Trésors des religions,

Responsable de la chronique : Bruno Demers, o.p.
Trésors des religions

Sourate 24 (an-nûr) : «La lumière»

Imprimer Par Prière musulmane

Le verset 35 qui donne son nom à la sourate, «La lumière», est fréquemment repris dans la prière et fit également l’objet de commentaires de nombreux spirituels; certains recueils de hadîth ou de commentaires du Coran s’intitulent d’ailleurs mishkât-al-anwâr, «la niche des lumières» (reprenant les termes de la sourate).

Dieu est la lumière des cieux et de la terre.

Sa lumière est à l’image d’une niche en laquelle brûle une lampe.

La lampe est dans un cristal, cristal semblable à une étoile étincelante.

Elle est allumée à un arbre béni : un olivier qui n’est ni d’Orient ni d’Occident et dont l’huile est près d’éclairer sans même que ne la touche le feu.

Lumière sur lumière!

Dieu guide à Sa lumière qui Il veut.

Dieu use à l’égard des hommes de paraboles.

Dieu connaît toute chose (C 24, 35).

Les versets suivants (36-37) prolongent :

[Cette lampe se trouve] en ces maisons que Dieu a permis que l’on élève pour qu’y soit invoqué son nom.

Là célèbrent Sa transcendance, du matin au crépuscule, des hommes que nulle affaire, nul commerce ne distraient du Rappel de Dieu[1], de l’accomplissement de la prière et du versement de l’aumône purificatrice, et qui redoutent le Jour où les regards et les cœurs seront révulsés.


  1. Il est ici fait allusion aux moines chrétiens qui étaient tenus en très haute estime. La poésie arabe d’avant l’islam évoquait déjà abondamment le symbole de la lumière des ermitages scintillant dans la nuit du désert et qui servait de repère aux caravaniers sur leur parcours.

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