Dieu en famille,

Responsable de la chronique : Raphaël Pinet
Dieu en famille

Foi et fidélité

Imprimer Par Raphaël Pinet

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Seuls face à la complexité de la vie contemporaine, nous sommes tentés de vouloir contrôler notre environnement immédiat et de réduire à notre seule personne la capacité de faire face aux défis, de par nos qualités et notre façon d’aborder les choses. Cette attitude, si nous n’y prenons garde, peut s’étendre à l’économie de notre famille.

Dans toute communauté, à commencer par la cellule familiale, grande est la tentation de prendre en charge ce qui doit relever de la compétence d’autrui. A cet égard, la confiance envers le conjoint et la confiance envers les enfants grandissants, puis adultes, doit être le moteur de nos relations interpersonnelles. Qu’est-ce que la confiance sinon la foi dans les capacités de l’autre, dans la certitude que l’on peut compter sur l’autre ? Certes, les proches peuvent décevoir et ne pas se montrer à la hauteur de nos attentes et de la tâche confiée. Le sommes-nous nous-mêmes ? Néanmoins, la relation de confiance est une relation au long cours, à long terme. C’est un pari sur l’avenir, une projection dans le futur.

Certes, la fidélité quant à elle, peut paraître uniquement tournée vers le passé. Néanmoins, la fidélité est la mémoire d’un engagement dans le passé qui doit forcément s’actualiser dans le présent le plus concret, sans quoi la fidélité s’enkyste dans un souvenir pieux et poussiéreux. Il y a aussi dans la fidélité la notion de confiance, le rappel d’un accord précédent qui jamais ne doit passer. Si donc, la confiance en l’autre est un pari sur l’avenir, la fidélité est une remise à jour d’un accord passé. Cette actualisation aussi nécessite un horizon, un futur réalisable.

Bien entendu, pour nous, pauvres humains, la barre est haute et les rechutes nombreuses. Les déceptions à répétition, les manquements en esprit et en vérité aux accords passés peuvent déboucher sur la désespérance et la solitude. Lever les yeux vers la Croix est alors, non une consolation, mais une source de salut, un motif d’émulation. Combien de fois Dieu nous rend-Il sa confiance ? Combien de fois nous rappelle-t-Il sa fidélité malgré nos manquements ? Dieu, lent à la colère et plein de tendresse n’a de cesse de voir revenir son enfant. Il est fidèle pour deux !

La prière peut nous aider à méditer la confiance dans l’ombre du Galiléen. Se conformer au sentiment de confiance et au sentiment de fidélité sera une façon de nous mettre en présence du Christ dans le quotidien de nos proches.

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