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Pourquoi la croix ?

Imprimer Par Athanase d’Alexandrie

Athanase d’Alexandrie « le théologien amoureux du Verbe incarné », fut le défenseur le plus acharné de la foi au moment même où l’Église connaissait la crise la plus violente de son histoire. Le Concile de Nicée (325) convoqué par Constantin, auquel prirent part trois cents évêques, devait résoudre cette crise.Devenu très jeune secrétaire de l’évêque Alexandre, Athanase semble vivre en dehors de ces querelles. En 328, à la mort d’Alexandre, Athanase est consacré évêque d’Alexandrie et devient à 30 ans le deuxième personnage de l’Église. Persécuté de tous côtés, injustement accusé, cinq fois exilé, Athanase demeura toute sa vie un écrivain engagé. Un seul but inspire toute son œuvre, la défense de la divinité du Christ, vrai fils de Dieu, égal en tout à son Père. Dès sa jeunesse, Athanase était hanté par le problème de l’Incarnation du Verbe de Dieu. Il fera la guerre à l’arianisme et non moins à l’équivoque par lequel certains évêques fidèles à la foi traditionnelle tentaient de résoudre la crise en terme de compromis. Un caractère aussi passionné que celui d’Athanase ne pouvait y souscrire.

Si un chrétien se demande, non par esprit de querelle, mais par désir de s’instruire, pourquoi le Christ n’a pas subi une autre mort que celle de la croix, qu’il sache celui-là qu’aucun autre genre de mort ne nous était plus utile, et c’est justement pour cela que le Seigneur l’a subie pour nous.

S’il venait porter la malédiction qui pesait sur nous, comment se serait-il fait malédiction sans subir la mort des maudits ? Telle est en effet la mort de la croix, car il est écrit : « Maudit celui qui est crucifié. »

Ensuite si la mort du Seigneur est une rédemption pour tous et que cette mort renverse le mur de la séparation et appelle les païens au salut, comment nous aurait-il appelés s’il n’avait pas été crucifié ? Car ce n’est que sur la croix que l’on meurt les mains étendues.

Aussi convenait-il que le Seigneur subit cette mort et étendit les bras : d’une main, il attirait le peuple ancien, les Juifs, et de l’autre le reste de l’humanité et ils les réunirait tous les deux en lui. .

Il l’a dit lui-même en faisant entendre de quelle mort il sauverait tous les hommes : « Quand je serai élevé (sur la croix), je les attirerai tous à moi », est-il écrit dans l’évangile de Jean (12,32)

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