncidait avec la fête de N.D.É. À la fin de la messe, le cardinal lança l’Association N.D.É. dont les deux buts sont : faire connaître et prier N.D.É. et de promouvoir l’éducation catholique à tous les niveaux et sous toutes ses formes. J’eus à retourner à plusieurs reprises à Rome, toujours en lien avec N.D.É. Par exemple, à l’automne 2013, je m’y rendais pour représenter l’Association de N.D.É. aux journées mariales des 12 et 13 octobre. J’eus la joie de rencontrer le pape François qui m’encouragea en me disant que ce que je faisais pour l’éducation catholique était très important; il bénit la statue de N.D.É.

En octobre 2015, le jour même de la fête de N.D.É., je découvris le Rosaire vivant, une initiative de Pauline Jaricot pour appuyer l’oeuvre de la propagation de la foi. Jean-Paul II à qui nous devons l’expression désignant Marie comme l’Étoile de la Nouvelle Évangélisation m’avait déjà fait comprendre que non seulement, nous devions prier N.D.É. notre Mère Éducatrice mais qu’il fallait le faire aussi en disant et en méditant le chapelet. En découvrant le Rosaire vivant, j’ai saisi que là se trouvait l’appui dont l’Association de N.D.É. avait besoin pour prendre son essor, en même temps que le moyen de faire prier et méditer le chapelet, mystère par mystère.

En s’engageant à prier et à méditer une dizaine de chapelet par jour, les membres s’engagent à prier les uns pour les autres et à prier pour l’oeuvre de N.D.É., afin que notre Mère Éducatrice soit connue et aimée et qu’elle puisse accomplir sa mission d’éducation auprès de chacun de nous, dans nos familles, nos sociétés et dans l’Église. Bien sûr, il y aurait encore beaucoup à dire. Les rencontres à Rome et plusieurs autres événements ont propagé la mission de N.D.É.  Le 2 février est né le premier Rosaire vivant suivi de plusieurs autres au Québec et ailleurs.

La Vierge Marie nous veut à son écoute, elle interpelle ses enfants, désirant le bonheur pour chacun de nous; elle nous invite à prier le Rosaire en communion avec les autres afin que le Règne de Dieu s’établisse sur la terre. Si tu te sens interpellé(e) à te joindre aux autres pour collaborer aux oeuvres de Marie, je t’invite à visionner ces deux reportages :


 http;//www.ecdq.tv/la-devotion-a-notre-dame-des-ecoles/ reportage fait par ECDQ.TV

   https://WWW.youtube.com/watch?v=XEqiHPsK3aE&feature=youtu.be reportage fait par Sel et Lumière TV

Pour toutes informations : Marguerite Marie Bourbeau, présidente
Association Notre-Dame des Écoles/ Our lady of Schools :
 associationnde@gmail.com

ou téléphoner à : 418 – 457 -3880

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