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Responsable de la chronique : Gilles Leblanc
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Vues d’automne : Le Vent du Nord et La Constance du jardinier

Imprimer Par Gilles Leblanc

Au cœur de l’automne, il n’est pas toujours rigolo de sortir. Pourtant, c’est la haute saison pour le cinéma puisque les distributeurs lancent leurs productions et se positionnent dans la course aux divers prix, dont les prestigieux Oscars. Au milieu de cette effervescence, deux films sur des questions sociales retiennent particulièrement l’attention cette année. En voici une brève présentation.

Le Vent du Nord

Dans un récit inspiré d’une histoire qui a marqué les annales judiciaires américaines, Niki Caro, une réalisatrice néo-zélandaise de talent, raconte le courageux combat de Josey Aimes, une travailleuse victime d’harcèlement sexuel dans une mine du Minnesota en 1989. Cette œuvre s’inscrit dans la même lignée que Silkwood (1983) et Erin Brockovich (2000).

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Recourant aux flash-back et à des scènes de procès, le film présente avec aplomb les circonstances tragiques dans une usine d’une petite ville écrasée par les intérêts de riches exploitants et par le machisme de mineurs. Au milieu d’une distribution solide, Charlize Theron compose avec conviction dans le rôle de Josey, une femme fragile et tenace.

La Constance du jardinier

En poste au Kenya, un diplomate anglais Justin Quayle apprend que son épouse Tessa a été assassinée après avoir découvert qu’une compagnie pharmaceutique se servait d’Africains séropositifs pour expérimenter une nouvelle médication, avec des conséquences souvent néfastes. Passionné par la botanique, Justin, un homme paisible jusque là, prend le relais de celle qu’il n’a jamais tant aimée. Il devient un homme déterminé et même intrépide devant cette situation inacceptable.

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Le réalisateur brésilien Fernando Meirelles, qui a dirigé auparavant La Cité de Dieu, a eu la main heureuse en choisissant Ralph Fiennes et Rachel Weisz pour interpréter les deux personnages principaux avec autant de justesse. Encore ici, l’usage des retours en arrière est fort réussi et sert bien l’action de cette adaptation à l’écran du roman de John Le Carré.

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