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Responsable de la chronique : Jacques Marcotte, o.p.
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Entre promesses et réalités

Imprimer Par Jacques Marcotte & Anne Saulnier

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Du 7 au 18 novembre dernier, s’est tenue à Marrakech, au Maroc, la COP 22 (Conferences of the Parties) qui réunissait les représentants de presque tous les pays du monde en vue de mettre en place un plan d’action contre le réchauffement climatique. Après l’Accord de Paris (COP 21 – décembre 2015) qui avait soulevé l’espoir et suscité l’enthousiasme dans le monde, la COP 22 a été plutôt décevante à bien des égards : les représentants n’ont pas réussi à s’entendre sur les règles et les mesures d’application du consensus de l’an dernier, se contentant du bon vouloir des états à respecter leurs engagements en termes de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Rappelons-nous que l’Accord de Paris prévoyait, entre autres choses, une réduction du réchauffement climatique bien au-dessous des 2 degrés Celsius, ainsi qu’une contribution importante d’aide financière aux pays en développement.

Or, il faut bien le dire, l’urgence d’agir n’est pas la même pour les pays riches que pour les pays pauvres qui souffrent déjà des conséquences du réchauffement des climats. Alors que les pays riches cherchent simplement à réduire les émissions de gaz à effet de serre, les pays pauvres veulent trouver du financement pour mettre en place les stratégies et l’adaptation nécessaire pour contrer les effets désastreux des changements climatiques. Encore une fois, les pays pauvres sont à la merci des grandes puissances qui ne sont pas toutes prêtes à collaborer et à s’investir.

Heureusement, tout n’est pas perdu; et malgré le fait que plusieurs sujets importants n’aient pas été traités, l’Accord de Paris demeure la nouvelle référence sur laquelle on peut s’appuyer. De plus, dans un contexte de mondialisation et de pluralisme où le simple citoyen n’y voit pas toujours son profit, la COP 22 aura été l’occasion pour les pays riches et les pays pauvres de poursuivre un dialogue déjà bien amorcé lors de l’Accord de Paris. Plus que jamais il nous faut nous conscientiser et réaliser que le sort de la planète sur laquelle nous vivons nous concerne tous; il fait appel à notre sens du bien commun. Les pays riches qui ont le plus souvent bâti leur richesse au détriment des pays pauvres, ont une dette envers ces derniers. Nous ne pouvons plus faire comme si nous vivions en vase clos. Le Nord et le Sud doivent travailler ensemble; et ce n’est pas en bâtissant un mur, en fermant nos frontières, en créant un climat de peur et en nous repliant sur nous-mêmes que nous réussirons.

En ce temps de l’Avent, qui à nouveau nous inspire et nous pousse en avant, nous voulons croire à la Lumière et en l’Avènement prochain d’un monde meilleur. En ces temps difficiles, nous voulons porter l’Espérance. La COP 22 nous montre un progrès significatif et le sens d’un possible avancement malgré ce qu’en disent certains. Le travail à faire est énorme, mais les ressources sont là, disponibles, ainsi que les technologies nécessaires.

En collaboration
Anne Saulnier et Jacques Marcotte, o.p.
Québec

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