Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

Pâques! Le Christ est ressuscité!

Imprimer Par Francine Paquin

 

Pâques! Le Christ est vivant! Les chaînes de l’esclavage sont tombées. Il a vaincu la mort et le péché. Jusqu’à la fin de son existence terrestre, le Christ accompli la volonté de son Père pour nous montrer le chemin. Dans sa mort et sa résurrection, avec Lui, nous entrons dans la Vie. Dans la résurrection de l’Homme-Dieu, notre chair est sanctifiée, appelée à la vie éternelle, sa résurrection appelle notre propre résurrection.

Avant de monter vers son Père et notre Père, Jésus ressuscité se fait voir à plusieurs de ses contemporains. Ses disciples n’en croient pas leurs yeux, alors qu’ils croyaient que tout était fini, le voici vivant au milieu d’eux en chair et en os. Sa victoire n’est pas à la mesure des hommes mais à la mesure de l’amour de Dieu, du don de soi. Jésus a tout donné, dans l’Esprit-Saint, le Père l’a glorifié.

Les siens s’ouvrent à une vie nouvelle. Du doute renaît la foi, la peur laisse la place à la joie : Celui qu’ils ont suivi et aimé est vivant, il prendra place auprès de son Père et l’Esprit du Père et du Fils leur sera envoyés. Jésus leur avait promis : «Je ne vous laisserai pas orphelins. (Jn, 14,18) Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps.» (Mt, 28,20) L’Esprit-Saint les assistera, ils témoigneront de la résurrection du Christ par le don de leur vie, jusqu’au martyre.

Au Ciel, Jésus ressuscité a conservé sur son corps glorifié les marques des clous de sa crucifixion; ses mains et ses pieds en témoignent ainsi que son côté transpercé d’une lance. Jésus nous montre les preuves de son amour. La Parole de Dieu ne nous dit-elle pas! «Dans ses blessures, nous trouvons la guérison.» (Esa, 53,5) Par ses marques d’amour éternellement visibles, Jésus se fait solidaire de ses frères et sœurs souffrants portant dans leur chair, leur cœur et leur esprit, les signes de leurs souffrances. Entrons avec Lui au cœur du mystère divin. Les détachements du monde, de soi, de notre volonté, toutes ces morts, petites et grandes que nous rencontrons tout au long de notre existence terrestre nous amènent jusqu’à notre mort corporelle; à la suite de Jésus, il faut mourir pour ressusciter et goûter au bonheur de la Vie éternelle. Dans la résurrection du Christ est inscrite notre propre résurrection. Baignés dans la mort de l’Homme-Dieu crucifié et ressuscité, avec Lui, nous entrons dans la gloire et la joie de Pâques.

Pâques est le cœur de la vie chrétienne. Si le Christ n’était pas ressuscité, nous serions encore esclaves du péché, laissés à nous-mêmes, condamnés à une mort sans issue. Mais le Christ est vivant, avec Lui, nous le sommes aussi, nous sommes appelés à partager sa vie et à témoigner de sa résurrection. Les marques de la crucifixion du Christ perpétuent au Ciel et sur terre le don de Dieu, ils sont les signes tangibles du triomphe de son amour, le triomphe de Pâques.

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