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Amour cent fois meilleur que la haine

Imprimer Par Jacques Marcotte

Au Québec et au Canada, la fin du mois d’août 2011 aura été marquée par le départ d’une figure politique impressionnante. L’émotion suscitée par ce deuil fut grande et largement partagée par des gens de toute allégeance. L’homme était relativement jeune. Il venait d’atteindre un sommet dans sa carrière encore prometteuse. Monsieur Jack Layton luttait en fait contre le cancer depuis quelques années. Le mal l’a finalement emporté, au grand regret de tous.

Ce politicien se situait à gauche dans l’échiquier politique. Toujours proche des gens, il manifestait de la compassion pour tous. Il était préoccupé d’un avenir heureux pour l’homme et la femme et l’enfant. Il travaillait pour les familles. Il avait à cœur les petits et les plus pauvres. Je pense que tout ce qu’on a vu et dit de lui on l’a vu et on l’a dit du Christ.

Le témoignage de Monsieur Layton a eu chez nous une résonance d’Évangile. Ses valeurs étaient celles des béatitudes. Par delà la récupération « politique » et l’offensive partisane dont on a pu voir les signes dans le rituel même de ses funérailles, il y avait alors un moment parfaitement rassembleur qui nous a tous transportés d’enthousiasme. C’était un rendez-vous d’optimisme et de profonde humanité.

Jack Layton, l’homme du peuple et pour le peuple. Il nous a donné le goût d’un monde nouveau. Ses tendances profondes, c’était le respect des gens, l’écoute attentive de chacun et chacune, la compassion véritable, l’encouragement, le courage d’être franc, droit et sincère. Il était généreux en toutes ces attitudes.

Il fait bon contempler cette belle figure d’un homme engagé, tout donné à la cause juste et sainte du bonheur des humains d’ici et de partout. C’est à cela que le Christ s’est engagé, c’est ce pourquoi il a donné sa vie. N’est-ce pas qu’il trouve un écho formidable dans le témoignage de Jack.

« Mes amis, écrivait M. Layton à la fin, l’amour est cent fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes. Et nous changerons le monde. »

Quelle suite donner à un tel déploiement de confiance ? Il nous appartient que l’effet Layton ne soit pas éphémère. Ce modèle nous a mobilisés au cœur de nous-mêmes. Puissions-nous aller nous aussi du côté de ce qu’il y a de meilleur, en aimant, en gardant l’espoir, en nous rangeant obstinément du côté de l’optimisme. Ce faisant nous changerons le monde.

Jacques Marcotte, OP
Québec

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