Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

L’Enfant à naître de décembre

Imprimer Par Marcel Dumont, o.p.

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Le mois de décembre! Un mois riche en spiritualité mariale. D’emblée nos yeux se tournent vers la poésie de Noël où la petite Myriam de Nazareth nous donne à méditer, à contempler le Verbe fait chair. Il y a aussi la solennité de l’Immaculée Conception qui nous attire dans les profondeurs du mystère de Celle qui fut préservée à l’avance par l’offrande de son Fils pour une œuvre de maternité sans pareille. Mais, il y a aussi la Mère des Amériques, le 12 décembre, qui dès le XVIème siècle s’imposa par son intercession au cœur du grand Mexico actuel. De fait, l’expression Mère des Amériques vient du ‘Bon pape Jean XXIII’, mais elle s’est popularisée sous le pontificat de Jean-Paul II. C’est donc sur le charisme de la Virgen de Guadalupe qu’il fera bon de s’abreuver au cours de cette brève méditation.

Le 12 décembre 1531 sur la colline de Tepeyac apparue une belle jeune fille à un autochtone du nom de baptême Juan Diego. La Mère de Dieu marquait sa présence dans le Nouveau monde en faisant la paix entre deux peuples qui se déchiraient, les conquérants espagnols et les Aztèques. La Vierge Marie révéla à Juan Diego qu’elle était ‘La mère du vrai dieu’. En quelques années, plusieurs millions d’autochtones se convertirent au christianisme et la paix s’installa. Ce fut la fin du culte au dieu serpent et le début d’un peuple d’une grande foi, une foi qui, comme on le sait, perdure jusqu’à nos jours.

Un des messages centraux de la Virgen de Guadalupe est la maternité, l’enfant à naître! Rien de plus omniprésent pour l’oraison du rosaire. La Mère de Dieu, la Mère du vrai dieu œuvre toujours en maternité, et elle ne peut pas faire autrement, car telle est sa mission spécifique. La belle jeune fille de la colline de Tepeyac se présente enceinte. La Vierge, nous pourrions comprendre, selon sa mission, est plus que jamais prégnante d’un mystère de filiation qui lui fut confiée par le Père. Et, la prière du rosaire nous fait entrer dans ce mystère avec elle : il faut donner naissance. C’est ce que Juan Diego a dû comprendre lorsqu’il ouvrit son Tilma, i.e. son manteau de pauvre confectionné de fibres de cactus, tout plein de roses, au pied de l’Évêque. C’est là un des signes que la Vierge a donné, elle a manifesté sa fécondité. Et, bien plus, depuis cette historique matinée un 12 de décembre, elle a  marqué de son icône de Vierge Mère le manteau de son messager que l’on peut toujours contempler au sanctuaire de Mexico.

Ainsi, au mois de décembre, quelques jours à peine avant la naissance du Fils de Dieu, se rappeler en notre méditation l’apport plus que signifiant de la Mère des mères, de Celle qui donne naissance, naissance à la vie divine, ne peut que raviver notre ferveur et notre dévotion pour la prière du Saint Rosaire. Nul doute que cette prière millénaire continue de nous enchanter et de nous communiquer la puissance de la vie dans l’Enfant à naître. L’enfant qui est à la fois le Fils premier né et tous les héritiers du Royaume. Avec Marie unissons-nous par la louange des Ave pour changer le cours de l’histoire, tout comme à Tepeyac. Que le sein de chacune des mamans de ce monde devienne un havre de paix pour celui qui est à naître, qui veut naître et qui est attendu par le Père!

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