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Responsable de la chronique : Gilles Leblanc
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Des fils bien aimés : L’ÉTOILE DE NOËL et MERVEILLEUX

Imprimer Par Gilles Leblanc

Entre Noël et le Jour de l’An, le cinéma est plus populaire qu’à l’accoutumée pour bien des familles. Traitant de « fils » désirés et entourés, deux films nous semblent plus particulièrement attrayants pour le temps des Fêtes. Dans L’ÉTOILE DE NOëL, le réalisateur Timothy Reckart présente en animation tout ce qui entoure la naissance de Jésus, le « fils de Dieu fait homme », d’une façon originale, moderne et humoristique. Pour sa part dans MERVEILLEUX, le réalisateur Stephen Chbosky émeut en racontant l’histoire lumineuse d’un jeune handicapé de 10 ans, adoré de ses parents et qui est parvenu à l’âge d’affronter le monde extérieur et ses embûches.   

L’ÉTOILE DE NOËL

Il est rare, voire exceptionnel, que le cinéma d’animation se lance dans l’adaptation de grands récits religieux. C’est pourtant ce que la société américaine Walden Media (CHRONIQUES DE NARNIA) vient de faire en produisant un récit inspiré de l’Annonciation, de la Nativité incluant la visite des mages, et ce, en adoptant le point de vue des animaux de la crèche. 

Troublé dans son sommeil par la clarté d’une étoile inhabituelle dans le ciel de Galilée, Bo, un petit âne courageux, rêve d’une vie meilleure loin du monotone quotidien du moulin du village de Nazareth. Fuyant son maître, un meunier brutal, il trouve refuge dans le foyer de Marie et Joseph, nouvellement mariés.

Avec ses compagnons, David, une colombe débrouillarde, et Ruth, un mouton candide, Bo accompagne le couple dans un déplacement vers Bethléem, l’aidant à échapper aux griffes d’un soldat romain et de ses deux chiens féroces, envoyés par le roi Hérode pour tuer le « fils de Dieu ». Rejoints par trois chameaux excentriques et quelques animaux de la ferme, Bo et ses amis suivent l’Étoile… et vont devenir les héros méconnus de la plus belle histoire jamais contée : celle du premier Noël.

Produite par la branche chrétienne des studios Columbia, cette variation fantaisiste sur le thème de la Nativité désarçonne et divertit en égale proportion. Les nombreux clichés et les dialogues artificiels sont compensés par une étonnante irrévérence, un rythme soutenu, une animation compétente et des prestations vocales enthousiastes.

Un vrai bonheur pour les cinéphiles en herbe et leurs parents!

MERVEILLEUX

Inspiré du livre éponyme de R.J. Palacio, le film brosse le portrait bouleversant d’un enfant défiguré, et ce, dans le contexte de la différence et du regard des autres.

Auggie Pullman est né avec une malformation du visage que plus de 25 opérations n’ont pas réussi à corriger complètement. Jusqu’à maintenant, sa mère lui a toujours fait l’école à la maison, mais c’est désormais le temps pour le jeune garçon d’affronter la réalité et de fréquenter une école primaire normale.

Comme ses parents le craignaient, Auggie, le visage couvert de cicatrices, est rapidement victime d’intimidation de la part de ses camarades de classe. Son amitié avec un élève compréhensif et le support de sa famille l’aident à traverser l’épreuve.

Le réalisateur aborde avec respect et empathie le thème du rejet social, en variant habilement les points de vue sur la façon de percevoir l’état particulier du personnage principal (attachant Jacob Tremblay, déjà merveilleux dans ROOM : LE MONDE DE JACK). Un parti pris original qui rend l’exercice attendrissant, malgré quelques excès de sentimentalisme et un dénouement plutôt convenu.

Un film qui fera du bien aux spectateurs, petits et grands.

Gilles Leblanc

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