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Quoi de neuf sous le soleil?

Imprimer Par Jacques Marcotte

Que s’est-il passé de significatif durant l’été qui maintenant s’achève ? Par delà nos humbles et simples parcours personnels qui sont notre secret et qui intéressent seulement nos proches et nos amis, il y a eu ces incontournables actualités qui ont balayé sans cesse nos écrans durant tout l’été. Ce fut surtout l’interminable déversement de pétrole, qui a continué de couler pour rien dans le Golfe du Mexique. On nous a rapporté aussi le malheur des pluies torrentielles en Chine, en Corée du Nord, au Pakistan, dans les Prairies canadiennes. Pendant qu’en Russie les feux faisaient rage et ravages, de même qu’en Colombie canadienne. En Iraq, en Afghanistan, c’étaient toujours les attaques meurtrières, les explosions incessantes, sans crier gare, sans arrêt, sans conscience. Les tragédies insoutenables du terrorisme et de la guerre semblent ne pouvoir plus jamais s’arrêter.

Pendant tout ce temps, dans les sociétés de nos pays de France, du Québec, de Belgique et d’ailleurs, rien n’a probablement changé vraiment de nos disputes, de nos chicanes, de nos enthousiasmes, de nos grands rêves sociaux et politiques, de nos palabres. Avec la convergence des vacances du plus grand nombre, s’est établi à la fin un grand silence, qui a fait du bien à tout le monde. Était-ce torpeur ou bonheur, repli sur soi ou repos, inquiétude, évasion, réflexion ?

Chez nous, au Québec, il a fait un temps superbe tout l’été. Le soleil du Bon Dieu a brillé pour tout le monde. Un temps exceptionnel, qui nous a gâtés, au risque de nous faire oublier tous les malheurs des autres et même les nôtres. À moins que cela nous fut un signe révélateur de notre situation de privilégiés ? Puissions-nous avoir assez profité de cette belle saison pour nous retrouver bien reposés et revenir maintenant en force au front de nos engagements, de nos services et de notre compassion dans le quotidien de la vie !

Au moment de rentrer au travail, à l’école, dans le jour le jour de nos interactions sociales, familiales, amicales, allons-nous garder un bon sens de l’éveil, de l’écoute, d’une libre disponibilité pour l’autre ? L’autre a besoin de moi. J’ai besoin de lui. Il est mon prochain. Je suis son prochain. Oserons-nous chacun, chacune sortir de notre bulle et prendre soin de notre prochain, même éloigné, jusqu’à sa pleine guérison ?

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