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Responsable de la chronique : Suzanne Demers, o.p.
Aventure spirituelle

Maxime le Confesseur. Moine et Père de l’Église (580-662)

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Maxime1En 662, meurt en exil dans un village perdu du Caucase, Maxime le Confesseur, moine et Père de l’Église.

Né à Constantinople en 580, il fit de brillantes études et devint, en 610, d’après la tradition hagiographique, premier secrétaire de l’empereur Héraclius. Trois ans plus tard, il laissa cette charge pour se faire moine à Chrysopolis contraint par les invasions persanes à abandonner son monastère en 626, il commença une vie errante, séjournant en Crète, puis à Chypre, en Afrique et probablement à Rome; il contribua de la sorte à faire connaître la théologie grecque en Occident.

Auteur d’ouvrages monastiques sur la prière, les combats contre la passion et la charité, Maxime approfondit les bases théologiques de la doctrine orientale de la définition de l’homme, avant de s’engager, dès 634, dans les disputes théologiques contre les monophysites et les monothélistes. Ses positions seront adoptées par le synode du Latran de 649, où il fut convoqué par Martin, pape de Rome: c’est avec lui qu’il sera condamné à l’exil quatre ans plus tard.

En 662, un nouveau procès condamnera Maxime à subir l’amputation de la main droite et de la langue il ne pourra plus ni oralement ni par ses écrits prendre la défense de la foi orthodoxe.

Ainsi, celui qui avait fixé ses regards sur la Passion et sur le rôle de la volonté humaine du Christ pour accepter sa mort, devint toujours plus semblable à son Seigneur, jusqu’à mourir seul abandonné de tous, quelques mois après la dure sentence qui lui avait donné le moyen de devenir, mystérieusement mais plus pleinement encore, un confesseur de la foi.


Témoins de Dieu, Martyrologe universel,          Bayard   p. 85

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