Parole et vie,

Responsable de la chronique : Jacques Marcotte, o.p.
Parole et vie

Quatrième dimanche de Pâques. Année A

Imprimer Par Jacques Marcotte, o.p.

Debout et bras ouverts pour la Vie!

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10. 

Jésus parlait ainsi aux pharisiens :  » Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c’est lui le pasteur, le berger des brebis. 
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. 
Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. 
Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus. » 
Jésus employa cette parabole en s’adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu’il voulait leur dire. 
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. 
Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. 
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. 
Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance.

COMMENTAIRE

Les images de berger, brebis et bergerie sont fréquemment utilisées dans la Bible. Images rassembleuses et tellement suggestives. Elles nous disent Dieu et nous. Elles sont interactives.  Jésus s’est compris lui-même et il nous a expliqué son rôle auprès de nous sur le modèle des rapports dynamiques qui existent entre le pasteur et son troupeau.

Cette allégorie suggère avec force tout le bien que le Seigneur nous veut. Le Christ nous appelle par notre nom, il nous fait sortir de nos enfermements, il marche à notre tête. Il est même la porte par où passer, par où aller et venir.  Il est lui-même le passage grand ouvert. Il nous fait aller et venir vers la vie en abondance. Plus loin il nous dira : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. »

Jésus nous invite à nous voir nous-mêmes comme ses brebis chéries, ses disciples bien-aimés, convoqués par sa Parole à le suivre, pour aller et venir en toute liberté et sécurité, pour entrer enfin dans un pâturage généreux.

Oserons vivre une telle convivialité avec le Seigneur? Lui ferons-nous assez confiance pour le suivre? Laisserons-nous la puissance de ces images bucoliques prendre force dans nos vies et nous plonger dans une relation merveilleusement vivante avec le Christ?

Jésus nous révèle aujourd’hui ce qu’il souhaite vivre avec nous. Il se propose pour nous guider, à l’intime de notre existence, avec tendresse et bonté. Il est pour chacun de nous le vrai berger.  Il prend de nous un soin jaloux.  Il est le meilleur. Il est le seul.

Il ajoute qu’il est lui-même la porte qui permet aux pasteurs – à tous ceux et celles qui auront mission de le représenter dans quelque rôle pastoral – d’aller et de venir, de sortir à leur aise pour gagner les pâturages avec les troupeaux dont ils auront la charge.

Notons la grande insistance : Jésus seul est le vrai pasteur et lui seul est la porte. Les deux figures et les deux réalités sont complémentaires. D’une part elles nous rappellent que le Christ est le seul qui puisse nous guider vers la Vie; d’autre part elles nous disent que ceux qui se voient investis par le Seigneur de la charge de guider les brebis doivent passer par lui, être de lui. C’est dire qu’il est lui-même ouverture et passage. Qu’il est à la fois porte étroite et passage décisif.

Nous pouvons voir dans le symbole de la porte, la croix du Christ, par laquelle il nous faut passer pour accéder à la pleine Vie.  L’élan vertical du gibet suggérant l’étroit et difficile passage à franchir. La traverse horizontale et transversale de la croix suggérant l’immensité de l’amour du Christ, l’ampleur du don qu’il nous fait de sa vie.  C’est ainsi qu’il a voulu être – dans le mystère de sa mort et de sa résurrection – le don du Père pour la vie du monde.

Quelle chance pour nous d’être avec lui, de pouvoir passer par lui, et qu’il soit notre guide, celui qui nous mène avec amour vers les bons pâturages, les meilleurs!

 

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