Témoins du Christ,

Responsable de la chronique : Marius Dion, o.p.
Témoins du Christ

Notre pape François et saint François d’Assise

Imprimer Par Roland Bonenfant

Jeudi Saint, le pape François célébrera la Messe de la Cène du Seigneur, à la prison pour mineurs de Casal del Marmo, dans la banlieue Nord de Rome où s’était rendu le pape Benoît XVI le 18 mars 2007 et le pape Jean-Paul II le 6 janvier 1980. C’est la première fois – pour les derniers pontificats – qu’un pape ne célèbre pas cette messe du soir du Jeudi Saint ni à Saint-Jean-du-Latran ni à Saint-Pierre. Le pape François avait l’habitude, en tant qu’archevêque de Buenos Aires, de se rendre dans un hôpital ou une prison ou un hospice pour les pauvres ou les marginaux à l’occasion de cette célébration marquée par le rite du Lavement des pieds et l’Évangile du Commandement de l’Amour. “Avec la célébration de Casal del Marmo, le pape François continue cet usage, qui doit être caractérisé par un contexte de simplicité”. L’institut de détention pour mineurs de “Casal del Marmo” est pour jeunes garçons et jeunes filles. Il fournit aux jeunes, jusqu’à leur 21 ans, la possibilité d’une formation professionnelle – tapisserie, menuiserie, pizza, couture – en vue de leur réinsertion sociale. Ils ont des ateliers 5 jours sur 7. Et une activité artistique: art floral, découpage, modélisme, etc.

SAINT FRANÇOIS D’ASSISE a écrit un jour cette lettre…

« A tous les chrétiens ; religieux, clercs et laïcs, hommes et femmes, à tous les habitants du monde entier, le Frère François, leur serviteur et leur sujet, hommage et respect, vraie paix du ciel et amour sincère dans le Seigneur.

Puisque je suis le serviteur de tous, je suis tenu de me mettre au service de tous, et de me faire pour vous le ministre des paroles toutes parfumées de mon Seigneur. Or je constate qu’il m’est impossible, à cause des maladies et de la faiblesse de mon corps, d’aller vous visiter tous et chacun ; c’est pourquoi j’ai eu l’idée de vous adresser la présente lettre et ce message, pour vous transmettre quand même les paroles de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est Parole du Père, et les paroles du Saint-Esprit, qui sont Esprit et Vie.

François d’Assise termine sa lettre par ces mots :

Oh ! qu’il est glorieux et saint et grand d’avoir un Père dans les cieux ! Oh ! que c’est chose sainte et désirable plus que tout, d’avoir un tel frère et un tel fils, qui a donné sa vie pour ses brebis, et qui a prié son Père pour nous en disant : « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés. Père, tous ceux que tu m’as donnés en ce monde étaient à toi, et tu me les as donnés. Les paroles que tu m’as données, je les leur ai données, je les leur ai dites, et ils les ont reçues ; ils ont vraiment cru que je suis sorti de toi, et ils ont reconnu que c’est toi qui m’as envoyé. Je prie pour eux, non pour le monde : bénis-les et sanctifie-les. Pour eux, moi-même, je me sanctifie, pour qu’ils soient sanctifiés tous ensemble, comme nous. Et je veux, Père, que là où je suis, eux aussi soient avec moi, pour qu’ils voient ma splendeur dans ton royaume ».

Puisqu’il a tant souffert pour nous, puisqu’il nous a apporté et nous apportera encore tant de biens, que toute créature qui est dans le ciel et sur la terre, dans la mer et dans les abîmes, rende à Dieu louange, gloire, honneur et bénédiction, car c’est lui notre courage et notre force, puisqu’il est le seul bon, le seul très haut, le seul tout puissant, admirable, glorieux et le seul saint, lui qu’il faut louer et bénir dans les siècles infinis des siècles. Amen »

Extrait du livre « L’expérience de Dieu avec Claire et François d’Assise ». Introduction et textes choisis par Roland Bonenfant, Ed Fides, 1998, pp. 71-74.

Témoins du Christ

Les autres chroniques du mois