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Paix sur la terre aux hommes et aux femmes qu’Il aime !

Imprimer Par Jacques Marcotte

Les extravagances et le goût de la fête, dont nous avions coutume à Noël et au Jour de l’An, furent un peu modérés cette fois-ci par l’inquiétude et l’incertitude. Au cœur même des festivités, certains d’entre nous sont demeurés songeurs, éprouvés qu’ils étaient par la crise économique et financière.

Il ne faudrait pas que ces situations pénibles affectent à la baisse l’effet du Mystère de Noël dans nos vies. Car la naissance du Christ nous incite à puiser largement dans ce qui fait sa signification, dans son apport formidable pour notre humanité. Quand les biens matériels manquent et que la sécurité n’est plus là, la confiance et le courage risquent de faire défaut. Il faut alors puiser à la vraie source. Face à toutes les raisons que nous pensions avoir de ne pas ou de moins fêter, il y avait, plus fort que nous, le message extraordinaire de Noël, qui apportait un précieux réconfort, illuminant l’humanité aux prises avec la nuit.

Pour bien entendre ce message et le faire nôtre, il nous faut retrouver un cœur d’enfant, un certain regard, non pas naïf ou froidement critique, mais regard de foi, qui découvre la venue du Sauveur dans l’enfant de Bethléem. Nous trouvons auprès de lui bien plus qu’une consolation, bien mieux qu’une belle histoire. Il apporte l’espoir que les choses peuvent vraiment changer. Il réalise l’accomplissement des promesses : « Un enfant nous est né, un fils nous est donné. »

Ce Fils apporte avec lui la Paix et l’Amour. Il est le germe d’un monde nouveau. Il nous rejoint à l’intime de notre être pour une régénération. Il fait de nous des hommes et des femmes libres et sauvés. Nous en devenons capables de bâtir ensemble un monde meilleur, plus juste, plus fraternel. Nous assumons la condition humaine et nous pouvons composer avec les préoccupations de l’heure. Notre espérance porte sur Dieu et sur l’homme et la femme créés à son image, re-créés à l’image du Fils. Nous avons là de quoi surmonter les fluctuations temporaires qui ont cours. Nous arrivons à dépasser la peur et la méfiance pour travailler plus ensemble et risquer entre nous la justice, la compassion, la réconciliation, le partage. Noël s’accorde avec Pâques et la Pentecôte pour nous établir dans une espérance indéfectible et dans l’amour de la Vie.

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