Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

Les Ave du silence

Imprimer Par Francine Paquin

Fête de Notre-Dame de Lourdes, journée des malades.

Les ave du silence chantent en mon cœur, ô Vierge Mère, ils livrent la présence d’un amour maternel alors que le Coeur d’une Mère au cœur de son petit, prie le Fils pour nous. Ils dévoilent les yeux émerveillés de Marie qui pour avoir contemplé l’Enfant-Dieu au berceau, peuvent encore contempler les merveilles accomplies au cœur de ses enfants. Ils offrent le Coeur d’une Vierge Mère qui, pour avoir tout donné à l’Amour, porte encore en son sein virginal, les flots de la grâce déversés aux enfants de la terre.

Les ave contenus au silence du cœur prolongent dans le cours des âges la salutation de l’ange Gabriel et d’Élisabeth. Les ave silencieux demeurent encore la voix de l’Esprit de Dieu animant le cœur afin de prolonger en lui la beauté et les vertus de la Vierge Mère, unissant l’enfant à la Mère. Ils sont l’héritage du don de la Vie que la terre a porté, la glorification du mystère contenue en Marie, révélé au cœur des petits.

Ils sont les ave que les lèvres ne peuvent prier qu’à la lumière enveloppante de ton amour, ô Marie, à laquelle l’âme est livrée. L’intelligence s’est tue, de la voix ne s’échappe aucun son extérieur; seul le cœur retient, sous l’attention du regard marial, la présence maternelle d’une Vierge Mère souriant à son enfant, le gratifiant de la joie et de l’amour de Dieu. Au cœur des ave contemplés, la Mère et l’enfant se donnent comme Jésus est donné.

Ni élan, ni action aucune si ce n’est l’accueil de l’étreinte mariale, du repos du cœur au Coeur de Marie, de la Joie enfantée de nouveau au cœur des petits de la terre. L’accueil du mystère, d’une Mère contemplée prolonge à travers les âges l’offrande de l’Amour. De la salutation de l’Ange au cri extatique d’Élisabeth, Marie tressaille de joie, Marie magnifie Dieu. Le Magnificat de la Vierge chante sa plénitude; le Magnificat de la Mère de Dieu donne à l’Église les voix des réalités célestes, il lui montre le chemin afin de perpétuer en elle et par elle les échos transparents du mystère divin. D’un seul cœur, traversant les entrailles de la terre, la louange exalte la beauté des merveilles accomplies. Pleine de Grâce… le fiat de Marie a renversé les prémices du mal; le Seigneur est avec toi… l’Esprit de Dieu t’a soulevée jusqu’à Lui, tu es bénie entre toutes les femmes… au Temple virginal, Temple choisi entre tous, Marie adore l’Oeuvre divine en elle et le Fruit béni de tes entrailles, ô Marie, soulève les entrailles de la terre jusqu’à leur couronnement dans les Cieux.

Prie pour nous, pauvres pécheurs… sous le regard de Marie, le pécheur repentant partage la béatitude de la Reine des Cieux. Ici, maintenant et à l’heure de notre mort, prie pour nous Sainte Mère de Dieu…la beauté de l’Immaculée revêt le pauvre; le sourire maternel tend les bras à l’agonisant, les pas de Marie le devancent à l’entrée du Royaume. Amen, oui, je crois. Dans les bras de Marie me portent déjà les bras du Père et du sourire de la Vierge, j’entre enfin dans l’éternel ravissement du sourire de Jésus. Oui, je crois.

Les ave du silence! Plénitude de Vie où exultent le Coeur de Marie et des petits à la Parole faite Chair, Grâce incarnée de l’Esprit! Je vous salue Marie…


Vierge Marie, en cette journée des malades et chaque jour, nous te demandons de visiter tous ceux qui souffrent, ceux qui ne savent pas que Dieu les aime et qu’il veut leur apporter Sa paix et Sa joie. Par ton Coeur immaculé, Vierge Mère, nous offrons à Jésus toutes les souffrances de la terre afin que rien ne se perde dans l’Amour.

 

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