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Responsable de la chronique : Gilles Leblanc
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Égalité et fraternité : Joyeux Noël et Va, vis et deviens

Imprimer Par Gilles Leblanc

Pendant la période des Fêtes, on en profite pour meubler les moments libres par des sorties au cinéma. À travers les grandes productions hollywoodiennes se glissent, cette année, des œuvres qui retiennent l’attention. Les fêtes de la Nativité et l’entrée dans le nouvel an nous rendent sensibles à des valeurs comme la fraternité et l’égalité. À cet égard, deux films devraient combler nos attentes.

Joyeux Noël

Librement inspirée d’un événement historique peu connu, la production de Christian Carion raconte la trêve de Noël vécue dans la fraternité par des soldats ennemis lors de la Première Guerre mondiale à l’hiver 1914. L’armée allemande fait alors face à des régiments français et écossais dans un village du nord de la France. Parmi les personnages de premier plan, on retrouve le célèbre ténor berlinois Nikolaus Sprink que sa fiancée Anna Sorensen, soprano de nationalité danoise, vient rejoindre au front. Également Palmer, un pasteur écossais, et Audebert, un lieutenant français, contribuent au rapprochement des troupes qui échangent cigarettes, chocolat et trinquent au champagne.

Utilisant plusieurs langues, le scénario réussit à faire apprécier des cultures différentes qui réussissent à vivre ensemble une nuit inoubliable. Autant les scènes de bataille que les moments plus intimistes sont reconstitués avec aplomb et justesse. Le talent des acteurs de nationalités différentes et la musique de Philippe Rombi ne sont pas non plus étrangers aux vives émotions que suscite cette tranche éphémère de cet horrible conflit.

Va, vis et deviens

En 1984, dans le cadre de l’Opération Moïse, qui visait à rapatrier en Israël des juifs éthiopiens considérés comme des descendants du roi Salomon et de la reine de Saba, une chrétienne sauve de la famine son fils en le faisant passer pour juif. À Tel-Aviv, le gamin, qui se fait appeler Schlomo, est adopté par une famille française juive sépharade. La vie n’est pas facile pour lui, car il doit affronter le racisme des ultra orthodoxes face à ces rescapés à la peau noire. Finalement, il deviendra un médecin humanitaire…

Tout comme dans son film précédent Train de vie, le réalisateur roumain Radu Mihaileanu raconte ici une histoire qui repose sur une imposture bien intentionnée visant à sauver la vie d’une personne innocente. Dans un récit empreint d’un humanisme sincère et souvent très démonstratif, la réalisation réserve des passages d’une touchante poésie. Yaël Abecassis s’illustre dans le rôle de la mère adoptive et Moshe Agazai impressionne tout autant dans le rôle d’un enfant qui porte un lourd secret sur ses petites épaules.

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