Parole et vie,

Responsable de la chronique : Jacques Marcotte, o.p.
Parole et vie

Homélie pour le deuxième dimanche de l’Avent (B)

Imprimer Par Jacques Marcotte, o.p.

En Avent tout! Préparons-nous!

 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Commencement de l’Évangile de Jésus,
Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète :
Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour ouvrir ton chemin.
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
Alors Jean, celui qui baptisait,
parut dans le désert.
Il proclamait un baptême de conversion
pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem
se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,
en reconnaissant publiquement leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau,
avec une ceinture de cuir autour des reins ;
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait :
« Voici venir derrière moi
celui qui est plus fort que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

COMMENTAIRE

Dans notre tendre enfance, nous avions tellement hâte à Noël. Nous rêvions de surprises et de cadeaux. Nous promettions à nos parents d’être bien sages dans l’espoir qu’ils nous gâtent et nous récompensent pour nos efforts en vue de mériter les plus belles étrennes. À longueur de semaines, nous attendions le grand jour avec une fébrilité croissante et une docilité exemplaire.

Maintenant que nous avons grandi, nous désespérons d’être sages et méritants. Il nous faudrait opérer un tel ménage dans notre vie. Nous ne savons plus par où commencer. Tant de vieilles habitudes nous encombrent, tant d’ambitions contradictoires nous occupent. Et puis, tout ce laisser aller de nos paresses, de nos colères et de nos peurs qui nous paralysent. Nous sommes loin de la joie simple, naïve et pure du temps de notre innocence.

Pourtant Noël nous parle encore de l’émerveillement des bergers et des mages, du ravissement de Marie et de Joseph. Il n’a pas perdu son charme d’autrefois. Allons-nous retrouver notre cœur d’enfant pour communier au bonheur de cette Nativité prochaine, nous étonner encore de cette prodigieuse nouveauté? La venue du Seigneur est-elle vraiment pour nous alors que nous en sommes si peu dignes? Comment pourrions-nous espérer y avoir part?

Jean-Baptiste est bien conscient de la grande difficulté que nous avons à nous préparer comme il faut pour accueillir Celui qui vient. Il nous donne en sa prédication le secret de l’œuvre de conversion dont nous avons besoin. Nous devons vivre une transformation intérieure en nous offrant au travail de l’Esprit de Dieu. « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi… Moi je vous ai baptisés dans l’eau; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

L’Esprit seul peut enlever l’obstacle à notre conversion qui est notre orgueil. Cet orgueil, il nous colle à la peau et nous garde dans l’aveuglement et la suffisance. La joie et le mystère de Noël appelle en nous la simplicité, la naïveté même des enfants. Or c’est l’Esprit de Noël qui emprunte en nous le juste chemin d’humilité qui nous dispose à l’accueil du Don de Dieu. Cet Esprit il nous inonde de joie et de lumière. Il nous met en état pour la fête.

Accueillons, en ce deuxième dimanche de l’Avent, la précieuse annonce de cette action intérieure signée par Dieu lui-même, qui nous permet d’accueillir en vérité et en profondeur la grâce de Noël, le don de Dieu, son Fils, le Sauveur du monde, notre frère et notre ami.

 

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