Dieu en famille,

Responsable de la chronique : Raphaël Pinet
Dieu en famille

Une fenêtre sur le paradis

Imprimer Par Raphaël Pinet

arbre fleuris
La fenêtre de notre chambre conjugale donne sur un arbre. Celui-ci prend toute la place et sa ramure, au fil des saisons, offre tout à tour le spectacle de l’hiver dénudé, celui des bourgeons printaniers avant l’explosion de vert estival pour finir par les rouges et ocres de l’automne. Le réveil au matin nous offre la possibilité de contempler ce merveilleux micro-paysage. Rappelons que la contemplation chez les Anciens consistait à scruter le vol des oiseaux à travers un écran imaginaire délimité par un bâton (templum).

J’ai bien dit « offre la possibilité » car vous vous doutez bien que le réveil dans nos vies encombrées ressemble davantage à un sursaut électrique et à une course effrénée qui nous conduit à travers nos multiples tâches quotidiennes au soir épuisés, affalés sur le même lit devant la même fenêtre devant laquelle se tient tranquille notre arbre qui n’a pas bougé d’une feuille. Un récent sondage rapporte que nous passons en moyenne 97% de notre temps à l’intérieur, c’est-à-dire loin de ce contact avec la nature si essentiel depuis le début de notre humanité. Christophe André insiste, quant à lui, sur l’aspect chronophage de nos écrans. La contemplation, voire la fascination de ces lucarnes numériques nous prive chaque jour de ce lien avec notre environnement. Les Anglo-saxons ont le sens de la formule : screen time versus green time. Là est la question ! Et il s’agit d’une hygiène de vie que nous avons tout intérêt à inculquer à nos enfants, premiers otages des jeux numériques.

Jésus a passé sa vie publique dehors et on n’imagine pas que revenant de nos jours, il évangéliserait les foules à travers un écran. Tout son enseignement a consisté à ouvrir des portes, des fenêtres, ouvrir même les toits et à nous engager à désencombrer nos vies des murs que nous dressons entre nous, pauvres humains.

Nous pouvons évidemment rester dehors tout l’été sans parler à notre voisin. Et d’autres plus casaniers offrirons l’hospitalité au cœur de leur logis. Néanmoins, l’été qui nous invite au dehors, est une métaphore qui peut soutenir notre réflexion spirituelle durant ce temps de vacance pour le bien de notre famille.

Profitons donc de ce temps pour nous mettre au vert sous le regard de l’Esprit Saint. La contemplation quotidienne de notre environnement nous conduira naturellement à l’action de grâce.

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