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Trésors des religions

L’indispensable vigilance

Imprimer Par Prière bouddhiste

Nous trouvons dans le Dhammapada (recueil d’aphorismes du canon d’écritures bouddhistes le plus ancien – avant notre ère) des versets sur l’importance de la vigilance pour un bouddhiste qui veut avancer sur le chemin conduisant à l’Éveil.

La vigilance est le sentier du Nibbâna. La négligence est le sentier de la mort. Ceux qui sont vigilants ne meurent pas. Ceux qui sont négligents sont déjà morts.

Bien établis dans cette connaissance, ceux qui sont avancés dans la vigilance s’y délectent et ils se complaisent dans la façon de vivre des Ariyas.

Ceux qui sont sages, méditatifs, persévérants, luttant contre eux-mêmes sans relâche, atteignent au Nibbâna qui est la félicité suprême.

Quiconque sait entretenir son zèle, rester pur en ses actions, agir d’une manière réfléchie, restreindre ses passions, vivre selon la morale, celui-là verra grandir sa bonne renommée.

Par sa diligence, sa vigilance, sa maîtrise de soi, l’homme éclairé doit se faire une île que les flots ne pourront jamais submerger.

Les insensés, dans leur manque de sagesse, s’abandonnent à la négligence. Le vrai sage conserve la vigilance comme son trésor le plus précieux.

Ne vous laissez pas aller à l’insouciance, ni aux plaisirs des sens. Celui qui est adonné à la méditation fait une ample moisson d’allégresse.

Lorsque l’homme vigilant se débarrasse de la négligence, monté sur les terrasses de la sagesse, il regarde d’en haut les insensés. Il contemple avec sérénité les foules affligées, comme un montagnard aperçoit les gens de la plaine.

Zélé parmi les insoucieux, éveillé parmi les somnolents, le sage avance comme un coursier laissant derrière lui la pauvre haridelle.

La vigilance est admirée. La négligence est blâmée. Par la vigilance, Indra s’est élevé au plus haut des rangs des dieux.

Il se meut comme la flamme, le Bhikkhu qui redoute la négligence et se réjouit dans la vigilance, et il voit bientôt ses entraves tomber, grandes et petites, comme consumées.

Le Bhikkhu qui se plaît dans la vigilance, et redoute la négligence, ne peut plus déchoir. Il se rapproche du Nibbâna.

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