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Pas de vacances pour la vigilance !

Imprimer Par Jacques Marcotte

J’ai le sentiment que nous sommes en train de tourner la page sur plusieurs grands dossiers qui nous ont occupés dans les derniers mois. On nous a parlé tour à tour de la Tunisie, de l’Égypte, de la Libye, puis de la Syrie, et de qui encore ? Il y a eu, ces derniers mois, le tremblement de terre du Japon et ses tsunamis, puis la catastrophe de la centrale nucléaire là-bas. Il y a eu des éruptions volcaniques tout récemment encore, qui rapidement s’épuisent. De graves inondations se sont presque éternisées, qui maintenant se retirent. Même les guerres d’Iraq et d’Afghanistan semblent sur le point de mourir faute de combattants. Tout devient plus tranquille, il me semble, et ce serait fort heureux, si c’était vrai. Mais nous savons bien que tout n’est pas réglé et terminé de nos épreuves. On peut seulement observer qu’à certains égards un répit s’annonce, qui nous fait du bien. L’état de crise généralisé semble heureusement s’atténuer.

Nous voilà prêts pour autre chose. Plût au ciel que ce soit la fin de nos grandes misères… Que le calme nous soit donné pour de bon. Nous pourrions alors enfin nous reposer. Dormir plus tranquilles. Nous adonner à d’autres passe-temps. Revoir dans le détail, pour les rendre plus justes, nos conditions de vie en société; veiller sur nos échanges et nos partages pour qu’ils soient plus équitables.

Pouvons-nous dire sans nous tromper que notre monde s’humanise, qu’il se corrige, qu’il devient plus conscient, plus soucieux de qualité de vie et d’harmonie ? Un monde plus beau et plus heureux est-il en train de se construire pour vrai ? Cela serait trop beau! De fait, à y regarder de plus près, nous découvrons encore tellement d’injustices, tellement d’abus de pouvoir, de disparité entre les pays, entre les régions et provinces. Il y a les maffieux, tous ceux qui n’ont pas compris (ou qui ont trop bien compris) et qui tirent sournoisement les ficelles. Il y a le crime organisé, les dictatures, la persécution, l’oppression, les violences et la torture. Nous n’avons qu’à fermer les yeux pour voir défiler toutes ces atrocités dans notre imagination. Et nous savons bien que nous n’aurons jamais qu’une bien faible idée de la réalité.

Il y a plein de menaces qui ne vont pas crier « Gare ! » et qui bientôt peut-être vont nous tomber dessus. Jésus ne nous a-t-il pas dit « Veillez ! » et « Soyez vigilants ! ». Il ne faut pas oublier ces maîtres mots de l’Évangile même pendant les vacances. Il nous est certes permis de faire une pause, mais ce n’est qu’en apparence que tout a l’air si tranquille.

Jacques Marcotte, O.P.
Québec

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