Nous deux,

Responsable de la chronique : Caroline Pinet
Nous deux

La routine des jours heureux

Imprimer Par Caroline Pinet

 

Mon amie d’enfance m’a partagée une vidéo qui montre son fils, sa femme et leur petite de 18 mois dans un moment tout ce qu’il y a de plus banal. Les parents montrent à leur fille, sur leur smartphone, la météo. Ils lui expliquent que le temps fraîchit et la conversation se poursuit sur les vêtements adaptés qu’elle devra porter pour la journée, soit un petit pantalon avec des papillons. La petite n’en perd pas une miette ! Elle cause et répond, s’intéresse à l’écran, exprime son approbation. La conversation est des plus banales. Ne dit-on pas « parler de la pluie et du beau temps » quand on veut exprimer que l’on traite de sujets triviaux ?

Ces sujets banals, l’ordinaire de la vie, ce qui revient sans cesse constitue pourtant le cœur de la vie. C’est ce qui construit la relation et ce qui manque lorsque cela n’est plus.

Nous rêvons souvent de moments extraordinaires et nous passons beaucoup de temps à espérer et attendre ces moments qui nous sortent du quotidien quand on a la chance de pouvoir s’offrir des vacances ou de préparer des fêtes telles Noël ou tout rassemblement spécial.

Mais ces moments ne représentent que quelques jours par an. Le reste du temps tourne autour de l’ordinaire. Et c’est pourquoi nous devons soigner et rendre riches ces moments si ordinaires. Ce sont des moments qui se prêtent à la tendresse. Le petit café que l’on partage en échangeant sur l’actualité le matin, cette petite promenade du dimanche où l’on emprunte le même chemin, le repas du vendredi soir que l’on veut festif pour célébrer le week-end qui commence.

Des matins qui rassemblent le couple avant le départ au travail, il y en a sûrement deux cents par an, des dimanches de promenade, pas loin d’une cinquantaine, de même que des vendredis soirs. Voilà ce qu’il faut soigner et veiller à rendre inoubliable ! Car ces moments presque routiniers reviennent sans cesse et nous les voulons heureux. Ce sont eux qui resteront dans nos souvenirs que nous nous constituons. Si nous savons les rendre heureux, il y a de bonnes chances que notre vie à deux sera heureuse car nourrie régulièrement !

Quand Dieu s’est fait homme, il n’a pas chercher une vie qui sorte de l’ordinaire. Il a choisi une vie modeste. N’est-ce pas là un appel à nous tourner vers l’ordinaire?

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