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Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem

Imprimer Par Saint Alphonse de Liguori

1. Le temps où notre Rédempteur devait souffrir pour nous était sur le point d’être révolu. Jésus quitta Béthanie et se dirigea vers Jérusalem. Arrivé près de la ville ingrate, il la regarda longuement, puis se mit à pleurer: « Quand il aperçut la cité, dit l’évangéliste saint Luc, il pleura sur elle » (Lc 19, 41). Pourquoi ces larmes du Fils de Dieu? Parce qu’il prévoyait le crime énorme donc ce peuple allait se rendre coupable en le faisant mourir, comme il prévoyait aussi la ruine totale de Jérusalem en punition de cet exécrable forfait.

Mon Jésus, quand vous pleuriez sur cette ville infortunée, vous pleuriez en même temps sur ma pauvre âme; car vous voyiez combien je l’avais ruinée moi-même par mes péchés, en vous contraignant de me condamner à l’enfer, vous qui êtes mort pour me sauver. Ah! Laissez-moi verser des larmes de sang sur mon péché si grave; je vous ai méprisé, vous, le souverain Bien! Ayez pitié de moi.

2. Jésus entre dans Jérusalem. Aussitôt le peuple court à sa rencontre, l’accueille avec des cris de joie, lui fait un cortège d’honneur. Les uns jonchent les rues de rameaux d’olivier, les autres étendent leurs vêtements partout où il doit passer. Qui eût dit alors que ce même Jésus, acclamé comme le Messie, triomphalement reçu par la foule innombrable, devait, après sa condamnation à mort, reparaître dans ces mêmes rues chargé d’une lourde croix?

Mon bien-aimé Jésus, ce peuple vous acclame maintenant en redisant mille fois: « Hosanna au fils de David! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur! » (Mt 21, 9). Bientôt il élèvera la voix pour forcer insolemment Pilate à vous déclarer digne de mort, à vous faire mourir sur un gibet: « A mort! A mort! Vociféreront-ils, crucifiez-le, crucifiez-le! » (Jn 19, 15). Oui, soyez à jamais béni, ô Sauveur du monde, d’avoir daigné venir ici-bas; sans vous, nous étions tous perdus! Ô mon Sauveur, sauvez-moi.

3. Le soir venu, qui donc eut l’insigne honneur de lui donner l’hospitalité? Dans tout ce peuple qui, le matin, avait fait à Jésus une si grandiose ovation, personne ne se trouva pour venir seulement la lui offrir. Force fut donc au Sauveur de retourner passer la nuit à Béthanie.

Mon bien-aimé Sauveur, que les autres refusent de vous recevoir! Moi, je suis fermement résolu de vous offrir mon pauvre coeur. Il fut un temps où je vous avais malheureusement banni de mon âme; mais actuellement, je préfère votre entrée et votre séjour dans mon coeur à la possession de tous les trésors de la terre. Je vous aime, ô mon Sauveur bien-aimé! Qui pourra jamais me séparer de votre amour? Le péché, le péché seul. À vous de m’en préserver par votre grâce, ô mon Jésus. Ô Marie, ma Mère, que votre intercession me prémunisse contre le péché.

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