Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

Mystère Douloureux – Le portement de la Croix

Imprimer Par Marcel Dumont, o.p.

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« Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants! ». (Lc 23, 26-28). Seigneur Jésus, il fallait, selon le mystère qui nous est enseigné dans le saint évangile, que tu portes une croix, Ta croix, disons-nous! Mais pourquoi, pourquoi devais-tu te charger de cette croix qui ne t’appartenait d’aucune façon, car le péché n’avait pas effleuré ta chair. Mais, que dis-je, à la vue de cette scène dans les murs de Jérusalem, oui, le péché à bel et bien pénétré ta chair toute divine, il l’a bien pénétré puisque ton corps fut déchiré en lambeaux aux yeux de tous, des saintes femmes et de ta mère qui te suivaient. Oui, déchiré, broyé par amour pour une humanité qui ne pouvait porter elle seule le poids de son iniquité; elle aurait été tout simplement anéantie. Oh! ne pleurez pas sur moi, dis-tu aux saintes femmes qui te suivaient, qui te soutenaient, non de leur pleurs, mais de leur amour-compassion, bien qu’elles ne pouvaient encore identifier avec clarté le mystère qui les appelait à marcher à ta suite avec une si grande force. Mais elles marchent, elles te suivent sans deviner, pour le moment, que c’est toi qui les portes de tout ton amour d’Emmanuel, de Dieu parmi nous.

Et voilà qu’un certain Simon de… entre en scène. D’emblée, nous avons bien la tentation de penser que c’est par obligation que les soldats le réquisitionnèrent, comme d’une obligation évidente de la conséquence des événements qui t’écrasaient. Mais, un simple retournement du cœur nous fait vite comprendre la sainte volonté du Père en ce mystère, celui de nous faire participer au mystère qui est le tien. D’abord, on nous offrant d’être un disciple à ta suite. Ne nous as-tu pas dit un jour : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut être mon disciple. » (Lc 14, 27) Comment ne pourrions-nous pas être, par pur appel vocationnel du Père, ce Simon de… l’Orient et de l’Occident, à bien plus que marcher à ta suite, mais à épouser le même mystère que toi, celui d’une chair brisée par le péché. Que cela nous est pénible d’entrer dans ce don d’amour, mais pourtant tu savais bien par sagesse que c’était là la voie de tout disciple. Et, de plus, embrasser la croix, la tenir dans nos bras, si près de toi, nous fait entrer, toujours avec toi, selon encore la sainte volonté du Père, sur un chemin de rédemption. Chemin de sainteté non pas seulement pour notre propre salut, mais pour le salut de toute l’Église. Le Père veut de sa Miséricorde nous donner d’être associés à ton mystère rédempteur et ainsi retrouver toute notre dignité d’enfant de Dieu en la communion à ton obéissance filiale.

Vierge Marie, toi qui as accompagnée de si près Jésus dans sa marche rédemptrice, vient en aide à ceux qui furent confiés à ta maternité. Intercède pour nous, afin que nous ne déviions jamais de notre appel à aller jusqu’au bout du mystère de communion rédemptrice qui nous associe à Jésus! « Mon Père… que ta volonté soit faite. » (Mt 26, 42).

Une réflexion au sujet de « Mystère Douloureux – Le portement de la Croix »

  1. Emrric

    Oui Simon de Cyrene est le plus digne face de l’ homme aux multiples faces celle où il ressemble le plus à celui qu’il aide. Il rejoint sa nature divine originelle. C’est en s’oubliant et en dépassant sa fatigue du travail dont il rentrait ,qu’il a pris en pitié la misère du condamné. Rejoignant ainsi la souffrance de son créateur et rédempteur . Il a participer à notre rédemption ! L ‘humanité de Simon nous rend la dignité du genre humain.

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