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Du temps pour soi et pour les autres

Imprimer Par Jacques Marcotte

Nous sommes déjà dans la période des grandes vacances. Cela se voit. Cela se sent. La circulation est même devenue plus fluide aux heures de pointe sur les grands boulevards par où je voyage matin et soir pour aller à mon travail.

Les vacances, c’est pour chacun et chacune un temps pour soi et pour les siens. Du temps libre. Du temps pour plus de liberté.

On sait bien qu’il ne s’agit pas – pendant les vacances – de perdre son temps, de ne plus rien faire, bien au contraire : nos plus belles vacances furent peut-être celles où nous avons entrepris le plus de choses, où nous avons fait des choix importants, où nous nous sommes davantage pris en main, où nous avons cédé à quelque belle influence dans notre vie, où nous avons relevé de nouveaux et grands défis, où nous nous sommes engagés en des voies nouvelles et même très exigeantes, par où nous avons atteint à de véritables dépassements personnels, familiaux ou communautaires.

La liberté ! pour quoi faire ? Voilà qui est aussi le thème principal des écrits bibliques, de l’Ancien et du Nouveau Testament, voilà le cœur du sujet dont les Écritures nous parlent constamment.

Rappelons-nous Abraham, Moïse, Samuel, David et les prophètes, Marie, Joseph, les disciples de Jésus, saint Paul, et tous les autres. La destinée personnelle de chacun, de chacune est le plus souvent liée à la façon dont ils assument leur liberté, une liberté mise à l’épreuve, mise au défi de répondre à l’appel de Dieu qui est sérieux, exigeant, pressant, irrésistible, mais qui ne s’impose pas, qui laisse libre – comme si Dieu se mettait en prière devant nous pour nous offrir ce qui est beau et grand et le meilleur pour chacun de nous.

Dieu, mon bonheur et ma joie ! Voilà ce que nous fait chanter le psaume 15. Nous donnant à comprendre que là est le secret et le grand ressort de notre libre et joyeuse réponse aux appels de Dieu, aux appels de la Vie ? Pour que notre réponse soit juste et bien accordée à l’appel reçu, il nous faut la complicité de l’Esprit de Dieu. L’Esprit de Dieu peut être notre partenaire intime de décision et nous faire pencher vers l’amour, vers le don de nous-mêmes et vers le service du prochain. « Vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu ; écrit saint Paul, alors vous n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair ». L’Esprit Saint nous conduira certainement par les chemins libérateurs du renoncement, de la non violence, du regard en avant, mais il nous donnera surtout le goût des plus grands horizons et il nous fera nous accomplir dans le meilleur de nous-mêmes.

Aurons-nous seulement cultivé assez en nous l’espace voulu de liberté pour dire oui à la vie, oui à l’Esprit, oui à l’Évangile, oui au Dieu d’amour et de joie, ne faisant pas du passé une momie à adorer ou un boulet à tirer ? Le Royaume de Dieu n’est-il pas devant nous ?

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