Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Marcel Dumont, o.p.
Le rosaire dans la ville

Mystère joyeux : La Nativité

Imprimer Par Marcel Dumont, o.p.

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« Or… le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et, elle mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (Lc 2, 6-7). Il n’y avait pas de place dans la salle commune… quel mystère! Ta vie entière Seigneur Jésus, tout comme celle de ta mère, est un véritable mystère à nos yeux, et pourtant, elle est révélatrice de tant de vérité et de lumière sur les humains que nous sommes; car, Tu es venu pour nous, uniquement, il ne faut jamais perdre de vue cette réalité en nos cœur de priants : un Dieu juste et Sauveur qui descend parmi nous, qui prend un corps d’homme comme nous!

En fait, il n’y aura jamais de véritable place dans la salle commune, i.e. parmi nous, que si nous te désirons et que nous voulons accueillir ton mystère d’incarnation. Tes parents, Marie et Joseph sont loin de Nazareth, ils sont loin de la sécurité de leur demeure, de leur famille et des amis pouvant soutenir ta naissance, et pourtant, ils acceptent d’accueillir le mystère de ta présence, Toi le Verbe fait chair, là où la Volonté du Père le demande. Tu dois naître dans un espace qui révèle ta Pauvreté, la pauvreté du Dieu trois fois Saint qui vient quémander l’amour au cœur d’un monde qui l’a abandonné. Le mystère nous dépasse, pourtant il est bien là dans une quête d’amour, dans une relation d’intimité amoureuse avec l’humanité. Joseph et Marie contemple le mystère et s’y laissent pénétrer au nom de toute l’humanité : « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ».

N’aurais-tu pas voulu, ô Marie, toute jeune maman pleine de tendresse, donner un meilleur berceau à ton fils premier-né que celui d’une mangeoire? N’aurais-tu pas voulu, ô Joseph, procurer un meilleur gîte à ton épouse et à l’Enfant-Dieu qui te sont confiés que celui d’une étable où il n’y avait qu’un bœuf et un âne pour chasser l’humidité glacial de la nuit? Et pourtant, tel était là le mystère qu’il ne fallait surtout pas occulter : le Verbe fait chair avait besoin de cet espace de pauvreté où il pouvait se retrouver comme à la maison, la demeure toute pauvre de la Trinité, mais si riche et pleine de tendresse et de vérité! Joseph et Marie, vous êtes ces lampes allumées, ces torches sacrées que le Père s’est choisis pour entourer Son fils premier-né des vertus célestes, Il est comme à la maison entre vos cœurs angéliques. Nul besoin de satin n’y de saphir, le petit Prince du Ciel régnait de sa lumière véritable et de toute sa sagesse entre les bras de Marie et de Joseph, dignes icônes en ce monde de la présence de l’Esprit et du Père.

Mais d’où viens-tu mystère de pauvreté qui nous commande d’accueillir notre Dieu dans une telle humilité? Ne serais-tu pas caché à nos yeux de péché? Ne voudrais-tu pas te dévoiler à notre cœur de pierre en cet Enfant-Dieu fait chair? Que notre demeure s’ouvre toute grande à la vérité du mystère, mystère tenu longtemps caché, mais qui a daigné se révéler lorsque « le temps où elle devait enfanter fut accompli ». Oh! que cette sagesse nous dépasse, comme elle se fait proche dans un enfant. Marie, Vierge immaculée, tu as donné naissance à la Lumière, tu as accepté le mystère, intercède pour nous afin que sa pauvreté révélée illumine notre chair du mystère d’amour qui ne demande qu’à se laisser embrasser en la fragilité de ton « fils premier-né »!

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