Trésors des religions,

Responsable de la chronique : Bruno Demers, o.p.
Trésors des religions

Intercession et action de grâces de Noé

Imprimer Par Prière musulmane

De façon surprenante, le récit du déluge se trouve complété dans le Coran par un épisode particulier : un fils de Noé aurait refusé de monter dans l’arche, prétendant se sauver par ses propres moyens, se solidarisant ainsi avec le peuple des dénégateurs que le châtiment venait d’engloutir. Or Noé voulut intercéder pour son fils (comme par la suite Abraham le fera pour son père). Cette prière paternelle d’intercession ainsi que la réponse divine contiennent un enseignement que le Coran se plaît à souligner pour montrer que les solidarités de la foi l’emportent – en cas de conflit – sur les liens du sang.


Noé appela son Seigneur : «Seigneur, dit-il, mon fils est de ma race.

Certes Ta promesse est la Vérité! Tu es le plus juste des Juges.»

Dieu répondit : «Celui-là n’appartient pas à ta famille; il a commis un acte infâme! Ne me sollicite pas, non! sur ce dont tu n’as pas connaissance. C’est Moi qui te mets en garde contre une coupable ignorance.»

[Noé] dit : «Mon Seigneur, en Toi soit mon refuge contre toute idée de Te solliciter sur ce dont je n’ai pas connaissance. À moins que Tu ne m’accordes pardon et miséricorde, je serai du nombre des perdants» (C 11,45-47).

Relevons qu’une fois encore la leçon centrale porte sur l’intercession. Or, comme il est dit en C 39,44 :

À Dieu seul l’intercession en tout! À Lui la royauté des cieux et de la terre…

Noé fit encore cette prière :

Louange à Dieu qui nous a sauvés du peuple des iniques… Mon Dieu fais-moi débarquer dans un lieu béni. Tu es le meilleur de ceux qui mènent à bon port» (C 23,28-29).

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