Dieu en famille,

Responsable de la chronique : Raphaël Pinet
Dieu en famille

Défilé ou procession ?

Imprimer Par Raphaël Pinet

profession de Foi à Comines (36)
Au début de la célébration, les parents se sont levés, les amis aussi et les proches également pour voir. Pour voir qui ? Eh bien, tous les enfants qui, dans la paroisse ce jour, faisaient leur profession de foi ! Habillés en aube blanche, un cierge à la main, souriant pour la plupart en ce jour de fête marqué par la visite de la parenté et la perspective bien concrète de présents à venir après le repas de fête. Les yeux des enfants étaient illuminés, ceux des parents aussi. C’était un jour de fête.
Il m’est alors venu en mon for intérieur la question suivante un peu saugrenue: « Quelle est la différence entre un défilé de mode et une procession catholique ? »

Bien sûr, si on regarde les communiants, ce n’est pas seulement pour leur tenue de prestige et la dernière aube à la mode ! Cette première remarque évidente n’épuise pas la question. La plus grande différence réside, je crois, dans la marche même de la procession. Là où les mannequins ne défilent qu’en tournant finalement en rond, d’une robe à l’autre, les communiants marchent vers un but. Ce mouvement vers l’autel et la prière est la métaphore même de l’Eglise en marche, de ce mouvement du Peuple de Dieu vers la Lumière.

Au Québec, les Amérindiens appelaient le fleuve Saint-Laurent « le chemin qui marche ». Or, le mouvement de l’Eglise ne ressemble pas à celui d’un tapis roulant qui nous conduirait droit au paradis. Mouvement lent et majestueux parfois, tourmentés et cahoteux souvent. La vie de foi nécessite le mouvement plutôt que le repos, le dynamisme plutôt que le confort d’une victoire acquise d’avance.

C’est aussi à cela que nous parents, mais aussi frères et sœurs dans la foi de nos propres enfants, nous sommes appelés dans l’éducation à leur apprendre. La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais c’est un sentier unique à parcourir, parsemé d’obstacles à franchir mais aussi de merveilles à contempler. Et quel chemin si nous choisissons de le parcourir comme les disciples d’Emmaüs en compagnie du Maître à la fraction du Pain, reconnu !

Raphaël Pinet

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