Aventure spirituelle,

Responsable de la chronique : Suzanne Demers, o.p.
Aventure spirituelle

Thomas Nishi

Imprimer Par Henri Girard, o.p.

Qui sont ces Martyrs Dominicains du Japon ? Il serait bon de les présenter sommairement. D’ailleurs nous ne pouvons pas faire davantage car les documents qui les concernent sont très peu nombreux et peu loquaces. On se souviendra qu’ils furent exécutés en 1634 et 1637.

Le calendrier liturgique de l’église du Japon mentionne la fête sous le nom de Saint Thomas Nishi et ses 15 compagnons. Cette fête est célébrée le 28 septembre. J’ai pensé présenter brièvement les seize Dominicains, tout au cours des pages qui suivent. Le peu que nous savons d’eux nous donne le goût de savoir ce qu’ils nous ont laissé : les méandres d’une expérience spirituelle.

Le premier nom en liste est celui de Thomas Hyoji Nishi. II fut une aide précieuse d’encouragements pour le petit groupe des fidèles de son temps. Thomas est né en 1590 dans l’île Hirado, au nord de la préfecture de Nagasaki. Le curé du temps, voulant récupérer pour sa paroisse le zèle du Jeune Thomas, le nomma maître sacristain de la petite église. De tempérament affable et dévoué, Thomas fut envoyé aux Philippines pour des études en théologie.

Il fut ordonné prêtre en 1620 dans le clergé diocésain, mais plus tard il demanda son entrée chez les Dominicains. À l’âge de 29 ans il décida de revenir dans son pays. Tout en exerçant son ministère sacerdotal, il prit grand soin du Père Jordano missionnaire malade: chose qui était tout à fait défendue à cette époque, depuis l’édit contre les Chrétiens.

Les soins apportés au malade obligeaient Thomas à de nombreux déplacements. On eut quelques soupçons à son sujet. Ses démarches furent espionnées, on le déclara à la police. Thomas fut aussitôt déporté à Mizu-no-Ura et incarcéré pendant un certain temps. On le conduisit à Nagasaki avec d’autres chrétiens. Là, la souffrance l’attendait. Sous un régime aussi cruel, Thomas ne demandait qu’à mourir. Cette grâce lui fut accordée le 17 novembre 1634. Son geôlier le conduisit sur la colline de Nishizaka. Il fut suspendu, la tête en bas, au-dessus d’une fausse de détritus. Une incision fut faite à l’arrière des oreilles afin que le sang continue à circuler et ainsi prolonger l’agonie. La couronne du martyre était à ce prix.

Son père, Gaspar Nishi ainsi que sa mère et les membres de sa famille, voyant le courage de leur fils Thomas, se déclarèrent chrétiens et furent à leur tour martyrisés. Leurs corps reposent à Hirado.

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