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Responsable de la chronique : Denis Gagnon, o.p.
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La fièvre d’un certain dimanche de printemps

Imprimer Par Denis Gagnon, o.p.

Le 12 avril 2015

Il y a plusieurs années, un film a fait connaître l’acteur américain, John Travolta : La fièvre du samedi soir. J’aimerais bien voir un autre film, un film qui pourrait s’intituler : La fièvre d’un certain dimanche de printemps. Ce film aurait pu être tourné, il y a plus de 2000 ans, en Palestine.  Le scénario n’aurait pas été inventé. La caméra n’aurait  eu qu’à se promener dans Jérusalem, entre un jardin où il y avait un tombeau et une maison où un groupe se tenait derrière des portes verrouillées.

Il devait y avoir de la fièvre, ce jour-là, de l’électricité dans l’air. L’homme qu’on avait déposé dans le tombeau, mort au bout de son sang, le cœur percé par une lance, cet homme n’était plus dans le tombeau! Il était debout, il parlait, il marchait, il mangeait du poisson. On pouvait le toucher. Un mort revenu à la vie. Pas une réanimation  de comateux. De la vraie mort à la vraie vie!

Ça, c’est beaucoup plus extraordinaire qu’une victoire du Canadien sur Toronto ou Chicago. C’est même plus exceptionnel que les exceptionnelles performances de Garry Price. À Pâques, l’impossible est vainqueur. Ce que personne n’avait vu, ce que personne n’avait entendu, l’inimaginable est arrivé. Un événement tellement emballant que je ne serais pas surpris que l’un ou l’autre disciple ait fait une crise cardiaque en apprenant la nouvelle.

Et je ne suis pas étonné non plus de voir résister Thomas. Cette histoire-là n’a ni queue ni tête, devait-il se dire. Eh bien oui, Thomas, ce qui n’a ni queue ni tête va devenir le centre de l’univers. L’insensé va devenir le sens du monde. Le déraisonnable va devenir notre raison de vivre. Notre regard va rejoindre l’invisible.

Thomas, quand tu as dit : «Mon Seigneur et mon Dieu»,  tu es devenu un naïf aux yeux du monde. Tu fais partie de la clique d’illuminés qui croient que même si tous les pays du monde possédaient la bombe atomique, la terre est faite pour la paix et elle la connaîtra. Tu fais partie d’une horde d’originaux qui croient que le Christ ressuscité va nous donner assez d’imagination et d’audace pour bâtir une terre nouvelle où l’humain ne sera plus  victime de l’humain.

Thomas, tu fais parti de ce peuple de croyants qui sont incapables de désespérer parce que Dieu les a comblés au-delà de leurs espérances.

Depuis un certain dimanche d’avril, la fièvre s’est emparé du monde et se propage comme un virus. J’espère qu’elle nous a atteints. J’espère que nous sommes malades de Pâques, fous du Ressuscité. Parce que Dieu nous  a confié une mission : nous sommes responsables de l’avenir de la terre.

 

2 réflexions au sujet de « La fièvre d’un certain dimanche de printemps »

  1. Carole Harrison

    Bien sûr, vous devez parler de Carey Price…? Comme quoi on n’est pas atteint par les mêmes fièvres: celles des séries et celle d’un certain dimanche de printemps! 😉

    Répondre

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