Nous deux,

Responsable de la chronique : Caroline Pinet
Nous deux

« Je suis »

Imprimer Par Caroline Pinet

Dieu nous a créés à son image. Et lui-même est celui qui est. Dieu au nom indéfinissable par cette appellation, nous révèle en même temps qu’il est défini, puisqu’Il est…

De notre côté, nous savons de moins en moins qui nous sommes… La vie spirituelle est une invitation à entrer en soi. Pour y trouver Dieu, et pour se trouver soi-même. Mais aujourd’hui, qui sommes-nous ? Comment arrivons-nous à nous définir ?

En peu de décennies, notre monde a beaucoup changé ! Dans toute l’histoire de l’humanité, j’ai peine à croire qu’il fut un temps passé où tant de changements dans les mœurs ont été faits. Quand je suis née, la majorité des femmes étaient à la maison. La femme prenait le nom de son époux. Les jeux étaient définis avec des jouets de gars et des jouets de filles. Une famille était composée d’un papa, une maman, des enfants. Il y avait bien les accidents de la vie qui changeaient parfois la composition de la famille. Au fond, bien des choses existaient déjà, dans la vie des gens, mais on n’en parlait pas…

Maintenant, on parle beaucoup de soi, des situations que l’on tente de faire bouger pour évoluer comme société. On en parle tant qu’on a l’impression qu’avant il n’existait aucune situation semblable à aujourd’hui, qu’on était soit ignorant de la vie, ou malheureux car obligé de vivre une vie conforme à la société d’alors.

La vie d’aujourd’hui a fait sauter les verrous. Avec la théorie des genres on nous prétend que nous ne sommes plus pleinement homme ou pleinement femme. Comment être pleinement époux ? Comment se définir en tant que mari et femme. Le sens a-t-il changé ? La morale a tant bougé, peut-on encore être un couple homme et femme ayant conçu des enfants dans le lien du mariage ? Peut-on être fidèle ? Peut-on vivre toute une vie ensemble ?

La caravane du chrétien passe et les chiens aboient. Nous revenons sans cesse à la Source. Les mentalités changent, nous élargissons notre sphère de compréhension des autres qui prennent un chemin différent. Pourtant notre pied demeure sur le sentier. Nous marchons sur ce chemin délaissé et nous nous sentons un peu seuls à faire la route alors que la majorité est partie trouver les grands axes.

Se marier c’est partir vers un voyage en soi. L’autre étant différent, j’apprends à me définir en sa présence. Combien de fois dans ma manière de m’exprimer, de réfléchir, d’agir je me suis sentie pleinement définie comme femme. Mon mari, par ses manières, sa façon de traiter les situations me renvoie à qui je suis. Et moi, je le renvoie à qui il est. Je ne sais pas comment on peut douter de notre biologie ! Et quand nous sommes à discuter avec des couples amis, combien de fois nous sommes-nous mis à rire en réalisant que globalement les hommes ont des réactions plutôt similaires et les femmes aussi de leur côté ! « Homme et femme, il les créa. » La plupart des personnes depuis des millénaires, de toutes sociétés n’en a pas douté. Même les sociétés matriarcales, organisées différemment n’ont pas abouti une négation de leur identité sexuelle. Si aujourd’hui ce n’est pas clair pour une minorité pourquoi imposer ce doute à l’ensemble de la population ?

Nous avons besoin des autres pour nous définir. Jésus demande aux autres : « et vous, qui dites-vous que je suis ? ». Dans notre vie conjugale, nous avons aussi besoin que l’autre nous donne un reflet de qui nous sommes : par un compliment, une remarque, un dialogue. Mais la question de Jésus adressée à notre conjoint pourrait parfois être difficile à entendre ! Pourtant, quand ce reflet est placé sous le sceau de l’amour, il n’y a pas meilleure voie pour s’améliorer que de s’entendre dire qui nous sommes Car parfois on se sous-estime, et d’autres fois on se surestime….

 

2 réflexions au sujet de « « Je suis » »

  1. Daniel Buisson

    Bonjour Mme Caroline Pinet,
    En recherche pour des lieux de ressourcements/retraites j’ai tombe sur votre article. Meme si votre article addresse ce qui concernes les gendres – j’ai aussi vu que vous parlez du problem de en l’occident – l’importance de « soi ». Individualiste exageree, sans humilite. Nya pas de place pour laisser renter Dieux/Sante Esprit/comme vous voulez. quand on vie pour soi meme.
    Enfin- ce n’est pas pour ca que je vous laisse un message lol.
    Je cherche au Quebec un bon lieu- style Monestaire Cistercien- ou on peux faire un resourcement individuelle- mais ca je crois que j’ai trouve. Mais ou es ce que je pourrais trouver des retraites/resourcements partage avec d’autres? Je ne suis pas tres conservative Catholique- c’est a dire- je concentre sur …enfaite ce que Jesus a dit- dans les parables etc. Aussi je ne suis pas type qui crois que c’est le seul chemin ou les autre pauvres non « Chretiens » lol son condamner a traverser la riviere et s’loger en Hades. J’aime Dieu et Jesus pour l’aide qu’on me donne dans cette vie- et pour la compassion de me pardoner tout mes betises. Enfin- si vous avez envie de m’aider mon addres mel:
    riveternite@yahoo.fr
    Je suis plus familiarizer avec la Beauce- et la Capitale pis tout ce qui est a l’est- Bas-Saint-Laurent, Gaspesie. Un peux Charlevoix et Lac St Jean/Saguenay.
    Autrement- merci pour votre article
    Daniel

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