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Responsable de la chronique : Gilles Leblanc
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Jamais plus la guerre! : UN SAC DE BILLES et WONDER WOMAN

Imprimer Par Gilles Leblanc

Les scènes de guerre sont nombreuses au cinéma. Chacun à sa manière, deux films récents en montrent les horreurs et souhaitent que les conflits entre nations disparaissent.

Dans UN SAC DE BILLES, le réalisateur québécois Christian Duguay raconte la merveilleuse odyssée de deux jeunes Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. De son côté, l’Américaine Patty Jenkins gagne son pari avec WONDER WOMAN qui relate la épopée spectaculaire d’une jeune Amazone soucieuse de mettre ses superpouvoirs à l’action pour mettre fin à la guerre entre des humains.

 

UN SAC DE BILLES

Poursuivant son aventure française (JAPPELOUP, BELLE ET SÉBASTIEN – L’AVENTURE CONTINUE), Christian Duguay s’attaque cette fois-ci au célèbre roman autobiographique de Joseph Joffo.

En 1942, même en pleine occupation de Paris, des garçons jouent toujours aux billes. C’est donc tout naturellement que le film s’ouvre sur une partie acharnée entre Joseph et ses copains. Sur un ton plus dramatique, l’ennemi nazi a décidé du port obligatoire de l’étoile jaune pour tous les Juifs et le père du jeune garçon pressent que le danger se fait plus immédiat.

Prévoyant le pire, le barbier juif Roman organise la fuite de sa famille vers Nice, en zone libre, en obligeant son fils cadet, âgé de dix ans, à partir seul avec son frère Maurice, de deux ans son aîné. Joseph garde au creux de la main une petite bille bleue nacrée, sorte de porte-bonheur symbolisant le lien ténu avec ce cercle familial dont il est désormais séparé. Démarrées dans des nuances de gris à Paris, les teintes se font plus chaudes au fur et à mesure de l’avancée des enfants vers le Sud, et enfin vers la Suisse.

Le pôle central du film demeure le cocon familial et plus particulièrement la figure du père, celui à qui avec une aisance incontestable Patrick Bruel prête son assurance naturelle et son éternel charisme. Le couple qu’il forme avec Elsa Zylberstein (Anna), toute de douceur et de retenue, fonctionne merveilleusement. Leur bonheur d’être ensemble est palpable. Leur osmose avec les deux jeunes comédiens, dont le naturel fait merveille, est totale et nous convainc aisément de la force indestructible qui unit les membres de cette famille exemplaire.

Un film qui surprend par sa dimension bon enfant et empreinte d’optimisme!

WONDER WOMAN

C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. En 1918, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsque le militaire lui raconte que, depuis quatre ans, une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux troupes alliées dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

L’actrice israélienne Gal Gadot en Wonder Woman est non seulement d’une beauté spectaculaire, mais elle dégage aussi une force tranquille, une assurance sauvage et une grâce féroce qui la transforment en une combattante aussi magnifique que redoutable. Autour d’elle, on retrouve des partenaires de jeu impeccables dont Chris Pine dans le rôle de l’aviateur espion.

Parmi leurs complices, Eugene Brave Rock, Ewan Bremner et Saïd Taghmaoui forment une délicieuse équipe multinationale. Les « méchants » Danny Huston et Elena Anaya font aussi un travail remarquable. Finalement, dans la peau des guerrières amazones, Robin Wright et Connie Nielson sont impressionnantes, notamment lors de chorégraphies hallucinantes.

L’ensemble, baigné dans une trame sonore efficace de Rupert Gregson-Williams, présente une brochette de personnages desquels… on se soucie vraiment. Ce qui est inhabituel dans une œuvre de ce genre.

Gilles Leblanc

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