Nous deux,

Responsable de la chronique : Caroline Pinet
Nous deux

Le mystère du nombre un

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Toute la vie part du nombre « un ». Etonnant nombre duquel tout part ! La vie elle-même provient d’une cellule qui se fractionne et se divise et se multiplie. Dieu est ce tout qui est un et unité ! Pourtant un ne reste pas seul…

Saint Paul invite l’homme et la femme à ne former qu’un ! Un couple, qui ne restera pas longtemps seul, mais se multipliera et deviendra encore une fois « un » en formant famille. La famille en s’unissant à d’autres devient « une » communauté ». On forme ensuite « un » pays et ultimement « une » communauté humaine.

Mais, le nombre « un » se multiplie seulement quand est présent le désir d’unité, c’est-à-dire, le désir de s’unir à d’autres… Si le « un » cherche à s’individualiser, alors la multiplication ne s’opère plus.

L’individualisme rompt le charme du « un ». Il devient mathématique et « un » et « un » font bien deux. Car tout se compte alors. C’est chacun pour soi, et le couple formé de « un » et « un » sera la cohabitation de deux individus. Chacun son compte, chacun ses tâches, chacun sa vie ! Ces couples se séparent plus facilement puisqu’à la base ils ne formaient pas une seule chair, mais deux bien distinctes.

On comprend aisément la posture des couples qui désirent cultiver leur identité personnelle et refuse toute fusion. On peut perdre sa personnalité en tentant la fusion. Elle se perd essentiellement quand l’un prend l’ascendant sur l’autre. Quand l’un veut modeler l’autre… Mais quand l’amour prend réellement le guide, la transformation s’opère autrement. Ainsi, se forme à la fois une nouvelle identité de chacun qui devient couple –ces couples où l’un ne va pas sans l’autre- et chacun, de manière personnelle  rayonne quand il se retrouve seul,  car porteur de l’amour du couple où il s’épanouit…

Le drame de notre modernité est qu’on ne croit plus. Le scepticisme monte en nous chaque fois qu’on nous raconte la beauté du monde et l’amour. On analyse, on décortique, on critique pour conclure que « non » il n’est pas souhaitable de ne former qu’une seule chair… L’ultime mouvement du couple individualiste se nomme « living apart together », ou quand on ne veut rien lâcher de notre vie à soi pour une union avec l’autre.

Une grande solitude semble frapper notre monde. Autrefois, quand on se voulait célibataire, c’était dans l’optique de se donner au monde par le biais d’une vie religieuse, aujourd’hui on se consacre… à soi…

Le message chrétien est pourtant clair : l’amour entraîne l’unité, le miracle fait qu’en cherchant à ne former qu’un on multiplie l’amour et on rayonne !

 

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