Dieu en famille,

Responsable de la chronique : Élaine Champagne, l.o.p.
Dieu en famille

Les limites du sacré et du profane

Imprimer Par Raphaël Pinet

pere_enfantCe samedi-là s’ouvre la retraite annuelle de notre groupe d’Équipe Notre-Dame dans l’enceinte de l’abbaye de Cîteaux. Après un enseignement sur la prière, le frère F. moine de l’abbaye vient nous rendre visite. Il s’établit tout de suite un échange simple entre les membres de l’équipe et ce frère d’où émane une sagesse simple faite des rencontres multiples qu’il fit et fait encore avec des membres de diverses religions. Il nous livre à bâtons rompues ses réflexions sur le sujet du jour, la prière.

« Si nous ne prions pas ailleurs qu’à l’église, nous ne prierons pas plus à la messe ». Et de surenchérir l’un d’entre nous : « Il n’y a rien de sacré ». Entendons-nous bien : il n’y a rien de sacré car il n’y a rien de consacré exclusivement à la transcendance divine. Tout ce qui fait l’humanité est traversé par le projet divin. Ainsi les barrières commodes que nous dressons pour compartimenter notre vie – un petit bout d’oraison par ci, un petit bout de vie professionnelle par-là, un petit bout de vie familiale plus loin, etc.- ne servent qu’à rendre impossible l’unification de notre vie sous le regard de Dieu. André Sève l’a déjà fort bien dit dans son fameux livre Trente minutes pour Dieu.

A cet égard, être un modèle comme éducateur pour ses enfants est essentiel mais pas seulement par souci d’un minimum de cohérence. C’est aussi parce qu’il n’y a pas et surtout il ne doit pas y avoir de paroi étanche entre la vie spirituelle de notre communauté familiale au quotidien et le lieu de nos manifestations dévotionnelles. Tout est un : le regard de son enfant et l’oraison, la main qu’il nous tend et l’Adoration, ses pleurs et la prière fervente, ses doutes sur son avenir et notre louange et par-dessus tout notre amour les uns pour les autres et l’amour de Dieu pour chacun de ses enfants.

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