Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Simon Lessard
Le rosaire dans la ville

Croiser la Croix ! La Crucifixion.

Imprimer Par Nicolas Burle, o.p.

À l’exemple de Marie qui retenait tous les événements de la vie de son fils et les méditait en son cœur, nous vous proposons chaque mois une méditation d’un mystère de la vie du Christ pour mieux prier le Rosaire. Car comme le rappelait Paul VI : « Sans la contemplation, le Rosaire est un corps sans âme ».  Nous espérons ainsi vous donner le goût de vous arrêter et de poser un regard amoureux sur Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

crucifixion1

Des croix, j’en croise chaque jour des centaines sans les regarder mais une seule un jour portait celui que tout le monde regardait.

Des croix, j’en croise chaque jour des centaines mais je veux te regarder toi. Sur la croix.

Et toi Seigneur, comment me regardes-tu ? Tu me vois certainement dans cette foule devant toi. Suis-je donc parmi ceux qui se moquent de toi ? Suis-je donc parmi ceux qui te disent : «Sauve-toi toi-même si tu es le Fils de Dieu » ? Suis-je donc parmi tes disciples qui te pleurent en silence ?

Je te regarde et tu me regardes.

Et il n’y a pas dans ce regard de sentiment de plus grand abandon et de plus grande détresse.

Je suis vivant mais c’est toi qui meurs.

Je suis pécheur mais c’est toi qui souffres.

Je vis loin de Dieu mais c’est toi qui es abandonné aux mains des hommes.

Des croix, j’en croise chaque jour des centaines mais une seule un jour a suffi pour porter toutes les croix que nous portons.

Et toi Seigneur, comment portas-tu cette croix ? Qu’il est lourd Seigneur le poids de cette croix et de ton corps meurtri ! On dirait maintenant que c’est cette croix qui te porte Seigneur.

Et tandis que tu es élevé, debout, accroché à cette croix pieds et mains transpercées, les bras étendus, tu attires le monde à toi.

Et sur cette foule qui passe sans te voir, qui te voit sans te parler et qui te parle sans t’aimer, tes bras étendus sont comme une prière pour rassembler ce peuple immense que tu t’es préparé.

Sur cette croix, Seigneur, dans un instant, le monde sera sauvé.

Instant suprême où le temps de l’homme et l’éternité de Dieu se seront rejoints hors du temps pour atteindre tous les temps.

Instant suprême où tu meurs et où tu donnes la vie à tous ceux qui sont là présents, à tous ceux qui t’ont précédé et à tous ceux qui viendront.

Des croix, j’en croise chaque jour des centaines mais une seule un jour a suffi pour nous sauver.

Des croix, j’en croise chaque jour des centaines mais une seule chaque jour fait toute ma joie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le rosaire dans la ville

Les autres chroniques du mois