Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

Le Rosaire et la sainteté

Imprimer Par Marcel Dumont, o.p.

rosaire

Plusieurs fidèles en Église nous interpellent souvent, nous les prêtres, avec une question : Mon père, quelle prière devrais-je prendre pour soutenir ma foi? Question tout à fait légitime me direz-vous, pour un croyant qui cherche à grandir spirituellement. En tant que ministre des sacrements et, en quelque sorte, de la prière, il y a plusieurs avenues que nous pouvons suggérer aux fidèles, mais il y a certaines prières qui demeurent universelles; et, la prière du Rosaire n’est pas la moindre. Quel que soit le type de personnalité, intravertie ou extravertie, intellectuelle ou plus manuelle, et, même, de type d’âme, angélique, séraphique ou chérubique, i.e. active ou contemplative, le Rosaire demeure, sans aucun doute une prière qui nourrit le cœur de tous, et ce, quel que soit l’âge!

Prenant sa source dans les Paroles de l’Annonciation et de la Visitation – et, comme nous l’a enseigné le pape Paul VI dans son Exhortation apostolique sur Le culte de la Vierge Marie, « l’Ave Maria tisse la trame de fond de la prière du rosaire »  – chacune des louanges à Marie est empreintes de la vitalité de la Parole de Dieu. Parole qui nous fut révélée pour générer en notre chair un mouvement, et je dirais même plus, une œuvre de sainteté qui ne se dément pas. Le fils de Dieu, le Verbe fait chair s’est incarné en notre monde pour relever la création déchue par le péché. Sa parole qui est Lumière pénètre peu-à-peu chacune de nos vies, afin de transfigurer chacun de nos corps voués à la mort, en temple de l’Esprit, de l’Esprit de sainteté!

Telle est là l’onction particulière de la prière du Rosaire, du chapelet ou d’un simple Ave Maria, imprégner la chair de tout croyant de la divine rosée, par l’Incarnation du Verbe, faite sur le monde. Chacun des Ave attirent cette fraicheur sanctificatrice en l’âme priante. C’est là l’action liturgique au quotidien de l’Église et, bien que, le rosaire ne soit pas encore reconnu officiellement comme prière liturgique, il œuvre en ce sens. N’oublions pas qu’il est, tout au cours de l’histoire, un don de l’Esprit et de Marie; et, que la Mère du fils de Dieu, unit à la mission maternelle de l’Esprit dans la mission de l’Église, ne manquera pas un seul instant à son devoir d’œuvrer avec son fils au salut de l’humanité.

Le mois de novembre débute par la célébration de La toussaint et, le lendemain, par la mémoire de tous les fidèles défunts. Tant d’âmes, tant de grands-parents et d’âmes souffrantes ont prié des milliers de fois : ‘Priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort!’ Le Rosaire accompagne de son énergie spirituelle le quotidien de tout dévot qui s’y confie d’une foi sincère. De témoignages, il est certain qu’il génère la paix dans les foyers et dans les cœurs les plus souffrants. Mais, il prépare d’une façon certaine notre entrée au Ciel parmi les amis de Dieu, tous les saints. C’est la Paix même du Verbe qui prend corps en son Église que nous formons avec les saints du Ciel. Ne manquons pas cette communion des saints qui nous est proposée, donnée en toute simplicité et vérité dans une oraison toute imprégnée de sainteté, celle de la Mère et du Fils dans l’Esprit : le Rosaire est imprégné d’un fruit spirituel unique!

 

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