Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Thomas-Marie Gillet, o.p.
Le rosaire dans la ville

Joyeuse Lumière !

Imprimer Par Thomas-Marie Gillet, o.p.

Sainte Rencontre

Le 2 février, jour de la fête de la Présentation du Seigneur au Temple marquait anciennement la fin du temps de Noël. En s’arrêtant sur les figures de Marie et de Syméon, un moine de l’Église d’Orient nous invite à méditer sur le fait de porter, de voir le Christ, « lumière des Nations ». Cette méditation est aussi une invitation à se mettre à l’écart. Cette mise à l’écart c’est celle de l’intériorité, de la prière, de la rencontre cœur-à-cœur avec le Christ que nous vivrons peut-être plus intensément lors du temps du Carême qui s’ouvrira à la fin du mois. Porter et manifester la Lumière du Christ, c’est le propos de ceux et celles qui se sont consacrés à Lui dans la vie religieuse. Le 2 février c’est également la Journée Mondiale de la Vie Consacrée. Cette journée prend un caractère spécial en cette année entièrement dédiée à la Vie Consacrée selon le désir du Pape François. Avec l’intercession de Marie, prions pour tous les consacrés !

« […] Il n’y a pas de place dans l’hôtellerie pour Marie portant Jésus et pour Joseph. Il n’y a pas de place dans l’hôtellerie de ce monde pour le disciple de Jésus. Si je parviens à m’y ménager une place, quelle félicité dangereuse ! Qu’y a-t-il de commun entre l’hôtellerie et la crèche ?

Les Mages, divinement avertis en songe, regagnent leur pays par un autre chemin. Ils doivent éviter Hérode. Dans un sens spirituel : celui que Dieu conduit jusqu’à la crèche peut bien rentrer chez lui, dans son pays, dans sa maison, mais ce sera par un autre chemin. C’est-à-dire que les motifs, les attitudes, la manière d’être, les moyens employés ne peuvent plus être les mêmes. Si l’on est allé à Bethléem, un changement radical intervient.

Il avait révélé à Syméon que celui-ci ne mourrait pas sans avoir vu le Sauveur. Oh ! combien je voudrais avoir une telle assurance ! Ne pas mourir sans avoir vu Jésus. Non le voir par les yeux du corps, mais le voir (le voir vraiment) par les yeux de la foi. Après ma mort, j’espère le voir autrement.

À Syméon, il fut donné plus que de voir Jésus. Il prit l’enfant dans ses bras. Seigneur, laisse-moi étreindre invisiblement le petit enfant.

L’ange ordonne à saint Joseph de prendre l’enfant et sa mère et de fuir en Égypte. Il y a des temps où, parce que nous sommes trop faibles, il vaut mieux fuir le danger, nous retirer à l’écart. Mais il faut prendre avec nous ce qu’il y a de plus précieux, prendre Jésus, prendre l’enfant dans sa petitesse, dans sa faiblesse (qui fortifieront notre propre faiblesse). Et avec lui, il faut prendre sa mère, comme le disciple bien-aimé la prit après la neuvième heure. Le mystère de Marie inséparable du mystère de Jésus : mystère de miséricorde et de tendresse. »

Un moine de l’Église d’Orient, Jésus. Simple regards sur le Sauveur, éditions de Chevetogne, Chevetogne-Paris, 1973, pp. 10-11.

 

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