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Responsable de la chronique : Jacques Marcotte, o.p.
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Double paradoxe aux États ! Les jeux ne sont pas encore faits

Imprimer Par Jacques Marcotte & Anne Saulnier

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En ce début d’automne, tous les yeux sont tournés vers les États-Unis qui se cherchent un nouveau chef. Deux candidats, Hillary Clinton et Donald Trump, sont en course pour gagner la présidence de l’un des pays les plus puissants de la planète. Contrairement à tout ce qui avait été prédit, Donald Trump a réussi à obtenir la nomination chez les républicains et il devient un adversaire redoutable pour Hillary Clinton qui, à l’opposé de son rival, possède une vaste expérience du monde politique et a manifestement tout ce qu’il faut pour gouverner. Que se passe-t-il alors chez nos voisins américains qui fait qu’une telle chose soit possible, alors que cela n’était même pas envisageable il y a à peine quelques mois : Trump à la Maison Blanche?

Bien sûr, plusieurs explications sont plausibles, mais pour cet éditorial, nous nous sommes inspirés du slogan de chacun des candidats. Pour madame Clinton, l’Amérique a besoin de l’effort de tous pour grandir et prospérer ; pour monsieur Trump, la nation a plutôt besoin d’un grand leader pour redevenir la puissance qu’elle a déjà été. Jamais candidats n’ont aussi bien incarné, chacun à leur façon, le mythe américain : d’un côté le « moi, moi et moi » / Me, myself and I (Donald Trump)  et de l’autre le  « nous » / We (Hillary Clinton) qui a fait ce grand pays que sont les États-Unis d’Amérique.

Le mythe dure encore de nos jours. On a déjà fait remarquer que Donald Trump et Hillary Clinton étaient les deux faces d’une même médaille. C’est peut-être vrai, car une moitié des électeurs se retrouvent dans ce que l’autre moitié désapprouve. Il semble, par ailleurs, que ce ne soit pas tant l’idéologie, ni même le curriculum vitae des candidats qui soient importants dans cette course électorale, que l’appartenance à une certaine classe sociale et à un certain parti politique

Comme spectateurs et spectatrices de cette élection imminente, nous suivons les débats avec attention. Chacun y va de son point de vue et essaie de mieux comprendre la conjoncture actuelle. Le candidat élu à la présidence aura à faire face aux nombreux problèmes de l’heure : la montée du racisme et de la violence sous toutes ses formes, l’inégalité effarante dans la répartition des richesses et des ressources, le marché libre des armes à feu, le nombre sans cesse croissant d’immigrants illégaux, le climat et l’environnement, etc. On le voit, les défis sont grands et ils diffèrent d’un état à l’autre. Il faudrait de toute évidence des dirigeants qui soient à l’écoute de la population et créatifs dans la gestion et la mise en œuvre de solutions appropriées. Les candidats en présence sont à l’inverse l’un de l’autre, tant par leurs personnalités, que par les idéologies dont ils s’inspirent et les orientations qu’ils proposent. Il y a là un jeu de paradoxes dont l’Amérique seule a le secret. Difficile d’en prévoir le dénouement! Bien savant qui pourrait dire  à l’avance lequel des deux candidats gagnera la course!

En collaboration
Anne Saulnier et Jacques Marcotte, op
Québec

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