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Responsable de la chronique : Gilles Leblanc
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Des classiques revisités : LE LIVRE DE LA JUNGLE et LE PETIT PRINCE

Imprimer Par Gilles Leblanc

De ce temps-ci, le cinéma donne une nouvelle vie à des œuvres littéraires bien établies. Parmi celles-ci, nous retenons deux films d’animation fort bien menés dans leur ensemble. D’abord, le réalisateur Jon Favreau a adapté une spectaculaire reprise du LIVRE DE LA JUNGLE pour le compte des studios Walt Disney. Et pour sa part, l’Américain Mark Osborne a tourné une version moderne et inventive du PETIT PRINCE, œuvre mondialement célébrée de l’aviateur français Antoine de Saint-Exupéry.

Film le livre de la jungle

LE LIVRE DE LA JUNGLE 

Depuis la première sortie du LIVRE DE LA JUNGLE chez Disney, il s’est écoulé presque 50 ans. Cette nouvelle présentation cinématographique des aventures de Mowgli est visuellement époustouflante et convaincante. On en a plein la vue presque de bout en bout.

Pour échapper à Shere Khan, un tigre féroce qui porte les cicatrices des hommes et qui veut se venger, Mowgli, un garçon de dix ans, élevé dans la jungle indienne par le clan des loups, est forcé d’aller rejoindre le village des hommes. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu auprès de ses « parents » adoptifs (le fier chef Akela et la tendre mère Rakcha), l’enfant se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et aussi par un ami jovial l’ours Baloo.

Pendant cette odyssée, Mowgli rencontre des créatures extravagantes : Kaa, un serpent géant à la voix séduisante et au regard hypnotique; un troupeau d’éléphants forts et astucieux; le manipulateur Louie, roi des singes, qui tente de le contraindre à lui révéler le secret de la Fleur rouge insaisissable et destructrice : le feu.

Cette production cinématographique plutôt sombre des célèbres récits de Rudyard Kipling profite du jeu spontané de son seul personnage humain, le petit Nell Sethi en Mowgli, et d’une réalisation spectaculaire aux décors luxuriants recrées numériquement dans un studio de Los Angeles.

Sur un plan personnel, j’ai été fort ému de voir représenter sur grand écran des personnages dont j’ai porté le nom pendant mon séjour chez les louveteaux : Akéla, Baloo et Kaa.

Film Le Petit prince

LE PETIT PRINCE

Le film d’animation, tourné en 3 D et en « stop motion », s’inspire des dessins et de l’esprit du livre de Saint-Exupéry pour faire revivre cet univers d’innocence et de beauté composé de personnages que nous aimons tous: le Petit Prince, la rose, le renard, le serpent et les habitants des diverses planètes.

Une petite fille modèle déménage dans un nouveau quartier avec sa maman hyper occupée. À l’image de sa mère disciplinée, la fillette étudie tout l’été afin d’entrer dans la prestigieuse Academy Werth. Pendant ce temps de répit, elle fait toutefois la connaissance d’un vieux voisin étrange et excentrique, l’Aviateur.

Afin de la divertir de ses ennuyeuses révisions, ce vieil aventurier lui raconte l’histoire d’un mystérieux petit garçon, ami avec un renard et une rose : le Petit Prince. Cet enfant aux cheveux d’or et au rire cristallin habitait sur une planète à peine plus grande que lui. Profitant d’une migration d’oiseaux sauvages, il partit un matin explorer les étoiles, en quête d’amis. La petite fille découvre alors un monde extraordinaire où tout est possible.

Lorsque le vieil homme tombe malade, la petite fille met tout en œuvre pour retrouver ledit Petit Prince.

Dans cette adaptation du merveilleux conte de Saint-Exupéry par Mark Osborne (KUNG FU PANDA), l’animation s’avère audacieuse, texturée, et le récit ludique, profond, en première partie surtout. On aime ou on n’aime pas l’approche du cinéaste, car il n’est pas jamais facile de faire l’arrimage entre notre imaginaire et celui des autres.

Gilles Leblanc

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