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Responsable de la chronique : Marius Dion, o.p.
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La musique, une respiration qui fait vivre

Imprimer Par Philippe Savoy

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Philippe SAVOY est marié et père de trois enfants. Il enseigne le saxophone au Conservatoire (Suisse). Il joue en tant que soliste dans des orchestres symphoniques et ensembles musicaux. Il a remporté plusieurs fois des prix lors de concours nationaux ou internationaux. Il est aussi directeur de plusieurs chœurs, dont le Chœur Saint-Michel en Suisse.

Depuis l’âge de 20 ans, j’ai toujours dirigé un chœur de paroisse. Le premier était le chœur Saint-Paul au Schönberg. C’était très émouvant, car j’ai fait de la musique sacrée avec des gens qui ont chanté pour mon baptême. J’ai ensuite dirigé la Chanson du Moulin de Neyruz, puis le Chœur Saint-Michel, depuis 10 ans. J’ai repris cette année l’Ensemble Vocal De Musica et le Chœur Suisse des jeunes. La musique est pour moi une respiration; ça me fait vivre. J’ai besoin de la partager en groupe; je ne pourrais pas faire de la musique uniquement en solitaire.

La musique chorale est différente de la musique instrumentale en ce qu’il n’y a pas d’intermédiaire, pas d’autre instrument que le corps qu’on doit mettre en vibration. L’instrument qu’on doit faire vibrer, c’est nous-mêmes. C’est la vibration du cœur et du corps: le cœur s’exprime et c’est le corps qui vibre. Le physique et l’émotionnel sont liés. C’est vrai pour les adultes, mais davantage pour les jeunes, car il y a chez eux moins de verrous. Il y a une motivation particulière à diriger un chœur de jeunes: à partir du moment où on arrive à les accrocher tout est direct. Mais c’est aussi une responsabilité plus grande, parce qu’on est dans un contexte de formation vocale, musicale. J’essaie de donner l’éventail de tout ce qu’on peut faire en musique: du grégorien à la musique africaine, en passant par Mozart ou Vivaldi, de sorte qu’ensuite, les jeunes aient le choix de faire telle ou telle sorte de musique.

Cette année, le Chœur Saint-Michel comprend 66 choristes, 44 filles et 22 garçons. Ils ont entre 15 et 25 ans. Ils viennent du collège Saint-Michel, mais aussi d’ailleurs: hautes écoles, université, étudiants d’échange. Il n’y a pas de sélection; la seule exigence est d’être présent régulièrement. C’est essentiel pour l’esprit du chœur. Cette année, nous fêtons les 40 ans du Chœur Saint-Michel. Nous aurons un grand festival le week-end de Pentecôte, « Les 40e Unissants », où seront invités des chœurs de jeunes et d’enfants de toute la Suisse romande, du Tessin, de Bâle et d’Arménie Il y aura environ 400 participants. Nous exécuterons des œuvres basées sur le Journal d’Anne Frank et des poèmes de Mahmoud Darwich, ceci en référence à un voyage en Palestine. Nous y avons fait de la musique avec de jeunes Palestiniens. C’est la force de la musique, à travers des cultures très différentes, d’être réunis directement par une partition.

La Messe du couronnement sera l’occasion de fêter le 250e anniversaire du voyage de Mozart en Suisse. Ce sera également une chance pour les jeunes de chanter avec un orchestre professionnel et des solistes. L’organiste Maurizio Croci jouera quatre sonates d’église pour orgue et orchestre de Mozart, avec le propre grégorien de la messe de Noël. On chantera l’essentiel de ce programme à la messe de minuit à Saint-Michel. Nous préparerons cette messe avec l’aumônerie du collège. Les jeunes qui le souhaitent pourront lire les textes liturgiques.

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