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Pour éveiller le cœur

Imprimer Par Denis Gagnon

Les psaumes. Il y en a cent cinquante. Pour qui pratique la liturgie des Heures, chacun revient à peu près une fois par mois. Ce n’est pas trop souvent. Les psaumes ont donc la chance de demeurer frais comme un pain chaud qui sort du four. Et nous pouvons les déguster lentement avec le beurre de la vie.

Les mots sont simples. Pas trop de fioritures. Le jargon n’a pas l’écorce trop rude. Le patois de Canaan s’entend assez bien, même pour les citadins du vingtième siècle. D’autant plus que les psaumes demeurent au ras de nos trottoirs. Ce que vit le psalmiste, nous l’avons déjà vécu. Nous avons déjà rencontré ces odeurs dans notre propre jardin. Peut-être même sommes-nous en train d’en faire l’expérience présentement!

Les psaumes sont autant de «diapositives» pour nous permettre une rétrospective de la vie. Même avant de les lire, ils nous habitent déjà. Les cris de la souffrance n’ont pas changé. Nous rions comme nos ancêtres. Nous soupirons des mêmes désirs.

C’est probablement pour ces qualités que les psaumes ont traversé les siècles la tête haute et l’œil vif! Ils ne vieillissent pas. On dit qu’ils ont une valeur universelle. Pour tous les lieux et toutes les époques.

Mais il n’est pas mauvais parfois de s’arrêter à un psaume pour l’étudier. Regarder les mots. Laisser défiler les images dans notre cinéma intérieur. Croquer une expression pour en saisir la saveur. Fouiller la Bible pour retrouver les événements qui lui correspondent.

Parfois, il peut être profitable de recopier le psaume avec des commentaires en marge, comme ceux inscrits en italique ci-dessous. À relire avant de célébrer le psaume, pour éveiller le cœur…

Psaume 129 (130)

1 Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
(commentaire) Quand on touche le fond, quand tout est noir, pas d’étoile dans notre firmament.
2 Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !
(commentaire) C’est parfois un cri sauvage! Avec Dieu, pas besoin de surveiller la politesse!

3 Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ?
(commentaires) Les fautes : ne sont-elles pas nos plus cruelles ennemies?

Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne.
(commentaire) Le pardon : pas un baume sur la plaie : un vrai exercice de vérité. Cartes sur table!

J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole.
(commentaire) Celle qui crée quand Dieu dit : «Que la lumière soit!» Celle qui guérit quand le Christ parle à la fille de Jaïre : «Fillette, réveille-toi!»

6 Mon âme attend le Seigneur plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. Plus qu’un veilleur ne guette l’aurore, 7 attends le Seigneur, Israël.
(commentaire) Au bout des insomnies de la vie! Quand nous espérons que ça débloque… Quand apparaît une lueur d’espoir…

Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat.
8 C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.
(commentaire) En français de chez nous, il faudrait peut-être utiliser le verbe «réchapper» au lieu de «racheter».

2 réflexions au sujet de « Pour éveiller le cœur »

  1. lefix Auteur de l’article

    bonjour
    je cherche le commentaire du Psaume 25(24) (d-aujourdhui)
    mais j’obtiens 3 lignes et je ne sais pas comment obtenir la suite du texte …
    le site n’est pas très aidant de ce point de vue. L’améliorer serait bienvenu afin qu’on puisse obtenir les commentaires entiers et pas seulement 3 lignes.
    D’avance merci !

    Répondre

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